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La planche à billets

Par      • 30 Oct, 2010 • Catégorie(s): Finances  Finances    

Depuis l’abandon du système de change fixe issu de Bretton Woods, les Etats-Unis ont toujours adossé leur croissance à la confiance en leur monnaie. Ce sont aujourd’hui les pays arabes et les pays asiatiques qui financent l’énorme déficit commercial américain par le rachat de bons du Trésor américain. La dette publique atteignait le 30 septembre 2009 la somme de 11 776 milliards de dollars, soit environ 84 % du PIB américain. En 2008, la dette privée était évaluée à plus de 130% du PIB dans ce pays.

A l’occasion de la crise des subprimes, un épisode croustillant aura sans doute échappé à notre vigilance. La scène a lieu au sénat.  Alan Grayson, élu démocrate à la chambre des représentants,  interroge Madame Coleman, inspecteur général  en charge de la vérification  des comptes de la FED (banque centrale américaine). Le représentant démocrate  lui demande alors ce que sont devenus les 1000 milliards de dollars dépensés par la FED et  les 9000 milliards de dollars d’engagements qui se sont volatilisés des comptes de la FED.

En réalité, ces 9000 milliards n’auraient pas été débloqués. Reste une grande inconnue : à qui ont été versés les 1000 milliards de dollars dont l’inspecteur général semble totalement ignorer la destination ?

Aucun média français n’a relayé cette information. Question : pourquoi ?


9000 MILLIARDS $ ont disparu de la FED Federal… par rikiai

Crédit photos : Rooms-Listing, Alan Grayson sur Wikipedia

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12 Réponses »

  1. si seulement c’était possible de faire ce genre d’investigation etr mettre
    les bankster de france sur le grill ….

    je pense que le résultat serait encore plus pitoyable ….

  2. Ces histoires financières sont déjà tellement compliquées à la base qu’il est effectivement bien difficile de s’y retrouver pour pouvoir en parler sans dire trop de bêtises. D’autant plus difficile d’ailleurs que sur le sujet les médias ajoutent à la complexité en faisant de la surenchère afin de passer pour des experts. Avec le succès que l’on a pu constater. Personne n’avait vu venir la fameuse crise qui couvait depuis avant la dernière présidentielle.
    Le citoyen y retrouverait probablement son compte si nos experts médiatiques condescendaient à un peu plus de volontarisme pédagogique au lieu de se prendre pour des « Papes de la finance ».
    Ces remarques valent aussi pour le monde politique, dont je ne m’exclue surtout pas, où les uns et les autres sont capable de dire tout et son contraire en l’espace de quelques mois. A leur décharge il faut bien de qu’eux même ne sont pas plus et mieux informés, à moins qu’ils ne soient pas décidés à faire l’effort de l’être.

    A quand une sorte de « Café Système Financier mondial et Démocratie » où nous pourrions modestement tenter un début de réflexion, structurée à partir d’une approche non idéologique de la question, sur le mode interrogatif afin d’essayer d’y voir un peu plus clair?

    Cela changerait surement des réunions auxquelles souvent nous participons sans vraiment en ressortir un peu plus informés et en capacité d’argumenter très solidement auprès des militants et des électeurs! Il fut une époque, pas si lointaine, où les organisations politiques avaient ce rôle « d’éducation militante et populaire » !

    Bernard FRAU
    Membre du Comité National Alliance Écologiste
    – Pôle alternatif à EE/Les Verts –
    0663240066/0232610238
    bernard.frau@sfr.fr

  3. Bah, pour un cartel bancaire qui n’a de comptes à rendre à personne, et surtout pas à l’état fédéral (qui lui par contre en a à rendre), celui de fixer les taux directeurs pour les US, et partant, pour le monde entier, et surtout le pouvoir dément de créer de la « valeur » ad nauseum à partir du vide, c’est une pécadille…

  4. Si vous voulez comprendre quelque chose à tout cela, je ne saurais que trop vous conseiller le blog de Paul Jorion, http://www.pauljorion.com/blog/

    J’ai personnellement assisté à une de ses conférences tout juste au moment de l’explosion de la crise et, même moi, j’ai tout compris des subprimes et du danger du SMI actuel.

    Paul Jorion invite aussi à un « penser autrement » qui ne devrait pas déplaire aux esprits ouverts. Lisez, notamment, les articles sur le bancor.

    Vous pouvez aussi consulter mon blog, j’y aborde parfois ces sujets..

  5. Ah la la.

    Un député démocrate qui a lu un article avec des chiffres farfelus fait du cinéma avec une responsable qui n’a pas lu l’article et ne voit pas de quoi il est question (et ne peut donc répondre)

    Et après ca fantasme dur

    J.

  6. @tous

    Oui, d’accord. Et, puis, il y a le silence des médias…

  7. @ Frau Bernhardt

    Salate sind grün und die Tomaten sind rot …
    Aber von welche Farbe sind die Ökoschützer ?

  8. @Bernard
    Vraiment navré mais je n’ai pas de connaissance en langue allemande!
    Visiblement le Français ne vous pose pas de problème, vous avez lu l’article de Denis, ainsi que mon commentaire!
    Auriez-vous suffisamment de respect pour répondre autrement qu’avec un pseudo et dans la langue de celui à qui vous écrivez. De plus respectez mon identité ne déformez pas mon prénom auquel je tiens particulièrement car il me vient de mon père et de ma mère!
    Bien à vous
    Membre du Comité National Alliance Écologiste
    – Pôle alternatif à EE/Les Verts –
    0663240066/0232610238
    bernard.frau@sfr.fr

  9. @ Bernard Frau,

    Bonjour !
    « bernard » s’appelle vraiment Bernard, ce n’est pas un pseudo. Il est Alsacien, d’où sa grande connaissance de l’allemand et il a un humour… bien à lui ! ;+)
    Il n’y a pas de manque de respect de sa part je pense.
    Alors restons calmes et amicaux.

    Bon week-end sous le soleil.
    Virginie.

  10. J’aurais bien une hypothèse: cette vidéo tourne depuis un moment sur le net, avec d’autres, souvent pour illustrer des articles plus ou moins étayés sur le côté disons obscur du système financier mondialisé.
    D’une part, les médias institutionnels mettant en avant une prétendue déontologie, pas forcément à tort d’ailleurs, répugnent a aller pêcher des infos qu’ils estiment peu ou prou relever des adeptes de la théorie du complot, fourre-tout bien pratique pour élaguer tout ce qui sort du cadre.
    D’autre part et comme dit plus haut, la complexité des choses et la croyance naïve selon laquelle l’économie serait une science exacte ferait apparaître ce genre d’info sinon comme une incongruité, du moins comme une provocation de bas étage risquant de les faire passer pour des laudateurs de l’anti-américanisme primaire et tout ce qui s’ensuit…

    Et puis… tout le monde est dans le même bateau, n’est-ce pas ?
    Combien de fois le constat de refus ou d’échec d’une mesure politique ou sociale ne s’est-il pas incarné par le mot « pédagogie » d’abord de la part des politiques et ensuite des médias ?
    Il est notable que quand les médias parlent de pédagogie, ils s’abstiennent toujours d’en faire…

    Enfin, il y a le contre-exemple Denis Robert, encensé par la profession avant l’affaire Clearstream, puis peu à peu lâché par tous ses confrères, sauf exceptions, à mesure que les vraies difficultés s’accumulaient contre lui.
    Qu’il ait tort ou raison importe peu finalement (200 visites d’huissiers, 30 procédures judiciaires terminée ou non), il faut simplement mettre en regard ce qu’il a objectivement démontré et la considération ou plutôt le cas que la profession fait de son travail.

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