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TSCG : la forfaiture fabiusienne et montebourgeoise

Par      • 30 Sep, 2012 • Catégorie(s): Politique  Politique    

Souvenez-vous… C’était en juin 2005. Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Laurent Fabius, Claude Bartolone et Guillaume Bachelay étaient alors vent debout contre le projet de TCE. Ils avaient sauvé l’honneur du Parti Socialiste. Certains d’entre nous pensaient alors que de militer au Parti Socialiste pouvait encore avoir un sens !

Or, en 2008, à l’occasion du vote par le Parlement français du traité de Lisbonne qui reprenait le projet de TCE, Fabius, Montebourg, Bartolone avaient décidé de ne pas participer au vote. Seuls 25 socialistes avaient osé voter contre !!! Valérie Fourneyron et Didier Migaud, proches de Laurent Fabius, s’étaient abstenus.

Titulaires d’un maroquin pour certains, promus à un avenir radieux pour d’autres, leurs voix se sont éteintes de concert sur le TSCG, dont le texte décidé par Merkozy n’a pas changé d’un iota !!! Le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, s’est même cru autoriser à faire la leçon  aux Verts en leur rappelant qu’ils avaient un devoir de solidarité gouvernementale… en Sarkollande. La réalité est que Fabius, Montebourg, Peillon et les autres ne sont que des imposteurs.

L’humain d’abord !

Inlassablement depuis 1984, tous ces politicards de bas étage auront été les premiers artisans de la construction d’une Europe, où l’homme n’est que de la « viande » à travailler, au service de l’intérêt de quelques uns. En ce 30 septembre, à l’appel d’Attac, du Front de Gauche, du NPA, d’organisations syndicales et d’autres associations, des dizaines de milliers de français et de françaises iront dire une nouvelle fois NON, NON et NON à une vision politique qui a oublié le sens de l’intérêt général !

Non, non et non au TSCG !!!

 

 

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11 Réponses »

  1. Quoi d’étonnant, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? (je plaisante).
    Un politique aux dents longues n’est souvent vertueux que dans l’opposition, pour prendre le pouvoir. Une fois au pouvoir, il a tout intérêt à faire le job dicté par les banquiers ou les ministères.
    Notre système de démocratie dite représentative consiste en fait, pour le peuple qui vote encore, à abandonner son pouvoir lors d’élections périodiques. Dans les suites de la révolution de 89, on est loin d’avoir organisé les contre-pouvoirs et retro-contrôles qui conféraient des qualités vraiment démocratiques au système athénien, organisé pour contrer les travers naturels des grands singes politiques, déja bien connus à l’époque, et surtout reconnus comme devant absolument être empêchés.
    Notre droit à manifester n’est qu’un lot de consolation dans ce marché de dupes.
    Etienne Chouard explique ça mieux que moi.

  2. Pour un référendum évidemment. parce qu’on prend les citoyens pour du cheptel bovin. Le message est simple. Vous votez non, l’Europe vole en éclat, vous votez oui, nous allons nous désendetter et retrouver des coudées franches dès 2017. (je traduit, nous mourrons guéris, mais la guérison sera douloureuse).
    Un référendum permettrait enfin le débat. Pas seulement national, mais européen. Et enfin, on mettra les principaux sujets sur la table. Gouvernance, fiscalité, sécurité – de l’emploi, des personnes, santé, environnement, logement, éducation, etc -, et même les plus honteux.
    Evidemment il y aura un affrontement nord-sud, et ouest-est. Evidemment il y a une lutte des classes que les pauvres ont depuis longtemps perdue.
    Il reste une force incroyable, qu’on essaye de minimiser : le poids du peuple, dans toute sa diversité, mais qui est plus importante que le poids de l’argent. Sauf que de l’argent, quand on en a plein, on sait combien il y a au centime près.
    Un peu comme les partis politiques qui essaient de faire croire qu’ils savent combien ils ont d’électeurs au bulletin près. mais contrairement à ceux qui ont de l’argent, ce ne sont pas LEURS suffrages.
    Aux citoyens de choisir, aux peuples de décider. Aux peuples, le droit de savoir, si abrutis que nous semblions être.

  3. ces derniers jours j’ai lu dans l’huma »,sous la plume d’un  » 1er de la classe » que soumettre un traité au vote des élus du peuple des 2 assemblées de notre parlement était,je cite mot à mot : »un crime contre la démocratie ».

  4. @yvon
    La question n’est plus là. Sous le joug d’un déréférencement de la France en Europe, le gouvernement, et à priori le parlement qui soutient, se sent obligé de conserver la place de notre pays dans le fonctionnement européen.
    L’Allemagne ne veut plus payer; ou le moins possible. C’est compréhensible, surtout face à une échéance électorale si proche.
    Nous voulons continuer à payer le moins cher pour nos emprunts. C’est compréhensible.
    Chaque pays a des échéances électorales, uniquement devant ses citoyens.
    La question européenne, et celle de l’édification de l’Europe, ne peut se résumer à des intérêts bien compris de chacun des États.
    L’euro, comme le système bancaire, ne peut servir d’arme économique interne à l’union, si on souhaite lui donner un devenir.
    Les différents systèmes politiques de chacun des États de l’union ne peuvent survivre en l’état si on veut progresser vers l’Europe.
    L’Europe ne doit pas être une terre d’acceptation par compromission des « contrats » passés avec la Chine ou autres pays émergents, parce que cela va à l’encontre de sa construction. Nous ne sommes pas que consommateurs, nus sommes en théorie égaux, mais pas par le bas.
    Cela vaut pour les pays européens comme pour tous les pays du monde.
    Seulement, ça foire, parce qu’aucun système européen ne met en avant le mieux-disant social et écologique, seulement le mieux disant économique.
    L’Europe politique n’existe pas.
    Tant que l’Europe politique et citoyenne n’existera pas – hors de question de penser qu’il y aura d’autres motifs qu’électoraux localement ou économiques encore plus localement (le pognon n’est pas réparti équitablement de zone à zone à ce que je sache) – tant que ce n’est pas reconnu politiquement et fiscalement.
    Il n’y a aucune avancée politique sur le devenir de l’Europe, et pas plus de rapprochement fiscal en Europe.
    Cela veut dire aussi sécurité pour les salariés (flexi-sécurité = sécurité plus ou moins, surtout moins).
    Quoi ? Il est impensable de penser que les systèmes fiscaux, bancaires, juridiques et politiques, c’est à dire qui donne au citoyen européen un véritable contrôle électoral, et donc citoyen ? L’Europe doit pouvoir contrôler les budgets, mais sous le contrôle citoyen, en toute transparence.
    La commission a vécu, et vit encore, mais est inadaptée pour répondre aux questions qui nous sont posées.
    Le capital franchit librement les frontières européennes, et pas les droits des citoyens. Même pas les droits à la retraite que l’on obtiendra pas si on traverse une frontière. Même pas les droits à la santé. C’est assez absurde.
    Face à ces lacunes vis-à-vis des personnes, des familles, des communautés ou des territoires, les politiques actuels répondent « productivité », « compétitivité », et pour qui cette compétitivité ? Encore faire basculer plus et plus tout le pognon vers des poches plus restreintes ?
    Et demander ensuite pourquoi les gens, les normaux, la masse, tout le monde, n’achètent pas les produits locaux pour faire vivre l’économie locale ?
    Allons, construisons l’Europe. Avec des vrais droits et devoirs. Avec des perspectives. Avec les moyens démocratiques de la construire et la faire accepter.

    Le parlement, dis-tu entre les lignes, est démocratique. Oui. Mais son fonctionnement est régulé par des schémas tellement stricts vis-à-vis des personnes qui le composent que l’on arrive à des gens qui se mordent la queue pour voter le contraire de ce qu’ils disent en retombant sur leurs pattes tout en pensant que ce qu’ils font va dans le sens d’une histoire qui les dépasse mais dont ils auraient la présomption d’une solution. D’ailleurs ils sont tous d’accord – ou pas. Mais ils sont unis politiquement, c’est déjà ça.

    Tiens, il y a déjà un hic sur le hic : il faut trouver 25 à 30 milliards pour sécuriser les centrales nucléaires françaises, suite au rapport européen qui vient de sortir.
    Pas prévu au TSCG ça, le nucléaire. C’est structurel, pas conjoncturel.

  5. @ nono :
    je reste partisan de la consultation du peuple dès lors qu il s’agit de modifier directement ou indirectement la constitution.le référendum n’a pas vocation a se substituer au travail législatif de nos assemblées élues,nationales ou locales.il n’est et ne doit rester qu’une consultation,pour avis, qui n’a pas force de loi.la république c’est le pouvoir législatif du peuple par ses représentants élus par le peuple.a quand un référendum sur le sexe des anges ? ( le nucleaire,le vote des étrangers,le mariage homo etc etc…..

  6. @yvon
    Ce n’est pas la constitution qui fait la politique. La politique menée va à l’encontre des promesses qui viennent juste d’être faites. Pas de nouveaux éléments.
    Sinon je retire mon vote. Je peux pas ? Ah, merde. Va-t-il falloir que je sois plus méfiant sur les promesses faites et que je rejoigne la cohorte des abstentionnistes ?
    Une promesse est une promesse. On la tient ou on passe pour un menteur. Entre autres. Et comme cette promesse m’a ravi ma voix, j’ai quoi comme recours ?
    Laisser les élus renier les convictions fermes d’hier, avec boniments à l’appui, atermoiements, et récolter au passage les indemnités dues, c’est un peu fort de café. Les citoyens français vont le payer en paquets de cent mille emplois. Misère, misère.
    Et bien, au lieu de dire que les élus s’appuient sur un vote, écouter les citoyens permet d’être propulsé par une force vraiment existante, vraiment résistante, et de dire, madame Merkel, vous allez regretter votre offre dans les années à venir, et vous allez seule couler le projet européen. Parlez-en d’abord à votre peuple (qui est aussi un peu le mien) avant de faire une connerie mondiale.
    Laisser les élus faire sans l’ouvrir, Yvon, c’est se défausser de sa responsabilité. Au final, Hollande dira : « c’est la faut à Merkel », nous dirons c’est la faut à Hollande, et merde on s’est plantés, c’est la faute aux autres.
    Soit les politiques ont le support du peuple derrière eux, soit ils ne l’ont pas. C’est leur force. Leur position, ça peut faire pschiit en un instant.
    On ne leur demande pas d’avoir du courage, le courage, c’est au peuple de l’avoir. Mais de respecter ce courage, et d’en tirer toute sa force et sa puissance. Et de l’utiliser dans toutes les négociations. Sinon c’est à poil Marcel et Simone.
    Ok ils sont élus. On vote, et puis on ferme nos gueules pendant 5 ans ou 6 ans ? Et puis on crève ?
    Baste.
    Nous ne sommes plus des imbéciles. Nous pouvons être drôles ou tristes, intelligents ou cons comme des poules, peu importe, dans la majorité, le peuple fait son chemin. Et il y a de la route derrière.

    ps (dsl) : Pour le mariage home; on tape dans la bêtise et l’obscurantisme. Qu’ils se marient. Pas en l’église, en la mairie. Ils connaîtront l’humour rugueux du divorce. On peut reparler des droits sans le mariage si tu veux, tellement c’est idiot et inéquitable.
    re ps (et re dsl) : le nucléaire est une impasse dans laquelle le TSCG interdit d’investir pour en sortir (et survivre, mais cela est un autre débat).

  7. @ nono et Yvon
    Vous êtes très intéressants tous les 2, votre débat est très pédagogique et pour moi chacun détient un bon morceau de réalisme politique. J’ai savouré les 2 derniers post-scripta de nono, très en forme décidemment, prêt à d’autres débats ….
    A ce stade, j’espère que Denis va rajouter son grain de sel, puisqu’il a lancé le sujet ! (ce n’est qu’un souhait amical et curieux).
    Merci à tous pour vos éclairages.

  8. @. nono:
    oui bien entendu au « controle » des élus par le peuple mais par le suffrage universel sous toutes ses formes diverses et variées tous les 5 ou 6 ans.peut on sereinement prendre au sérieux ces « révolutionnaires » de pacotille petits,tout petits « CHE » qui se masturbent l’esprit le soir bien au chaud devant la cheminée.non les francais ne sont pas des veaux facon DE GAULLE.ilsont de vrais citoyens clairvoyants,responsables et pour tout dire intelligents puisque révolutionnaires historiques

  9. @yvon,
    Il ne s’agit pas de renier les pouvoirs des élus, notamment des députés. Mais ils se sont fait élire, comme le président d’une République qui ne compte pas jusqu’à 6, notamment sur la renégociation du traité.
    Aujourd’hui, j’entends le 1er ministre qui « appelle les députés à voter pour le traité, mais à travers leur vote, c’est sur la réorientation de l’Europe qu’il les appelle à se prononcer ».
    Le traité est mauvais, mais il faut le voter tel quel pour pouvoir passer outre demain ?
    Signez-là, je ne m’en servirai pas, car il est intenable. Ce ne serait qu’un gage diplomatique pour rassurer nos amis allemands. On pourrait tout aussi bien se dire que nos voisins seraient rassurés par la volonté de tenir un budget le plus équilibré possible, en permettant les investissements indispensables pour les décennies à venir, et en permettant aux citoyens d’acheter des produits allemands ? Sauf des sous-marins bien sûr…

    Donc on nous dit qu’il faut voter aujourd’hui ce qui était invotable hier parce que ce gage donnera les moyens à Hollande de négocier avec Merkel. Mais c’est ce qu’il est en train de faire. Il a négocié et il signe ce que demande la chancelière à la virgule près. En général, on négocie avant, pas après.
    Le moteur franco-allemand, il sera Porsche, Mercedes ou Audi. Pas Peugeot.
    Peut-être faut-il se pencher sur le traité : http://european-council.europa.eu/media/639232/08_-_tscg.fr.12.pdf
    On peut aussi lire ça : http://www.atterres.org/article/les-economistes-atterr%C3%A9s-mettent-en-garde-contre-le-trait%C3%A9-budg%C3%A9taire , ou ça : http://lipietz.net/spip.php?article2847
    Cette gouvernance élue par le peuple, c’est bien ce qui manque à l’Europe pour le contrôle du budget, et des amendes attribuées aux Etats fautifs. Un mode de gouvernance purement comptable.

    La majorité en convient, si ce traité s’appliquait, la situation serait intenable et les procédures de déficits excessifs conduiront les pays concernés à la récession. Est-ce là qu’on veut aller ?
    Je comprend la volonté de beaucoup d’amenuiser les dépenses des Etats, ce qui les conduira à n’assurer que les missions régaliennes – et encore, dans quelles conditions ? – et non les investissements indispensables dans nos pays modernes, mais aux infrastructures vieillissantes.
    Veut-on d’une fédération d’Etats-nains, caissiers des fonds publics, sans pouvoir sur l’économie ?
    Déjà, veut-on d’une fédération ? Amha, c’est une nécessité et devrait être une priorité, mais ce n’est pas inéluctable apparemment. Et cela ne me semble plus le chemin que prend l’Europe.
    Transition énergétique, transition écologique pour lutter contre le dérèglement climatique, transition industrielle, car nous avons beaucoup à reconstruire. Le monde rêvé d’hier, les services chez les riches, la production chez les pauvres, ça ne marche pas.
    Finie l’ambition politique ? Les politiques ne seraient plus des visionnaires qui développent le pays pour ses habitants ? il faudrait en laisser la tâche à des entreprises qui ont d’autres vues que le bien commun, c’est bien compréhensible aussi ?

    Soit le traité est bon, mais il faut expliquer pourquoi, et on le vote.
    Soit il est mauvais, pour la majorité les européens, et on ne le vote pas.
    Mais on ne doit pas voter un traité qu’on considère comme mauvais parce qu’on pense qu’il est inapplicable.
    Il y a beaucoup de traitements inapplicables qui s’appliquent pourtant, avec brutalité, sans désir de nuire.

    Notre avenir est entre les mains des députés et du gouvernement, qui souhaitent s’affranchir du débat citoyen et de la participation citoyenne. Donc de la force du peuple que l’on sait être derrière soi.

    Eh, tu viens ma bande ?

    A propos de bande, cher Yvon, je pense que la masturbation – d’esprit – devant un feu de cheminée vaut autant et plus même qu’un tripotage dans un frigo pour rester frais pour les cinq ans qui viennent.

    merci veto22

  10. @veto22

    J’ai pas trop le temps en ce moment de répondre à tous les commentaires. Depuis 3 ans, l’essentiel de mon activité professionnelle se fait entre septembre et décembre. Désolé.

  11. @ Denis

    Merci de ta réponse, information utile, je ne m’inquièterai donc pas de ton silence relatif.
    Bonne courage.

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