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Martine Aubry aux abonnés absents

Par      • 11 Avr, 2009 • Catégorie(s): Parti Socialiste  Parti Socialiste    

Après que Dominique Strauss-Kahn eut fait figure de recours depuis qu’il est intervenu sur France 2, après que Ségolène Royal a eu l’onction suprême de Benoît Hamon à la suite de son intervention à Dakar, il est vrai que le silence de Martine Aubry a de quoi surprendre. Sans doute, aura-t-elle suivi les conseils d’un Bertrand Delanoë trop occupé à Paris par la mise en place de la vidéosurveillance et d’un Laurent Fabius trop occupé par ses « petits » calculs baroniques sur l’agglomération rouennaise !

Je me souviens de Mitterrand qui, contrairement à l’hôte actuel de l’Elysée, n’hésitait pas à se taire lorsque le vent ne le portait pas. Et la perspective d’un mauvais ou très mauvais score aux élections européennes du 7 juin 2009 ne doit pas amener spontanément à vouloir endosser la responsabilité d’une mauvaise campagne. C’est sans doute en cela qu’il faut aujourd’hui comprendre le silence de Martine Aubry.

Chut, je nentends pas Martine !

Chut, je n'entends pas Martine !

Martine Aubry n’est pas une femme qui aime la chaleur des sunlights. C’est son droit le plus strict. L’absence d’attaques dont elle fait l’objet de la part de l’UMP devrait au minimum alerter les militants socialistes sur l’erreur de casting qui fut la leur en novembre 2008. Charles Pasqua avait dit qu’il ne comprenait pas comment, avec aussi peu d’appui de la part de son parti, Ségolène Royal avait réussi un aussi bon score en 2007.

Sans Ségolène Royal, le Parti Socialiste n’a strictement aucun avenir… qu’elle plaise ou qu’elle ne plaise pas du fait de son style prêchi-prêcha, qui, pour ma part, m’est totalement insupportable. Gageons qu’après le scrutin du 7 juin 2009, les militants sortiront de leur torpeur. Le pire, c’est que je n’en suis même pas sûr. Le problème au Parti Socialiste n’est pas un problème de « ligne ». C’est un problème d’adaptation politique aux circonstances du temps. C’est un problème de représentation de ce qu’est un parti politique. C’est 40% d’élus qui le composent et qui en vivent. C’est la paresse intellectuelle et les calculs qui l’ont envahi.

Benoît Hamon aurait été bien inspiré d’accepter la main tendue par Ségolène Royal à la sortie du congrès de Reims. La perspective d’un poste l’en aura sans doute empêché à l’image du mal qui ronge ce parti au point où il est aujourd’hui menacé de disparition politique !

Crédit photos : Howcast, J’ai pas de chance, Montmerle

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