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Bayrou à 24% : no panic ?

Par      • 9 Mar, 2007 • Catégorie(s): Elections  Elections   Médias  Médias   Politique  Politique    

Bayrou est-il un phénomène de déculturation ou d’aculturation de la société française ? Les optimistes répondront qu’en 2002, Le Pen était le stigmate de la déculturation de la vie politique française. Bayrou s’inscrirait donc dans un processus de dépassement du 21 avril 2002 : l’aculturation et le renouveau de la vie politique française seraient en cours !

Les pessimistes vous répondront que les mots du candidat Sarkozy se référant à Jaurès et Blum, ceux de Le Pen n’hésitant pas à se qualifier de centriste ne sont pas du genre à mettre de l’ordre dans le crâne en bouillie de nos compatriotes. Bayrou ne serait que l’étape ultime de la décomposition de la vie politique française. La perversité de la posture du candidat centriste est finalement d’envoyer un message aux Français les amenant à mettre dans le même sac des batteleurs et des démagogues avec d’autres candidats et candidates au discours cohérent.

Ségolène Royal est une personne à part dans la vie politique française, indépendante. Elle incarne le renouveau dont nous avons besoin et pas seulement au sein de la gauche politique. Le risque d’avoir fait appel aux éléphants est celui de s’identifier à eux, eux que les Français ont rejeté en 2002. Il est urgent qu’elle rejoue sa partition en s’appuyant davantage sur le réseau Désirs d’avenir. Bayrou tente un hold-up. Pour autant, chacune des interventions de notre candidate, de ses prestations fait l’objet d’une très grande attente de nos concitoyens.

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2 Réponses »

  1. La bayrouerie,

    Lorsque nous sommes soumis à des nouvelles idées,sorties des sentiers battus, comme celles que nous propose Bayrou,le minimum est de se poser cinq minutes,s’enfermer dans un local,insonorisé,isolé,aéré et mettre noir sur blanc les faits pour y voir clair.

    Dédaigner les idées des autres est une erreur de relation humaine. Mais les déshabiller,les démaquiller,a du charme pour qui aime la nature et ses mystères.

    Ce que propose Bayrou dans l’éphémère instant d’une campagne électorale, est une bayrouerie. Quez aco ? Bayrouerie ?Ah cela vous intéresse de savoir ?c’est bon signe. On peut dans ce cas, supposer que vous faites de même face aux déluges de péroraisons des prétendants de droite ,au titre.

    La bayrouerie, peut être comparée au dadaïsme à condition de posséder également quelques canassons.
    Comparé Aux méthodes élaborées, cartésiennes, le dadaïsme propose le rêve par le hasard. Nous y voilou

    En se levant, chaque matin, le bayrouzig, adepte de la bayrouerie,s’assoit devant sa table de hasard,ancrée au milieu d’un magnifique parc ombragé. Sur laquelle sont posés un pendule ,et deux jeux de dames. Un à gauche, l’autre à droite. Un fond de musique douce embrasse le lieu sur fond de marseillaise au rythme de la légion. Pour ceux qui ne savent pas, c’est un rythme très lent,cool.

    Entre les damiers; équidistant, il y a un petit cercle central balisé en bleu blanc rouge, sur la table .
    Une épître est inscrite au dessous de ce cercle :
    « En mettant ta main ,munie du pendule, à l’aplomb de ce cercle, tu es au centre. »

    Ce fut la première révélation prémonitoire de son destin politique. Instant si fort !qu’il en bégaya !

    La phase qui suit est simplement magique. Il suffit au bayrouzig de positionner sa main gauche munie du pendule , pour les jours pairs et la droite pour les impairs, de fermer les yeux et d’attendre que celui se déplace de droite à gauche dans un mouvement de balancier régulier,idéal,apaisant ,révélateur.

    Surtout il ne faut pas qu’il reste au centre, sinon ça ne marche pas, c’est de très mauvaise augure et cela peut entraîner une catastrophe .Les constats avérés dans d’autres pays comme les hit-alliens, ne sont guère rassurants. Les hit-alliens sont un peuple qui n’utilise pas le pendule. Eux , font gesticuler les mains .Vous savez les goûts et les couleur,à chacun ses choix,et puis ça économise le pendule.

    Comme prévu par les phénomènes de la statistique et du hasard, le pendule se balance entre les deux pôles.
    La phase qui suit est de première importance car au moment d’ouvrir les yeux, il faut très précisément repérer dans quel camp se situe le pendule. Droite ou gauche ?

    S’il est a gauche, le premier ministre du jour sera de gauche, s’il est de droite il sera capitaliste.

    Ensuite on procède pour les ministres. Parfois le pendule fait des caprices, le gouvernement n’est opérationnel qu’au milieu de l’après midi. Cela permet tout de même de digérer le repas à l’assemblée avec parfois un petit somme bien mérité.

    Et si par malheur il est au centre, ce jour là sera férié. Pas de gouvernance.

    Il ne restera au bayrouzig, qu’à prier pour que la journée passe vite pour reconstituer le prochain gouvernement le lendemain.
    Généralement ces jours là il faut prononcer une phrase, c’est un rite très ancien intéressant, pour qui est féru d’histoire. En se tournant vers les Pyrénées, du haut de son balcon, il faut dire.

    « Aujourd’hui, rien ».Et en effet l’histoire ne peut se permettre la moindre inaction, elle a toujours tranché !

    La leçon qu’il faut tirer de ce moment de détente, en ces périodes dures de la campagne, c’est que gouverner avec le hasard, n’est pas concevable pour notre pays fragilisé depuis cinq ans.

    Certains de nos politiques aiment le jeu du hasard pour réaliser leurs rêves personnels et profitent de la désespérance des français pour leur faire prendre les vessies pour des lanternes.

    Habituellement il s’agit d’hommes politiques de droite qui ont eu tout le loisir et le profit de diriger les affaires de notre pays avec un président de droite au pouvoir depuis douze ans .Le pire, depuis les cinq dernières années passées, avec les pouvoirs absolus dans tous les domaines, le résultat a été : fracture précarité, insécurité, et perte de confiance des français.

    Encore hier ils étaient dans la routine bureaucratique et de la campagne perpétuelle. Airbus est arrivé comme un coup poing sur la figure. Personne n’a rien vu, et pour cause. Tous depuis longtemps se querellent pour devenir président.

    Nul n’est prophète dans son pays, surtout s’il le traumatise.

    Manuel Navarro

  2. Je crois que vos propos me renforcent dans mon sentiment : Bayrou n’est que le révélateur de la déculturation politique dans lequel les Français s’enfoncent joyeusement.

    La mort de Jean Baudrillard donne un relief tout particulier aux événements que nous vivons dans cette campagne.