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L’imaginaire de Patrick Devedjan

Par      • 30 Juin, 2007 • Catégorie(s): Politique  Politique    

Génération OccidentDans l’insulte délivrée par Patrick Devedjan à l’endroit d’Anne Comparini, il y a la question de l’imaginaire auquel se réfère le nouveau secrétaire général de l’UMP.

Traiter une femme de salope a une connotation beaucoup plus violente et amorale que de traiter un homme de salop. Pour une femme, l’insulte la vise personnellement, la détermine, la qualifie comme par nature. Ainsi un mari quitté par sa femme n’hésitera pas à la traiter de salope. Pour un homme, un salop est souvent une raclure, qui cherche à profiter de toutes les opportunités au détriment des autres. Il y a parfois une pointe d’admiration dans ceux-là même qui l’insultent. « Eh ben… mon salop ! »

Engagé en politique au sortir de la guerre d’Algérie, arménien, Patrick Devedjan a co-fondé le mouvement d’extrême-droite Occident qui donna naissance au GUD. Son imaginaire puise dans ces racines et dans sa culture dont l’un des mythes fondateurs est le péché originel. Pour rappel, c’est Eve, cette « salope », qui croqua la pomme. De là à comparer la pomme au Modem et le serpent enlassé au cou de Eve à François Bayrou… C’est pourtant ce que m’évoque cette bien triste affaire. Anne-Marie aurait pu s’appeler Marie-Madeleine… une femme de bien peu de vertu. Les temps changent sauf dans l’imaginaire des hommes.

NB Jacques Attali vient de donner un tout autre éclairage de cette affaire sur son blog.

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3 Réponses »

  1. La réaction d’Attali est à pleurer de rire !
    Je ne sais pas où est partie sa cervelle, mais loin, très loin me semble-t-il.
    Ce sont des réflexions de pseudo intello à la con !
    J’aimerais voir sa réaction le jour où quelqu’un lui dira un truc sympa du style : enc… !

    Les hommes adorent traiter les femmes de salopes, ça les rassurent ! Ils sortent ce mot à tout bout de champ, et surtout dans des cas où ça ne se justifie pas, du genre, une fille leur dit non, tiens : salope ! Euh justement pas… mais bon, faut pas les vexer, ils ne connaissent pas toujours le sens des mots qu’ils emploient.

    Après tout, ils sont peut-être bien comme ça, ne dit-on pas « Heureux les pauvres en esprit car le royaume de Dieu leur est ouvert. » !

    Retour au sérieux, la violence faite aux femmes augmente, morale, verbale, physique, sexuelle…

    Il ne faut pas faire une montagne de cette histoire, mais non M. Attali, tout n’est pas permis même dans le privé !!!

  2. Et il était bon de rappeler les origines politiques de Devedjan…

  3. avant de se demander si c’est mal ou non de dire cela, peut etre faudrait il se demander si ce terme qualifie bien la personne concernée. en l’occurence, je pense que oui. une femme qui veut faire de la politique ne peut pas demander à être traitée à égalité avec un homme et venir pleurer au moindre mot plus haut que l’autre.