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Roms : le silence de Villepin en 2002

Par      • 24 Août, 2010 • Catégorie(s): Sarkozy  Sarkozy    
Une tache sur le drapeau français ?

Une tache sur le drapeau français ?

Ah, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère… notre bô Dom national ! Hier, dans le Monde, il s’est fendu d’un texte emphatique au titre évocateur : « Une tache de honte sur notre drapeau« . Rien que ça ?

Oui, mais voilà ! Dominique de Villepin fut ministre de la République française sous Jacques Chirac. A ce titre, il ne pouvait pas ignorer les propos de son collègue et néanmoins ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, lorsque ce dernier déclara à l’Assemblée Nationale, le 10 juillet 2002  : « Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? »

Pouvait-il ignorer la loi sur la sécurité intérieure qui fut présenter par le gouvernement auquel il appartint et qui fut votée le 18 mars 2003. la loi LSI a amené une modification du code pénal qui criminalise au travers de l’article 225-12-5 du code pénal le fait de « tirer profit de la mendicité d’autrui, d’en partager les bénéfices ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant habituellement à la mendicité« .

Or, à l’époque, jamais nous n’avons entendu Dominique de Villepin dénoncer le concept de mafia roumaine (celle des Roms évidemment) qu’était en train d’inventer le gouvernement français au travers de son ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin était alors ministre de la République. A l’ONU, il fut même la voix de la France !

Sources : Caroline Damiens, Voie Militante

Crédit photos : Web-Libre.org, Tinkuy

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2 Réponses »

  1. A noter qu’on vient juste de se faire rappeler à l’ordre par des membres de l’ONU qui trouvent que la politique de la France est discriminatoire… !

  2. Selon F. Fillon, interrogé Lundi sur France-Inter:
    « Cette affaire est une affaire sérieuse pour l’Europe toute entière. On a une communauté très importante qui n’est pas intégrée, notamment en Roumanie et en Bulgarie, dont le mode de vie nomade est de moins en moins adaptée à une société moderne. Aujourd’hui, on ne peut pas réussir dans une Europe moderne sans que ses enfants ne fassent des études. On ne peut pas réussir sans avoir une certaine stabilité pour obtenir un travail, et donc, c’est tout le mode de vie de cette communauté qui doit être repensé, et l’Europe a évidemment une grosse responsabilité pour pouvoir l’y aider ».

    Mais qu’elle est donc cette Europe « moderne » dont parle le premier ministre ?