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Ségolène Royal prête à faire son bilan.

Par      • 17 Juil, 2007 • Catégorie(s): Politique  Politique    

Elle a tiré hier avec ses « fidèles », les leçons de son échec.
Bien-sûr elle entend bien jouer les premiers rôles dans la rénovation du PS.

Ségo en joie !

Ségolène Royal est prête à faire «sans complaisance mais sans masochisme» le bilan de sa campagne présidentielle. Mais à condition que ce soit «un exercice dynamique» pour contribuer à la refondation du PS.
Là je suis d’accord…

Hier elle a été claire sur sa volonté d’asseoir sa domination sur le PS. «Je suis là et bien là, a-t-elle martelé. L’espoir qui s’est levé ne doit pas être perdu».
C’est vrai, sinon quel mépris pour le travail des militants.

Maligne, elle concède quelques faiblesses pour prendre les devants. Et elle s’adresse aux militants: «C’est pour eux que je fais ce travail».
Elle a ajouté : «J’ai beaucoup appris au cours de cette campagne. Je ne suis plus la même après qu’avant. Avec mes forces et mes propres faiblesses que j’ai bien identifiées».

D’autres réunions auront lieu.
Elle compte présenter une première synthèse le 25 août lors de la fête de la Rose à Melle (une semaine avant l’université d’été du PS à La Rochelle).
Puis une seconde synthèse sera rendue publique à l’automne.

Par ailleurs, elle travaille aussi sur un livre…

Pugnace comme à son habitude elle insiste : «Je suis là et bien là avec ma parole libre de femme libre et je viendrai régulièrement devant le bureau national pour mettre au patrimoine commun le produit de ce travail».

Etaient présents hier : Jean-Louis Bianco, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Julien Dray et Delphine Batho.
Egalement l’historien Jacques Julliard, le politologue Brice Teinturier et le constitutionnaliste Olivier Duhamel.

Ségolène Royal a reconnu «avoir beaucoup appris sur les explications de cette défaite».

A noter qu’un député royaliste a estimé que «c’est surtout le PS qui en a pris plein la gueule».
«Duhamel a été ultra-violent contre Hollande, il a expliqué que le bureau national ne travaille pas et étouffe le débat de fond sous une cloche».
Est-ce une bonne idée de se tirer encore dans les pattes… ?

Brice Teinturier, directeur adjoint de TNS Sofres a été moins tendre avec Royal, mettant en évidence les «retards à l’allumage» de sa campagne et le trou noir du mois de janvier.

Vincent Peillon a appelé à «liquider dans le parti le guesdisme et le sinistrisme (gauchisme, ndlr)». Denis ne pourrait qu’approuver il me semble.

Notre candidate s’est confiée à un journaliste de l’AFP dans un ascenseur: «C’est moi qui aurais dû faire les points presse tous les jours. J’ai fait une campagne de terrain. Résultat, ma réactivité sur les chaînes de télé a été moins opérationnelle». Reconnaissant aussi que «la greffe avec le parti dans la seconde phase de la campagne n’a pas fonctionné».

A 18 heures, elle a conclu : «Il y a eu un problème de calage du rythme. Cela, c’est de la mécanique interne de la campagne [.] L’élaboration du pacte présidentiel est intervenu très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, ça c’est vrai».
Mais sur le fond, elle ne lâche rien: «La démocratie participative, cette façon moderne faire de la politique reste pertinente».
Idem pour «les valeurs de l’ordre juste, de la valeur travail ou de l’éducation pour tous ou de la réhabilitation de l’entreprise auxquelles les Français ont massivement adhéré». «Ces valeurs ont besoin de déboucher sur des propositions concrètes».

Ce que nous aurions dû savoir faire… !

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