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Politique : le traumatisme Kahnien

Par      • 14 Mai, 2012 • Catégorie(s): Parti Socialiste  Parti Socialiste    

S’il fallait se rappeler d’une affaire de cul sordide mettant en scène un présidentiable Français ou un Président en fonction, vous pouvez être certain que les exemples concrets nous permettraient d’en écrire pour 3 mois et quotidiennement.

 

Mais voilà, pour se faire prendre la main dans le sac en France, il faut agir au moins, aux États-Unis (sic). C’est ce qui s’est passé pour Dominique Strauss Kahn il y a un an. L’idiot du village socialiste, fortement pressenti pour prendre les rênes du pouvoir français, n’a pas résisté à la tentation, un soir de mai 2011. Viol pas viol ? Toujours est-il que DSK nie toujours, qu’il a été relâché et que le procureur Américain a retiré ses accusations.

1 an et aucune condamnation

En France, par contre, on ne retire pas d’accusations, on enterre. Tristane Banon a connu l’épisode d’un enterrement de procédure en ligne qui lui a valu, tout de même d’écorner un peu plus la sulfureuse réputation du désormais indésirable Dominique. Ce dernier, comme si cela ne suffisait pas, se retrouvait dans une affaire de prostitution « call girlistique » dans laquelle les traces de sperme de l’ancien futur Président restent encore bien présentes, telle une tâche de sang indélébile. Ce qui reste étonnant dans toutes ces histoires, c’est qu’en un an, 3 dossiers (connus) ont été traités et que DSK n’a aucune condamnation notoire. Malgré tout, l’affaire du Sofitel l’a amené à être mis en examen pour proxénétisme aggravé. C’est toujours un début !

Le syndrome Alésia

Un cas d'amnésie collective ?Ce qui reste tout aussi étonnant, c’est la réaction de ses amis (es) politiques. Il y a un an jour pour jour, les socialistes, louaient une indéfectible amitié à DSK allant même jusqu’à mettre en avant la présomption d’innocence ! Au fur et à mesure de l’approche des primaires, puis des présidentielles, le syndrome « Alésia » se mettait en marche. « Alésia » vous connaissez ? C’est cette fameuse bataille perdue par les Gaulois face à Jules César et dont personne ne se rappelle de l’emplacement.  » Alésia ? Connais pas !…c’est où ça Alésia ? »
« Strauss-Kahn ? Connais pas, c’est qui » ? Indésirable, infréquentable, paria, DSK est devenu une verrue pour les socialistes. De poids lourd du parti, il est passé au rang de lourd poids, que l’ensemble des socialistes bien pensant aurait voulu ne jamais connaître. D’ailleurs… « DSK ? C’est qui ? Connais pas !  »
Les ténors socialistes en dignes futurs ministres ont la mémoire vraiment courte. Ils ont même oublié la présomption d’innocence. Car ne faut-il le rappeler, même ironiquement, DSK n’a pas été encore jugé et condamné et nie les actes de violence ou de proxénétisme dans les différentes affaires. « La présomption d’innocence? Connais pas ! Les législatives et la futur composition du gouvernement ? Ça je connais et je suis prêt à renier mon soutien à un camarade du Parti pour y arriver. ». C’est de bonne guerre me direz-vous. Mais n’y voyez aucune défense morale de la part de ces pantins socialistes prêts à tout pour rentrer dans le gouvernement.
Même Hollande est gangrené ! Il affirme que DSK fait partie du passé … Mais Mitterrand dont il se réfère constamment, il fait partie de quoi ? L’affaire de la franquiste, le faux enlèvement dans l’observatoire de Paris, commandité par « Tonton » lui-même, les écoutes de l’Élysée, le Rainbow-Warrior, les ventes d’armes en Afrique via son fils etc, etc. « Mitterrand ? Je connais et j’en suis fier ! » nous dit Hollande. Espérons pour lui que le mimétisme s’arrêtera là.

Morale et politique

Un an s’est passé et l’affaire Strauss-Kahn reste ancrée pour longtemps dans nos mémoires. Celle d’un homme aux pratiques sexuelles controversées et connues de l’ensemble de la classe politique qui n’a pas hésité tout de même à l’ériger en Directeur du FMI ou en Présidentiable.
En d’autres termes… « Baise comme tu veux et avec qui tu veux, mais ne te fais pas attraper ! » Voila ce que doit-être la devise politique de nos représentants nationaux. Ce n’est pas Giscard Mitterrand ou Chirac qui diront le contraire !!!

 

Et dire que l’un des thèmes principaux de cette campagne fut la « morale politique » ! L’hypocrisie est vraiment « l’hommage du vice à la vertu ».

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