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« Margin Call », c’est la réalité…

Par      • 30 Mai, 2012 • Catégorie(s): Finances  Finances    
Le film “Margin Call” n’est pas du cinéma, c’est ce qui se passe réellement dans la “vraie vie” des affaires.Il n’est pas besoin d’être au fait de la finance pour regarder ce film. Il raconte comment l’entreprise se débarasse de sa camelote auprès des clients qui lui font confiance, ce sont des produits financiers issus des fameux subprimes.Le big boss se nomme “ John Tuld”, cela rappel bien sur  Dick Fuld l’ancien PDG de Lehman Brothers. Margin Call

Il montre aussi comment aux Etats-Unis, dans une grosse entreprise, on est viré. On a quelques minutes pour ramasser ses effets personnels dans un petit carton sous la surveillance de l’agent de sécurité qui vous reconduit ensuite jusqu’à la porte. Arrivé en bas, le téléphone mobile est désactivé. Même les gens honnêtes sont pris dans le système et ne peuvent guère y échapper.

London Whale Ironie de l’histoire il est sorti au moment même au JP Morgan connaissait le sort de l’entreprise décrite dans le film à cause d’un trader français nommé “la baleine de la city” (sources 20minutes.fr 11/05/2012). Mais la différence est que JP Morgan n’a pu se débarrasser de ses produits toxiques et perd actuellement 5 milliards de $ (sources : latribune.fr 30/05/2012

Rien ne changera dans le monde de la finance malgré les belles promesses des différents G8, le dernier ne faisant pas exception à la règle…

(Crédits photos : allocine.fr , allvoices.com )

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3 Réponses »

  1. @ yann

    Votre texte est super. Et à l’aube d’une journée orageuse et pluvieuse, laissez-moi vous dire à quoi il me fait penser.

    Un jour en France alors que je venais de signer un contrat de mission de 5 ans dans une mairie communiste, j’ai eu 5 minutes pour plier bagage au 30ieme jour de la periode d’essai. Ma faute ?

    M’être permis lors de la mise en place de ma tournée de « prise de connaissance du monde associatif local » de dire au maire que l’association X était une très bonne structure et qu’au regard de ses résultats sur le terrain, il faudrait compter sur son expérience.

    Or le Président était un ami proche de l’opposition municipale. Même pas un militant politique, juste un pote de certains élus.

    Les élus/caïd de la ville n’ont eu aucune pitié et m’ont traité comme une merde (j’en suis peut-être une après tout…..) . Pas la peine d’aller aux états-unis et de rentrer dans le monde de la finance pour constater des comportements primaires….primitif ? c’est mieux ?

    Ca m’a servi de leçon mais pas dans le sens visant à fermer sa gueule. J’ai compris ce jour là que la politique de la ville version « France métropolitaine » était une vaste opération de fumisterie et de « cadenassage » politique de zones dites prioritaires sans aucune ouverture et aucun respect de l’existant.

    Je pourrai en écrire un « scénar » là dessus. raconter la lâcheté de certains élus, souligner la version associative du « parrain » , vous expliquer comment jean-louis Borloo et Alain Bocquet se sont partagés le pouvoir local en 2001. Des scènes inoubliables de chiffonniers, de vendeurs de tapis dont les « guest stars » sont des représentants politiques puissants sans aucun état d’âme. C’est aussi cela la vraie vie en France.
    Mais attention quand vous vous lancez sur ce terrain, on ne vous enferme aux oubliettes du Donjon. On a remplacé cette torture morale et physique par le blackout professionnel. Tu ouvres ta gueule ? oui mais plus personne ne t’embauche !

    Alors à quand un réalisateur à « couilles » pour dénoncer ce milieu pourri de nervis politiques en France ?

    S’il existe, qu’il me contacte, je me ferai un plaisir de lui donner des pistes. Preuves et document à l’appui !

  2. Ah oui j’oubliais: J’appris par la suite que la décision de me balancer à la veille de la fin de ma periode d’essai avait été prise par le maire communiste de la ville 10 jours avant. Il a attendu le dernier moment histoire d’augmenter un peu plus sa satisfaction à me voir dans la merde.

    Des exemples en France comme celui-là ? Il y en a à la pelle et de tous les bords politiques. Mais les gens ferment leur gueule. Logique : ils ont une famille, des enfants et ne sont pas assez con comme moi pour l’ouvrir. C’est un luxe d’ouvrir sa gueule. J’en paie toujours les conséquences. Mais sachez que si c’était à refaire, je le referai. Peu importe ma carrière, les ronds de jambes. Mais surtout ne faites pas comme moi, soyez méprisants vis à vis de ce genre d’attitude d’abus de pouvoir, mais plus intelligent car au final, ca m’a donné quoi ? Quelques fois je me le demande. Mais bon, ça , c’est autre chose.

  3. @fred quillet
    Je n’ai pas vécu personnellement un tel type de renvoi mais j’y ai assisté, c’était alors la personne RH qui escortait alors l’infortunée. J’ai cru déceler dans son attitude une certaine « jouissance » dans l’exercice manifeste d’abus d’autorité, les faibles sont d’autant plus fâcheux quand ils peuvent exerccer parcelle de pouvoir non?

    Ce que vous décrivez c’est hélas le lot commun de beaucoup d’organisations hiérarchiques « humaines ». Je suis actuellement en train de lire le livre intitulé « la revanche du rameur » (le site http://www.larevanchedurameur.com). il décrit extrêmement bien ce système hiérarchique de pouvoir et le prix a payer quan don ne veut y souscrire, je trouve l’ouvrage passionnant. Nous sommes d’abord des primates il ne faut pas l’oublier.

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