La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Georges Frêche récidive !

Par      • 18 Nov, 2006 • Catégorie(s): Parti Socialiste  Parti Socialiste    

Après avoir traité les harkis de sous-homme et malgré les sanctions, Georges Frêche, premier secrétaire fédéral de l’Hérault et aussi Président de la région Languedoc récidive sur l’équipe de France trop « black » à son goût !

Comme je l’ai déjà dit, ce type n’a rien à faire au Parti socialiste. La commission de discipline est saisie. Gageons qu’elle saura nous débarasser de Georges Frêche.

Les réactions

Dans un autre registre, je suis indigné par l’attitude de Mélenchon, qui affiche une photo de notre candidate avec Georges Frêche, hors contexte. La nature de Mélenchon est absolument pitoyable. Ses méthodes sont grossières et stupides.

Voie Militante Voie Militante

Tags : ,

3 Réponses »

  1. La première victime de toute guerre c’est la Vérité ! Encore une fois cette maxime se vérifie à l’occasion du procès en sorcellerie que des camarades instruisent contre Georges Frêche.
    La première entorse à la Vérité, l’auteur de ce billet la commet (il n’est ni le seul ni le premier : toute le presse nationale a déjà fait cette « erreur ») en écrivant que Frêche a « traité les harkis de sous-hommes ». En réalité, si on écoute impartialement l’enregistrement de ses propos, on rectifiera aisément : ce ne sont pas tous les harkis que Frêche désignait ainsi, mais uniquement les quelques-uns qui, alliés avec la droite locale, militent contre lui (le basculement du vote « maghrébin » traditionnellement acquis à la gauche a coûté à Frêche son siège de député, et je comprends sa rancune vis-à-vis de ces fils ou petits-fils de harkis qui s’allient avec une droite qui, elle, a sacrifié sans vergogne et « pour de vrai » les harkis en 1962).
    Quant à la récente déclaration sur les Blacks de l’équipe de France de foot, qu’a dit Frêche ? Que le ratio Black/Blanc n’est pas le même dans la population française que dans l’équipe nationale parce que d’après lui « les Blancs sont nuls » par rapport aux Blacks qui eux se défoncent sur les stades : les « Français de souche » manquent de courage physique par rapport aux « Immigrés ». C’est un constat sévère pour les Blancs et plutôt flatteur pour les Blacks ; bien évidemment, en disant celà Frêche violerait le tabou : les citoyens sont égaux, aucune distinction ne doit être faite (sexe, condition, origine, race, religion, etc). Au lieu de le condamner au vu d’une forme qui serait politiquement incorrecte, analysez-donc le fond de ses paroles.
    N’oubliez pas que Georges Frêche a accompli et continue d’accomplir un travail considérable dans une région où la droite est fort combattive et où l’extrème-droite avoisine les 25 %. Depuis les années 70 d’une part il bataille sans relâche pour notre parti et d’autre part il a toujours pris le parti des minorités (gitans, harkis, sans oublier les homos à une époque où ce n’était pas encore acquis, ni les Francs-Maçons espagnols régulièrement accueillis à Montpellier du temps de Franco).
    Camarades socialistes, je ne fais pas partie de l’entourage de Georges Frêche, je ne suis pas téléguidé ; je réagis en militant de base, déçu que de nombreux socialistes se laissent abuser par le discours réducteur et partial de la presse nationale (et je ne parle pas de la PQR locale car on sait que le « Midi Libre » roule depuis toujours pour la droite !), et que le Parti se tire une balle dans le pied en se privant de quelqu’un de la carrure de Frêche. Déjà la mise à pied de Montebourg (pour crime de lèse-majesté si je ne m’abuse !) constitue une connerie de taille, l’exclusion de Frêche confirme que nos éléphants ont fait démarrer la « machine à perdre » : alors quoi ! le 21 avril 2002 ne vous a donc rien appris ?
    Nous avons besoin de tous et de toutes pour que Ségolène l’emporte : ne nous privons pas des meilleurs (désolé d’égratigner l’amour-propre et les egos démesurés de certains responsables nationaux) et ne laissons pas les différences ou les rivalités affaiblir la campagne du Parti. 2002 n’est pas si loin !
    Ma conscience me dicterait de quitter le PS qui vient d’exclure fort injustement Georges Frêche, mais nous sommes en campagne pour les Présidentielles et j’aurais le sentiment de déserter face à l’adversaire ; alors je reste, je reste le temps de gagner cette élection, mais après on s’expliquera !

  2. L’utilisation même du terme de sous-homme, quelles que soient les circonstances fait référence à l’idéologie eugéniste dont les nazis ont été les pires porte-drapeaux. Même Le Pen n’a jamais sorti de telles ignominies.

    Entre nous, il faut mieux perdre sans Georges Frêche que de gagner avec Georges Frêche. Le pragmatisme électoraliste ne peut pas jusitfier l’injustifiable. Georges Frêche est un grand mégalo avant tout, un septimaniaque.

    On ne peut pas mettre sur le même niveau la « punition » infentilisante d’Arnaud Montebourg et l’exclusion définitive de Georges Frêche. La première relève de la bourde… l’autre révèle une pensée raciste primitive. Untermensch, comment pouvez-vous lui donner des circonstances atténuantes ?

    Vous parlez d’efficacité électorale. Mais, la présence de Georges Frêche dans nos rangs donne du grain à moudre à nos adversaires et à nos anciens partenaires de la gauche plurielle.

    Nous ne sommes manifestement pas de la même génération et l’explication que vous appelez de vos voeux, nous l’attendons avec grand intérêt quel que soit le résultat de l’élection !

  3. Georges Frêche héraut du gaucho-lepenisme

    L’Etat israélien est une chose,les Juifs de France(et d’ailleurs) en sont une autre.Le soutien à l’Etat d’Israël et la haine vis-à-vis des Juifs comme des Arabes ne sont nullement incompatibles.On peut même démontrer sans peine que ces deux attitudes constituent,en quelque sorte,pour nombre d’antisémites,les deux faces d’une même intolérance.Pour se convaincre de la signification de la dernière sortie de M.Frêche il convient de se reporter à la lettre d' »explication » que ce dernier a adressée à M.Fabius.Cette lettre est nettement plus intéressante.Selon M.Frêche la preuve irréfutable de son rejet de l’antisémitisme résiderait dans son « soutien à l’Etat d’Israël ».Là réside le problème.Les antisémites purs et durs,y compris au Front National,ont,de ce point de vue,la même analyse et la même ligne de défense: »nous n’avons rien contre les Juifs mais nous les préférons….en Israël ».Le même raisonnement,violemment intolérant,peut être appliqué à tout autre peuple jugé non-français ou non francisé.Il y a quelques siècles le même raisonnement était appliqué à différents cultes religieux frappés d’interdit dans le royaume de France mais probablement licites aux yeux des ligueurs de la Sainte Ligue….à l’étranger.

    M.Frêche a accepté tous les reniements,tous les retournements idéologiques pour parvenir au pouvoir et le conserver.Ses compétences en matière d’urbanisme et d’aménagement territorial ne sont pas en cause ici.Il est question de gouvernance et d’éthique politique.Les Harkis,les Libanais,les pieds noirs..(..etc),tel ou tel groupe humain sont réduits à de simples soutiens de sa majesté ou une gêne,le cas échéant, dans sa carrière politique,dans la réalisation d’ambitions de plus en plus démesurées.Il y a belle lurette que ce Monsieur,comme un certain nombre de politicards-à commencer par Le Pen-ont renoncé aux valeurs de la République sur l’autel de leurs ambitions personnelles,au prix de la transformation d’une ligne politique claire en un simple électoralisme mâtiné d’un populisme franchement dangereux.M.Frêche est bien devenu une figure importante du gaucho-lepenisme,c’est-à-dire un courant idéologique se situant sur une ligne identitaire exacerbée-fréquemment nourrie d’appels à la guerre civile à peine voilés- et assortie d’un programme social assez étoffé.Le pacte républicain est rompu.Et dans une république démocratique il revient aux électeurs, c’est-à-dire aux citoyens de trancher.Rappelons à ce propos que le mot « citoyen »n’est pas une injure,encore moins une insulte.