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L’ethnicisation de la société

Par      • 29 Mai, 2014 • Catégorie(s): Extrême-droite  Extrême-droite    

L'ethnicisation de la sociétéA l’analyse des résultats des élections de dimanche dernier, il y aurait un paradoxe apparent à voir les électeurs des zones  rurales voter massivement pour la liste du Front National. Dans notre canton de Brionne, le vote Le Pen est adossé à l’arrivée de nouvelles populations en provenance des banlieues rouennaises et elbeuviennes dont elles ont fui « le bruit et l’odeur« .

Miroir, ô mon joli miroir

En votant Front National, les rurbains expriment leur volonté de vivre entre soi, dans des espaces de « tranquillité sociale », constituant ainsi de vastes « gated communities« . Le paradoxe est que la réponse au communautarisme socio-ethnique des banlieues est la constitution d’une identité en devenir (?), en miroir – et par mimétisme – à la réalité d’un monde duquel ces nouveaux rurbains se sont extraits.

La République des en-Vieux ?

Il y a là une rupture par rapport à ce qu’a pu être la République, incapable d’absorber tous ses enfants issus de l’immigration, du fait d’une crise économique en grande partie liée à la panne de vision de nos élites. L’annonce d’une baisse du niveau des enfants de CE2, dans un contexte où ce sont les moins qualifiés qui ont massivement voté pour le Front National, n’est pas spécialement de bonne augure. Croire que notre salut peut passer par le vote de nos « vieux » semble ignorer que nos jeunes finiront, à leur tour, par vieillir.

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Une Réponse »

  1. Du mal à suivre le paradoxe apparent.
    Oui, les rurbains, statistiquement plus souvent frontistes que les autres, suivent une migration centrifuge dans leur « parcours résidentiel », terme élégant pour parler d’exode de crise. Moins que le « bruit et l’odeur » (préoccupation de petit-bourgeois qui prétend parler « peuple »), ce qui les chasse c’est plutôt le déclassement, la pression migratoire, communautaire « socio-ethnique » – qui est donc hautement identitaire*, elle.
    Voir chez ces rurbains disséminés et relégués une logique communautariste émergente en miroir est donc assez énorme, sauf à considérer l’aspiration nostalgique à une communauté nationale dévalorisée, sans tension ethnique, soit taxable de reflexe « d’entre soi ».

    Etonnante inversion du sens des constats et des causalités, donc. Surtout quand on connait de près l’életorat frontiste rural qui se dinstingue par la faiblesse de sa conscience communautaire et son absence de relais socio-économiques pouvant le structurer comme tel. (S’il en était autrement, le FN serait dèjà au pouvoir !)
    * A rapprocher de votre constat sur les propriétaires de voitures allemandes…

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