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Laurent Joffrin vs Nicolas Sarkozy

Par      • 14 Jan, 2008 • Catégorie(s): Libertés  Libertés   Médias  Médias    

L’altercation qui s’est produite à la conférence de presse du chef de L’Etat, savamment mise en scène la semaine dernière, entre le monarque de moins en moins républicain et Laurent Joffrin est symptomatique d’une dérive monarchiste extrêmement dangereuse.

Rappel des faits

Laurent Joffrin, reprenant les mots du chef de l’Etat : « Vous occupez de manière fréquente, sinon continue, la scène médiatique. Vous êtes à l’origine de la plupart, sinon de la totalité, des initiatives gouvernementales. A propos du Premier ministre, vous avez employé, je crois, une fois, le mot de « collaborateur ». Et vos ministres, on l’a appris récemment, verront leur action évaluée selon des critères définis par des organismes privés, et une partie d’entre eux, je crois que ce n’est pas un secret, sont en sursis. Est-ce que, au fond, vous n’avez pas déjà changé la Constitution ? Vous êtes le chef d’Etat ou le chef de gouvernement du monde démocratique, qui détient le plus de pouvoirs. Au fond, est-ce que vous n’avez pas instauré une forme de pouvoir personnel, pour ne pas dire une monarchie élective ? »

Nicolas Sarkozy, manifestement très agacé et complètement à côté de la plaque : « Voici une question modérée qui montre que monsieur Joffrin de Libération est en pleine forme… Bon, il a le droit d’avoir son avis sur la monarchie élective. Enfin, monarchie, ça veut dire héréditaire. Vous croyez donc que je suis le fils illégitime de Jacques Chirac qui m’a mis sur un trône ? Monsieur Joffrin, un homme comme vous ! Dire une aussi grosse bêtise ! Moi, issu de la monarchie ? Ok, alors si la monarchie c’est l’élection, ce n’est plus la monarchie monsieur Joffrin. Ah non, excusez-moi monsieur Joffrin. Les mots ont un sens. Ils doivent l’avoir pour vous s’ils l’ont pour moi. Soit, c’est une monarchie donc c’est l’hérédité, dans ce cas-là j’aimerais bien qu’on m’explique de qui je suis l’héritier.  »

Laurent Joffrin s’est alors fait confisquer le micro. Certains journalistes ont cru bon ricaner dans la salle et n’ont pas repris la question de leur confrère. Un beau numéro de lèche-bottes blues collectif qui en dit long sur l’attitude des médias vis à vis du pouvoir actuel ! Laurent Joffrin expliquait que Nicolas Sarkozy exerçait des pressions sur les journaux en avril 2007.

Source : iMedia

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