La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Par qui je commence ?

Par      • 12 Oct, 2008 • Catégorie(s):  

Une vie professionnelle quelque peu trépidante qui ne connaît pas la crise m’a empêché de m’exprimer ces derniers temps. J’ai pourtant tellement de choses à vous dire.

Comme tout adhérent au Parti socialiste, je viens de recevoir l’Hebdo des Socialistes. Alors que nos propres militants et sympathisants n’y comprennent rien à la crise (y comprenons-nous quelque chose nous-mêmes ?), nous continuons de nous engoncer dans le superficiel là où il faudrait utiliser nos publications à faire du didactique et du pédagogique. Michel Sapin, que nous avons beaucoup entendu cette semaine, sur France Inter et sur France Culture, semble être le seul socialiste à pouvoir donner quelques explications. Et encore ! C’est vrai que DSK est au charbon. On ne peut pas tout faire. Pour un fois que le FMI peut servir à autre chose que d’imposer à des pays affamés ses médecines libérales en discrédit par les temps qui courrent ! Bien brave, Michel Sapin nous explique tout de même que c’est un peu de la faute à Sarkozy. A défaut d’en pleurer, prenons le parti d’en rire.

Si il y a des responsables à la crise, je parlerai plutôt pour ma part de tous ces dirigeants qui, depuis 1984, ont « adapté » les structures bancaires et financières à l’ordre libéral avec tout le succès que l’on peut admirer aujourd’hui. Michel Sapin fut Ministre de l’économie. Il a, au même titre que les autres, sa part de responsabilité. Comment voulez-vous qu’une revue socialiste puisse expliquer que les socialistes ont été aussi insignifiants que la droite dans ce domaine ?

La porosité et la perméabilité idéologiques de nos « élites » me semblent particulièrement impardonnable. En prêchant la révolution libérale, Balladur, Rafarin, Fillon ou Sarkozy sont cohérents avec eux-mêmes. Mais en la faisant, les socialistes au pouvoir se sont discrédités. N’allons pas chercher midi à quatorze heures dans l’explication de nos défaites. Dans le congrès de Reims qui s’avance à grands pas, j’ose croire que certains d’entre nous pourront faire entendre toute cette part de vérité. Et à la fois, compte tenu de l’état de la démocratie interne, du peu de transparence y compris dans les motions où tout se décide à Paris, je crois qu’il nous est permis d’en douter. Le Parti Socialiste sert-il encore à quelque chose ? Oui, nous sommes très, très nombreux à être au bord du krach. Il n’a toutefois rien de financier.

Voie Militante Voie Militante

Tags : ,

Les Commentaires sont clos.