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Parti socialiste : choisir !

Par      • 27 Avr, 2008 • Catégorie(s):  

Les pions des uns et des autres se positionnent dans la perspective de notre congrès.

Trois candidatures solides semblent clairement émerger :

  • Ségolène Royal
  • Bertrand Delanoë
  • Claude Bartelonne

Claude Bartelonne, candidat de Laurent Fabius, ralliera dans son sillage très probablement les mélenchonnistes, Gérard Filoche et autres Doleziens. Ils représentent , à mon sens, les socialistes français d’Epinay tendance canal historique qui privilégient l’alliance avec le PCF. J’ai peur que, dans leur regard, il y ait plus de nostalgie que de compréhension de la société française. Avec eux, nous n’aurions hélas pas d’autres alternatives que la prolongation d’une cure d’opposition. Par quelques indiscrétions, j’ai cru comprendre qu’au cas où Ségolène Royal était élue à la tête du Parti socialiste, ils feraient le choix de la scission par la création d’un autre Parti de gauche sur les bases du Linke allemand. Je ne pense pas d’ailleurs que ce soit aujourd’hui la position de Laurent Fabius. Certains d’entre eux avaient cru bon appeler à votre Bayrou au 1er tour afin d’accélérer la cassure du Parti Socialiste.

Dans ce contexte, la candidature de Bertrand Delanoë soutenue par Jospin et DSK pourrait avoir les faveurs d’une majorité de socialistes soucieux de l’unité de notre Parti. Elle éviterait la perspective d’une implosion. Pour autant, je ne suis pas sûr qu’il y ait tant de différences idéologiques entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. Si les sondages avaient été mauvais pour lui à Paris, je ne doute pas un seul instant qu’il aurait hésité à faire le choix de l’alliance avec le Modem !

La différence entre le maire de Paris et la dame du Poitou est ténue quant à leurs personnalités. Reconnus comme personnes à fort tempérament, je crois toute de même que Ségolène Royal a une bien meilleure perception de la société que le maire de Paris. Très bon orateur, Bertrand Delanoë me semble parfois trop attaché à son étiquette de maire de Paris, de gestionnaire. Son absence d’expérience ministérielle, même sil elle a aussi du charme, peut être considéré comme un handicap. Et puis, je n’ai pas vraiment d’information quant à son substrat idéologique. C’est de ce point de vue ma grande source d’inquiétude.

Arnaud Montebourg rappelait qu’en dernier lieu, il ferait le choix de Ségolène Royal.

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4 Réponses »

  1. Bonjour Denis

    Quel dommage ton article!

    Je suis depuis quelque temps avec beaucoup d’intéret l’activité de votre site et notamment tes articles.Il y a de la vie et ca me plait!
    Cela n’est pas si courant,j’en sais quelque chose dans ma région…
    Je suis ,figure toi ,plutot proche du courant Mélanchon et je ne ressens pas (pas encore) les affres de la fossilisation politique…
    Canal historique le Congrès d’Epinay,complaisance ou nostalgie de la situation d’opposant,incapacité quasi congénitale à avoir une vue lucide sur le présent et donc à imaginer l’Avenir…Franchement,là,
    tu déconnes et tu y mets la dose.En matière de démarche unitaire,je pense que tu n’auras pas de mal à t’améliorer.
    Car je suis , vois tu, de ces « mélanchonistes » qui croient dur comme fer qu’il est possible de jeter des ponts avec la (les ?)sensibilités que tu défends encore faudrait-il que le débat se fasse autrement que sous l’angle de la caricature et du procès d’intention.
    Je suis nouvel adhérent mais pas favorable au schéma politique de Royal.Ce qui,comme
    beaucoup d’autre socialistes ne m’a pas empéché de faire sa campagne.
    Affirmer nos différences au sein du Parti est sain,mais nous devons le faire en ayant constamment présent à l’esprit la nécessité de laisser des portes ouvertes à l’Unité.
    Mais enfin,est-ce un crime que de se poser des questions sur le bien fondé d’une alliance avec une partie de la droite?
    Si je prends la peine d’écrire cette réponse,ce n’est n’est par gout de la polémique mais bien au contraire par conviction qu’au Parti socialiste le Dialogue peut l’emporter sur l’affrontement stérile.
    Amitiés socialistes

    J-Paul Picard Section de Fleury sur Andelle

  2. @Jean-Paul

    Tout d’abord.. merci de ton passage.

    Tu me fais le reproche de l’absence de démarche unitaire. Mais de quoi parle-t-on au fait ? Je me souviens que Mélenchon était prêt à quitter notre maison commune pour se présenter au nom de la gauche anti-libérale contre le PS ? Et puis, ça veut dire quoi au juste gauche anti-libérale ? Crois-tu que, nous, militants socialistes nous faisons partie de la gauche libérale ? Mais comment certains socialistes peuvent-ils par leurs mots oser nous « souiller » à ce point nous comparant à mots à peine voilés à des social-traitres !

    Certains membres de la mouvance PRS, Dolez et Filoche ont fait le choix de ne pas soutenir Ségolène Royal. Je trouve cela regrettable quand tu vois que même Arlette Laguiller a appelé à voter pour elle. Certains même se sont crus autoriser à appeler à voter Bayrou au 1er tour pour que le Ps implose en plein vol. Mélenchon veut un parti sur les bases du Linke. Seul problème : les communistes n’en veulent pas !

    Sur la question de l’alliance avec le Modem, j’y suis farouchement opposé. De ce fait, je me suis éloigné des positions de Ségolène Royal. C’est un contre-sens politique. Bayrou en a besoin pour nous passer devant en 2012. Je préférerais pour ma part quitter le Ps plutôt que de me résigner à l’alliance avec le Modem.

    Je défends une idée socialiste dont les bases sont celles d’un réformisme radical. Ni Marx… ni social-démocratie. Le premier a été le support d’un anti-humanisme sans précédent. La seconde est morte. Il suffit de regarder ce qui se passe au niveau européen.

    J’espère que tu pourras comprendre mes positions. Je persiste à croire que Mélenchon et ses sbires (contre lesquels je n’ai rien du tout) nous entraîne dans un échouage en eaux profondes. C’est ma conviction. Elle n’est en aucun cas marquée du sceau de l’affectif. J’entends m’y consacrer et la défendre au moins jusqu’en 2012 !

  3. Réponse à Denis,

    « Mélanchon pret à quitter notre maison commune/Alliance avec Bayrou,contresens politique.Je préférerais quitter le PS. »
    Les tentations de désertion ne semblent décidémment pas etre l’apanage d’une seule sensibilité au parti socialiste.
    Conscient de l’intensité de vos engagements respectifs,je ne prends pas cela à la légère.

    Et de t’interroger sur la signification de Gauche anti-libérale en laissant « planer » que cette définition du coup implique une Gauche libérale dont le penchant naturel est la trahison de classe est non seulement
    un procès d’intention mais aussi une véritable confusion des genres.L’association de Gauche avec libéral est, pardon d’ employer ton propre vocabulaire ,un contresens absolu.Je n’ai pas conscience d’avoir entendu un tel amalgame dans la bouche de Mélanchon.S’il l’a fait,quelle erreur…Ce que j’ai par contre fréquemment entendu mise en cause par lui,c’est le bilan de la Social-démocratie.L’expression Gauche anti-libérale signifie une Gauche résolue à s’opposer frontalement à ce qui,qu’on le déplore ou pas,constitue la toute puissance de la doctrine libérale.C’est à dire la toute puissance de l’Argent.
    Ce n’est pas faire faire injure
    aux socialistes de dire que l’essentiel de l’action de notre parti,que ce soit au pouvoir ou dans l’opposition a été d’inspiration social-démocrate.Dès lors,comment ne pas admettre devant la toute puissance précitée du système libérale,l’échec flagrant de la social-démocratie.Il faudrait à ses ardents défenseurs,un peu plus de modestie et d’objectivité.Cela faciliterait le rapprochement et éviterait peut-etre de radicaliser ses opposants.
    Le constat est clair.
    Les disparités sociales,la précarité et au bout du compte,un déferlement sans précédent de Misère forment le paysage politique francais.Faisant partie du CCAS de ma commune,je t’assure qu’il m’arrive souvent de considérer nos querelles comme dérisoires et très souvent irresponsables…Ce que je percois autour de moi,c’est du désespoir et de la haine.Nos subtilités politiciennes ne pèsent pas bien lourd face à des fins de mois impossibles à boucler…
    Pardon d’avoir été un peu long et peut-etre quelque peu moralisateur.Je me méfie des joutes d’idées.Elles se suffisent souvent à elle-meme…
    L’urgence est au combat contre la Misère!
    Oui je comprends tes positions et je te respecte deux fois:en tant que militant et surtout en tant qu’homme!L’échouage en eaux profondes,c’est notre division qui nous y entrainera.
    Pour conclure,je ne résisterai au plaisir de citer Francois Bouillon avec qui j’ai eu quelques échanges suite à votre pésentation de foi pour l’élection du premier fédéral à Evreux. « Je mets l’éthique plus haut que la politique »
    Bien à toi et bonne chance à vous tous jp

  4. @Jean-Paul

    Je partage avec l’aile gauche du Parti la même analyse Sur la sociale démocratie. Elle est morte. Elle n’a jamais été que l’outil de l’occident, dans les années 50-80 pour montrer au monde communiste, que les classes moyennes étaient promues à un bel avenir. Depuis les années 90, on mesure la chimère qu’elle a pu être.

    Bien à toi.