La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Richard Ferrand, visage de la décomposition de la vie politique française

Par      • 31 Mai, 2017 • Catégorie(s): Institutions  Institutions    

Richard Ferrand, visage de la décomposition de la vie politique françaiseRichard Ferrand a quitté depuis peu le Parti Socialiste auquel il adhère en 1980 à l’âge de 18 ans. Il a été, tour à tour, conseiller général, puis conseiller régional dans la liste de Jean-Yves Le Drian, tout en continuant d’exercer ses fonctions de directeur des Mutuelles de Bretagne. Il devient député en 2012.

Favoriser l’enrichissement de sa compagne

En 2011, alors qu’il était encore aux manettes des Mutuelles de Bretagne, il permet à sa compagne, Sandrine Doucen, de réaliser une très juteuse opération immobilière par l’achat sans apport pour un montant de 300000 euros d’un bâtiment loué aux Mutuelles de Bretagne qui financera de surcroît 184000 euros de travaux. La question est de savoir pourquoi les Mutuelles de Bretagne ne se sont pas chargées directement de cette acquisition. L’autre question qui me taraude est de savoir comment Sandrine Doucen aurait été au courant de cette opération – vraisemblablement pensée de toute pièce par Richard Ferrand lui-même – si elle n’en avait pas été sa compagne. D’ailleurs, c’est lui, en personne, qui signera le compromis de vente. (Source : Wikipédia)

Lobbyiste des Mutuelles de Bretagne et conflit d’intérêt

Alors qu’il était député de 2012 à 2017, Richard Ferrand a continué de percevoir 1250 euros en tant que chargé de mission pour le compte des Mutuelles de Bretagne. Il a cosigné un projet de loi qui a permis aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins. Le Monde, dans son édition du 30 mai, a révélé que le député socialiste a continué de favoriser son entourage par des contrats signés par les Mutuelles de Bretagne avec ses proches.

« Pourri » ordinaire ???

Richard Ferrand n’a pas sa place au gouvernement. Compte tenu de ses pratiques, il n’a pas sa place en politique, dans la vie publique. Par sa simple présence aux côtés d’Emmanuel Macron, il décrédibilise son action et le projet de loi de moralisation de la vie politique française. Je ne comprends pas pourquoi Macron n’a pas encore pris la décision de le démissionner du gouvernement. Il n’a plus la légitimité à représenter la République En Marche dont il est encore le secrétaire général.

Voie Militante Voie Militante

Tags : , , ,

Une Réponse »

  1. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que « les masques tombent ». Le microcosme, comme disait Raymond Barre reste le microcosme des « politicards » et des « petits arrangements ».
    Non seulement M. Macron n’a pas pris la décision de le démissionner, mais il a même refusé de répondre à un journaliste.
    Quelqu’un a même émis l’idée que c’était aux électeurs de décider du sort de M. Ferrand à l’occasion des prochaines législatives! Depuis quand se sont les électeurs qui rendent la justice???
    Puisqu’on parle de loi sur la « moralisation », on constate dans cet événement qu’il ya confusion entre le pénal, la justice et la morale.
    Quant à cette loi sur la moralisation, elle est partie pour n’être que de la poudre aux yeux: en interdisant à certains élus d’employer des personnes de leur famille (à quel degré de parenté?), on verra fleurir les hommes et femmes « de paille’, les « prête nom », les sociétés écrans et autres « tour de passe passe » pour que les proches continuent à profiter du « système ».
    P.H

Laisser une Réponse

*