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Les valeurs de la gauche, selon le Parti Socialiste, sans l’écologie !

Par      • 9 Sep, 2011 • Catégorie(s): Parti Socialiste  Parti Socialiste    

Les valeurs de la gauche, selon la Parti Socialiste, ça pique !Comme toujours à gauche, nous parlons par références intimidantes. Et, quand on ne sait plus quoi dire, alors on tâche d’évoquer les valeurs de la gauche, faisant à l’occasion passer notre interlocuteur pour un dangereux droitier

Les 9 et 16 octobre, vous ne pourrez participer aux primaires citoyennes qu’à la condition de signer un bout de papier une charte où le Parti Socialiste nous rappelle les valeurs de la gauche :

« Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. »

Quand on a dit ça, avouons tout de même qu’on n’a pas dit grand chose. Remplacez le mot « gauche » par le mot « droite » et je crois que tous les électeurs de droite pourraient s’y retrouver très largement. Remarquez, en revanche, qu’il n’y a aucune référence à l’écologie et l’environnement. Or, dans la déclaration de principes du Parti Socialiste votée et adoptée par les militants en juin 2008, l’article 3 précisait :

Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée particulièrement par les risques de changement climatique et la perte de la biodiversité, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, mais concilient l’intérêt général et les intérêts particuliers. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès et la satisfaction équitable des besoins.

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3 Réponses »

  1. De toute façon, cette déclaration “de principe” est une ânerie : la terre n’est en aucune façon menacée par je ne sais quel changement climatique – même s’il a effectivement lieu – et pas davantage par la perte de la biodiversité. L’homme peut-être, mais la terre, elle, s’en fout royalement.

  2. @Didier

    A Tchernobyl ou Fukushima, la terre ne serait donc pas menacée par l’homme, dites-vous ? D’après vous, la terre ou les terres où nous vivons, sculptées par le climat et les mouvements géologiques ne seraient pas menacées par le réchauffement climatique. La terre fait aujourd’hui l’objet d’une exploitation intensive de la part de l’homme. Combien de millions d’années, faudra-t-il pour reconstituer charbon, pétrole, naturellement ? Comment ressusciter une espèce dont nous avons provoqué l’extinction ? Peut-être savez-vous où est garée l’arche de Noé ? A Plessis-Hébert ? Rien ne se perd. Rien ne se crée. Tout se transformerait.

    Ce que nous faisons depuis 1850 est tout de même une œuvre singulière que Dame Nature n’aurait jamais pu faire toute seule, reconnaissez-le. Quant à nos médicaments, d’où viennent-ils pour la plupart d’entre eux, sinon de ce mélange « subtil » de molécules vivantes et minérales et de notre chimie ? Oui, oui et oui, il y a bel et bien interaction totale entre la Terre et l’Homme, comme le dit cet article 3 ! J’avais voté cette déclaration de principes en 2008.

    Par cette déclaration, les socialistes avaient entériné l’idée que le présent n’est pas le seul indicateur de l’action publique. Le paradoxe extraordinaire des mouvements d’écologie politique, nés après mai 68, c’est de défendre une vision où nous ne pouvons pas jouir sans entrave, avec des gens à leur tête qui disent ou ont pu dire tout le contraire.