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La vision de Laurent Joffrin sur le Parti Socialiste

Par      • 7 Oct, 2007 • Catégorie(s):  

Laurent JoffrinDans le cadre du processus de rénovation dans lequel le parti socialiste est lancé à la vitesse d’une péniche qui remonte la Seine, l’hebdo des socialistes ouvre ses pages à une personnalité. C’est Laurent Joffrin qui s’y est collé le premier.

De son point de vue, je partage, sans équivoque, l’idée qu’il faut revenir aux fondamentaux de notre Parti : ceux de 1920 ! A l’époque, sur la question de mener ou non une politique de classe, nous avons tranché. Pour les socialistes, l’Etat doit être impartial. Il doit veiller à l’équité et au respect du principe d’égalité. Ce congrès est constitutif de notre différenciation avec le Parti Communiste et les Trotskistes. En pleine déculturation politique, certains de nos camarades évoquent à nouveau la lutte des classes face à la politique de classe de Nicolas Sarkozy. Sachez que les amulettes idéologiques du XIXième siècle ne nous permettront pas de proposer une véritable alternative aux Français. Alors, à tous ces camarades, je leur dis calmement et fermement : vous n’avez rien compris à ce qu’est la nature de l’engagement socialiste ! Il serait temps d’ailleurs que nos directions nationales et fédérales remettent un peu d’ordre dans le champ de la doctrine.

Là où le propos de Laurent Joffrin perd en clarté et devient franchement lénifiant, c’est sur la question de la mise en œuvre de nouveaux outils qu’il appelle de ses voeux. Lesquels ? Dans l’article, je cherche encore. Sa thèse est que nous allions voir chez les autres socialistes européens ce que nous serions incapables d’inventer. Le Parti Socialistes français a une différence de nature avec la social-démocratie européenne. Nous sommes un parti de la transformation sociale. Nous ne voulons pas nous contenter d’amortir les effets du capitalisme. Si nous reconnaissons l’économie de marché, nous ne voulons pas de la société de marché telle qu’elle a été mise en place au travers des expériences scandinaves, anglaise ou espagnole.

Le fait de rester au pouvoir n’est pas un instrument de mesure de l’utilité de nouveaux outils – en fait des vieux outils d’une droite décomplexée – qui ne seraient que cautère sur une jambe de bois.

Autre regard : Alain Renaldini

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