La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Réponse à mon ami Bernard !

Par      • 22 Oct, 2011 • Catégorie(s): Militer  Militer    

Dans un très long commentaire en réponse à mon billet vous annonçant mon adieu à Voie Militante, Bernard m’a adressé un message d’amitié. Mais il m’a envoyé aussi un message « politique ». Du fait de mon désaccord profond sur ce qu’il a dit, je tiens ici à y répondre.


Cher Bernard,

 

Le Grand Architecte n'existe pas !Si tu t’es construit hier avec les socialistes, aujourd’hui, c’est dans leur détestation que tu trouves, sans doute, l’énergie à faire de la politique. Hier homme de gauche, aujourd’hui, tu es en face de la gauche, dans un hypothétique centre qui n’est rien d’autre que le visage « civilisé » d’une droite qui a gagné la bataille idéologique face à une gauche bien trop molle pour changer le cours des choses. Le centre n’existe pas, tu le sais. Quant à l’écologie politique, cher Bernard, elle ne peut pas se construire avec des hommes qui, comme nous, sont infoutus de sortir du cadre d’une représentation historique de la politique  où nous regardions De Gaulle et Pompidou nous expliquer leur vision pour le monde, leur vision pour la France. Quand Dany parle de 3e voie, son frère, Gaby, vient de se coucher sous les socialistes ! Tu parles d’une 3e voie.  ;+)

Dans ce cadre, ma responsabilité, c’est de constater que nous ne pouvons rien faire de bien neuf. Je ne vais pas me mentir. Je ne vais pas vous mentir. Certes, Voie Militante fut une épure dont j’espère qu’elle germera dans la tête de citoyens plus armés que moi pour faire de la politique. Je n’ai pas le goût du pouvoir. Ni Dieu. Ni Maître. Le pouvoir est pour moi une idée qui relève de la détestation intérieure. Vouloir dominer les autres relève au mieux d’une certaine forme de déviance psychologique.  Dans une humanité qui vient de dépasser les 7 milliards, où la vie humaine n’a plus grande valeur, où l’individu est roi, je crois avant tout qu’il faut rester humble et regarder ce que nous sommes devenus. Tu parles de pierre. Je parlerais, pour ma part, de poussière.

Je n’aimais pas particulièrement Jacques Chirac. Il représentait tout ce que je déteste chez un être humain : arriviste et parvenu, conquérant et dominateur… pour ne rien faire. Mais il y a au moins un point avec lequel je suis entièrement d’accord avec lui : la politique est un mode d’accompagnement du temps qui passe. La représentation que nous avons tous les deux de la politique appartient désormais au passé. Ce que nous sommes n’existe plus.

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