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Les Ripoux de la République – Partie 2

Par      • 27 Juin, 2010 • Catégorie(s): Institutions  Institutions    

Et puis, il y a le ripou de « gauche ». Remarquez les guillemets qui entourent le mot. Ce 2e portrait-robot, je l’établis au terme de mon engagement durant 3 ans au Parti Socialiste, au contact de ses partenaires et après la séquence des Européennes au sein d’Europe Ecologie.

Le ripou de gauche est plutôt un homme. Son mode de fonctionnement est avant tout clanique et s’inscrit dans l’optique du service rendu envers ses « amis » politiques . Il n’hésite pas à les remercier en offrant ici ou là des emplois fictifs ou en arrosant de subventions les associations dans lesquelles officient ses amis qui lui seront éternellement reconnaissants. A l’occasion d’élections ou après avoir pris le contrôle d’une collectivité locale, il placera sa progéniture ou des membres de sa belle-famille au chaud sous contrôle. Remarquez que ce souci semble universel à tous les ripoux de la République, même si, à gauche, la vie affective peut être un peu plus « chahutée ».

La dernière maison sur la gauche

La dernière maison sur la gauche

Il n’est pas spécialement intéressé par l’argent. Enfin, c’est ce qu’il dit avec beaucoup de conviction. Le problème est qu’il se ment souvent à lui-même, d’où une vraie complication pour le cerner. Très vite, il devient cumulard. Il aime toutefois les belles chaussures, les belles montres et aussi les beaux costumes. Incapable de faire carrière dans le privé, il gravit les échelons politiques motivé par un moteur qui relève du complexe, de l’envie ou du désir mimétique de ressembler à ceux qui « réussissent ». La politique est, pour lui, un moyen de promotion sociale. Il a du bagou et c’est avant tout un gros fainéant.  A l’occasion, il pourra être franc-maçon… de circonstance ou de pacotille.

Il n’hésite pas à bourrer les urnes, à faire de fausses cartes. Lors d’élections où il est candidat, la moitié de ses dépenses de campagne seront des fausses factures qu’il fera établir par son imprimeur et qui lui seront utiles pour assurer quelques menues dépenses une fois l’élection terminée.

Peu de gens concentrent en leurs mains tout ce que je viens de vous énumérer. Je tiens toutefois à vous dire que ces ripoux de la République existent bel et bien et que la question est de savoir si la gauche peut gagner dans ce pays avec de telles crapules.

NB Si vous vous reconnaissez par ce portrait, alors il est temps, pour vous, d’arrêter la politique. Et le plus vite sera le mieux. C’est pour vous une question de santé mentale.

Crédit photos : Céline Delforge, Fluctuat.net, Universal Pictures-Films.fr

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2 Réponses »

  1. en pleine forme Denis, un peu « gauche » parfois mais tu sembles sincère et intègre. comme quoi gauche, sincérité, intégrité peuvent être des mots compatibles. je reste optimiste.
    je suis sur que tu vas passer tes vacances en espadrilles, et continuer à militer pour le zéro papier en développant ton blog, adieu les pub dans les boites et les pompes qu’ils achètent sur les champs avec l’argent du contribuable

  2. @Jean-Yves

    Sincère et intègre… certainement ! Pour le reste et sur mon analyse, je crois que nous avons tous rencontré ces hommes de « gauche » dans notre parcours politique. Sans oublier l’imposture mitterrandienne qui a sculpté les esprits et les pratiques ! Le droit d’inventaire, c’est pour nous le droit et surtout le devoir de ne plus voter pour ces gens-là. Quitte à perdre les élections jusqu’à ce qu’ils comprennent ou qu’ils finissent leur carrière politique !

    Cher Jean-Yves, avec d’autres, nous resterons, sans doute, la génération sacrifiée de la politique. Le problème est que ce qui suit n’est pas toujours beaucoup mieux !