La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Casse-toi… pauvre con ?

Par      • 25 Fév, 2008 • Catégorie(s): Sarkozy  Sarkozy    

Après s’être fait joyeusement traité d’enculé et après avoir voulu faire le coup de poing à l’image d’un Jean-Marie Le Pen, notre Président n’en finit pas de rabaisser la fonction présidentielle au ras des pâquerettes. Cette fois, alors qu’un brave visiteur lui a refusé de lui serrer la main au prétexte de se la salir, le Président dont la pensée profonde et réfléchie n’aura échappé à personne s’est adressé à l’homme en lui répondant : « casse-toi… pauvre con« .

L’instantanéité de la réponse semble montrer une certaine habitude présidentielle à l’utilisation de l’expression. Alors que les médias braquent les projecteurs sur toute l’intelligence et l’ardeur que le Président semble attacher à sa fonction, pour rappel, les franchises médicales sont en œuvre dans notre pays. Les pensions, alors que l’inflation connaît un regain exceptionnel, n’ont été revalorisées que de 1.1%. Normal : les caisses de l’Etat sont vides des 15 milliards d’exonération accordés aux gens qui n’en ont pas vraiment besoin. Le Smic n’a pas connu de traditionnel coup de pouce que la droite s’est toujours tenu à réaliser. Ce Président est en rupture… en rupture avec la France et les Français.

Xavier Darcos parlait de remettre des cours de morale à la rentrée prochaine. De là où il est, au contact des plus hautes sphères du pouvoir, il a dû comprendre toute la nécessité à corriger le tir rapidement.

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2 Réponses »

  1. L’insulte qu’a proféré Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture, à l’encontre d’un simple citoyen, pose le problème des rapports de l’autorité présidentielle avec le peuple.

    Cet incident me semble être le plus grave de tout ceux qui ont eu lieu depuis son accession au sommet de l’État.

    La raison en est simple.

    En effet, si l’insulte envers un président de la République est puni de prison ferme, que signifie l’inverse, une insulte du président envers le premier électeur qui lui déplait par son comportement, ou par une réflexion ?

    Il n’y a, bien sûr, pas de risque de voir Nicolas Sarkozy traîné devant les tribunaux pour avoir insulté un quidam !…

    Mais c’est bien pire que cela.

    En effet, par l’insulte qu’il a proféré, NICOLAS SARKOZY A SAPÉ SA PROPRE AUTORITÉ, car tout citoyen peut, maintenant, lors d’une réunion publique, arborer la célèbre maxime présidentielle sur un sac, un tee-shirt, ou, pire, lui lancer un « CASSE TOI PAUVRE CON » auquel il ne pourra pas répondre.

    En effet, quel juge pourrait condamner un citoyen qui aurait insulté de cette façon le président ? Car vous, moi, n’importe quel anonyme, nous pouvons désormais répéter cette insulte devenue une référence de l’expression présidentielle.

    De plus, cette insulte dans la bouche d’un président de la République, qui se doit d’être un modèle, est très négative pour le développement de liens sociaux harmonieux.

    Car si la parole du Christ « Aimez vous les uns les autres », est fondatrice des relations sociales, la parole de Nicolas Sarkozy, « Casse toi pauvre con », n’est rien d’autre que l’enseignement du mépris comme base des relations humaines…

    Cet incident au salon de l’Agriculture révèle aussi le manque d’intelligence de Nicolas Sarkozy car il n’a pas compris qu’en insultant un individu il sapait, définitivement, son autorité présidentielle.

    Où allons-nous avec un tel « Pauvre con » ?…

    A vrai dire, je ne sais pas, mais je suis assez inquiet pour l’avenir car les dégâts se révéleront dans les semaines, et les mois qui viennent…

    Jean-Charles Duboc

  2. J’aurais aimé ne pas partager votre analyse et surtout votre conclusion.

    Mais je m’y range bien volontiers, hélas.