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Le rêve du Français, vu de Hollande à Paris

Par      • 28 Avr, 2011 • Catégorie(s): Parti Socialiste  Parti Socialiste    

François Hollande a parlé. Devant 900 personnes amassées pour la circonstance au théâtre de Rutebeuf de Clichy-La Garenne, il a d’abord évoqué le cauchemar français : fin de mois difficiles, érosion du pouvoir d’achat, rupture du pacte social et générationnel.

La France derrière soi

Selon l’ancien secrétaire du Parti Socialiste, le nouveau  rêve français, ce serait que la gauche revienne au pouvoir. J’avais, pour ma part, la sensation que le rêve français, c’était d’avoir un boulot bien payé, une maison, une belle voiture, d’aller aux sports d’hiver, de passer ses vacances dans des îles lointaines, consommer à son aise. Rien, en tout cas, qui ait à voir de près ou de loin avec le Front Populaire, le CNR des résistants qui ont combattu la barbarie nazie, les victoires mitterrandiennes de 1981 et de 1988, le retour de la gauche aux affaires en 1997 !

Reconnaissant la cohérence et le sérieux du projet socialiste, il a égrené son chapelet de mesures personnelles :

  • contrat de génération,
  • 500.000 places en crèches,
  • décentralisation,
  • réforme fiscale,
  • livret de croissance,
  • nouveau mode de calcul du Smic assis sur la croissance,
  • tarif de base pour les biens publics,
  • assises de la démocratie sociale,
  • « démocratie écologique »…

Fidèle aux vieilles recettes socialistes, il entend doper la croissance – ce mythe errant de la modernité socialiste – par la relance du pouvoir d’achat, alors que la dette publique a dépassé les 80% du PIB, fin 2010 dans notre pays.

François Hollande et la dette publique

On peut avoir beaucoup de diplômes et raconter n’importe quoi…

Le rêve du pêcheur

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Une Réponse »

  1. Plus rien ne m’étonne de Hollande depuis sa promotion éhontée de la ratification de la Constitution Européenne par le Parlement.

    Mr Hollande, pourquoi donc la prétendue cohérence de l’attitude de la BCE pendant la « crise » ne serait-elle plus de mise quand il s’agit de desserrer l’étau de l’endettement exponentiel des états ?

    Autrement dit: pour qui roulez-vous vraiment ?