La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Jeudi… Conseil fédéral du Parti Socialiste à Conches

Par      • 30 Juin, 2007 • Catégorie(s):  

Comme les mots me manquent…

Les tontons flingueurs
Ils étaient nombreux…
Il était là…
Karl Marx
L’ombre du procureur Vichinsky planait dans la réunion…
Le procureur Vichinsky
La chouette lapone
L’esprit de camaraderie a définitivement quitté certains d’entre nous…
Tueurs nés
Un très mauvais film… ce soir
Ca y est. On a trouvé un gisement dans l’Eure.
Du pétrole enfin

Vous n’avez rien loupé… Jeudi soir, je pensais à Arno qui vient de quitter le Parti Socialiste. Nous n’avons statutairement, nous les secrétaires de section non élus au Conseil Fédéral, pas le droit à la parole. A la fois, parler pour ne rien dire… Edgar Morin nous conseillait d’être des redresseurs d’espérance. Jeudi soir, il y avait des dresseurs de désespérance.

La seule lueur est venue de Michel Ranger lorsqu’il a fait part de son souci d’ouverture – réel – à prendre en compte toutes les propositions pour rénover le Parti et renouveler nos pratiques. Ces quelques mots m’ont sincèrement donné une réelle espérance. Michel est de ceux qui ont compris qu’il fallait donner de la respiration à notre fédération et à notre Parti. A la fois, de là où il est, ce serait difficile de ne pas le voir. La monopolisation de la parole par nos « élus » (par respect, je n’emploierai pas de métaphore animalière) n’est pas de nature à faire respirer ce conseil fédéral.

Beaucoup d’entre nous, jeudi soir, ont passé une très, très mauvaise soirée. Nous en sommes sortis indignés, révoltés, meurtris, parfois humiliés. Nous en sommes sortis convaincus que les socialistes ne peuvent plus se gargariser de mots. Face à tant d’ostracismes, d’archaïsmes, sachons transformer notre colère pour faire avancer la gauche dans ce pays ! La France a besoin du Parti Socialiste et non d’un socialisme de salon qui fait le contraire de ce qu’il dit. La surenchère guesdiste et le molletisme idéologique sont une impasse. Laissons-les au champ de la gauche de la gauche qui doit son salut au talent médiatique d’un Olivier Besancennot ou d’un José Bové. Certains de nos camarades dont l’imaginaire est encore attaché à la lutte des classes souffrent d’un véritable Alzheimer politique. Ils ont quitté le monde des vivants comme pour mieux croire à leur propre immortalité. Je tiens à leur faire part de toute mon amitié.

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3 Réponses »

  1. Je n’ai pas tout compris ce qui se passait. Assez d’accord avec toi sur l’ensemble; et à propos de la lutte des classes, si elle se refaisait, je n’ose me demander où se retrouverais, de par leur statut social, la majorité de nos membres… Sinon un grand bravo pour le traitement humoristique de la séance.

  2. Toujours à propos de la question sociale et en prolongeant; où est la priorité :
    La justice sociale ou l’équilibre écologique ?
    A moins que les 2 ne soient en fin de compte intimement liés.

  3. La question écologique, la pénurie de ressources vont peser lourdement sur la représentation que nous avons de la relation du social à l’économique.

    Il est urgent d’intégrer des indicateurs écologiques dans les modèles économétriques : qualité de l’air et de l’eau, emprise sur les terres agricoles, pollutions, coût de traitement des déchets, infrastructure de transports propres qui influent tout autant sur le facteur « Travail » que sur le facteur « Capital ».

    La question de savoir si l’écologie peut déterminer le social est une vraie question. Ses contraintes peuvent-elles structurer les rapports sociaux ? Quels sont les éléments de culture que véhiculent l’écologie dans le comportement des agents économiques ? Sur le plan politique, nos démocraties pourraient-elles résister à une économie de pénurie, très proche d’une économie de guerre ?