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Grenelle et commissions : non mais, ça suffit !

Par      • 27 Fév, 2009 • Catégorie(s): Institutions  Institutions    

Avec Borloo, on a eu droit au Grenelle de l’environnement. Et, pour une avancée, ce fut une véritable avancée : bonus-malus écologique suivi de la prime à la casse et d’un plan de relance qui consacre la bagnole et le nucléaire. J’ose tout de même croire que les heureux participants au Grenelle ont aujourd’hui la fâcheuse sensation de s’être fait quelque peu piéger. Iront-ils participer au Grenelle de la mer au cours duquel ils parleront, sans doute, de moratoire sur la ressource halieutique et après lequel le ministre de l’agriculture français et de la pêche demandera de relever les quotas des marins-pêcheurs français auprès de la Commission ?

Le Valium moins nocif que le Balladur ?

Le Valium moins nocif que le Balladur ?

Quant à Balladur, dont la complicité avec le chef de l’Etat n’est pas franchement un secret, il est dans son rôle d’endormeur public n°1. Il s’en est fallu d’un cheveu pour que le PS ne ratifie les modifications constitutionnelles qui, avant de renforcer les droits du parlement, ont surtout permis de renforcer ceux du chef de l’Etat. La nomination de François Pérol à la tête des Caisses d’épargne et des Banques Populaires en dit long sur la qualité de la respiration de la démocratie française et de la qualité des idées mises en avant par ladite commission.

Dans son rôle de grand enfumeur professionnel, l’ancien premier ministre a repris du service au sujet de la réforme territoriale. Là où, une première fois, il avait embarqué Jack Lang et Olivier Duhamel, il a, cette fois, réussi à ferrer Gros Quinquin et Vallini. Je ne parle pas du fond des propositions. Nous avons tous bien d’autres choses à faire que de parler dans le vide. Car, entre nous, tout cela n’est qu’un écran de fumée alors que le chef de l’Etat s’est déjà prononcé publiquement et à plusieurs reprises sur ce qu’il entendait faire des départements et de la taxe professionnelle.

Mais quand est-ce que les participants à ces Grenelles et ces commissions vont se rendre compte que, par leur présence, ils ne font que cautionner une politique dont les titres se déclinent au 20 heures des principales chaînes de télévision ? Pourquoi, à chaque nouvelle commission, à chaque nouveau Grenelle, ne pas créer de contre-grenelle, de contre-commission afin de profiter des sunlights médiatiques ? Il faut, de toute urgence, arrêter de donner cette fâcheuse impression de contribuer à une œuvre d’union nationale dont l’objet est de briser la société française. Stop.

Crédit photos  : SOS Diversité, Jacek Bartyzel,

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