La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Nouvelle rupture avec la République !

Par      • 24 Fév, 2008 • Catégorie(s): Institutions  Institutions    

L’appel à la vigilance républicaine co-signé par Dominique de Villepin, François Bayrou, Ségolène Royal, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan nous plonge dans un devoir d’alerte des citoyens français à chacune des frasques du Président de la nouvelle République du Vaporware. Cet homme n’a clairement aucun respect vis à vis du fonctionnement de la République. Inexistant en terme de gouvernance, occupé qu’il est à vaquer à ses affaires privées, ses conseillers s’étalent dans les médias. En cela, les propos d’Emmanuelle Mignon sont révélateurs de la carence du pouvoir au plus haut sommet de l’État et de laisser faire des personnes dont l’expérience politique reste à démontrer. Et quand il parle, le moins que l’on puisse dire est que ses propos ne sont pas marqués du sceau du bon sens, de la compréhension et de la lisibilité. J’en veux pour preuve la décision de faire porter la mémoire d’un enfant déporté par les enfants de CM2.

Cette fois-ci, face à la décision du Conseil constitutionnel de ne pas appliquer de manière rétro-active rétroactive la rétention de sûreté (mesure en soi très contestable), le Président de la République, garant des institutions, sort une nouvelle fois de son rôle en cherchant à contourner la décision des 9 sages. Il fait appel au 1er Président de la Cour de Cassation pour trouver une façon de court-circuiter la décision du Conseil Constitutionnel. Du jamais vu et du grand n’importe quoi ! En agissant de la sorte, il agite le spectre de la peur. Peur de dangereux malades « psychiques » lâchés dans la nature qui s’en prendraient à nos enfants. Mais alors, pourquoi ne pas simplement augmenter les moyens de la psychiatrie pénitentiaire qui n’ont cessé de dégringoler aux cours des dernières années ? Question : qui va construire les nouveaux centres de rétention ?

Article 5. – Le Président de la République veille au respect de la Constitution.

Article 66. – Nul ne peut être arbitrairement détenu. L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi.

Au vu des deux articles de la constitution, vous percevrez mieux en quoi la rétention de sûreté et la volonté de contourner la constitution s’opposent à l’esprit de notre République. Gageons qu’il ne s’agisse pas là des premiers indicateurs d’un forme inédite de fascisme rampant. Je m’étais jusqu’à présent refusé à cette hypothèse. Je m’y refuse encore. L’attitude du chef de l’État a de quoi nous faire réfléchir. Restons vigilants.

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Une Réponse »

  1. Rétroactive en un seul mot !

    Je rappelle que cette rétention de sûreté n’en reste pas moins contraire au principe de la légalité des délits et des peines !
    Le Conseil constitutionnel n’a pas été aussi efficace que cela…

    Par ailleurs il faut préciser que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, donc au Président de la République aussi !
    Et ce au vu de l’article 62 de la Constitution de 1958 dont il est le garant !