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Home, sweet Home

Par      • 6 Juin, 2009 • Catégorie(s): Environnement  Environnement    
Tant quil y aura du vente et du soleil...

Tant qu'il y aura du vent et du soleil...

Hier soir, nous étions parmi les clients du Globe à Bernay autour de Home, le film de Yann Arthus-Bertrand.

Ce que je retiens, c’est la magie des images de Yann Arthus-Bertrand quand il filme la beauté du monde, celle des espaces naturels et de ceux domptés par l’homme. Ce que je retiens aussi, c’est que tous les gens présents ont échangé simplement, sans stigmatisation. Ce que je retiens enfin, c’est l’envie commune de débattre et de se retrouver.

De l’équilibre…

Ce documentaire se voulait pédagogique. De la soupe primitive à l’homo sapiens en passant par le carbone, le film a montré que la vie n’est possible sur terre que grâce à l’équilibre entre les éléments. Or, ce qui caractérise le début de l’ère industrielle et du capitalisme, c’est que l’homme, par l’intensification de ses activités, génère un profond déséquilibre. Accélération de la croissance démographique, surconsommation des ressources minières, appauvrissement des sols du fait de l’intensification des modes de production agricole et de l’élevage, exhumation des entrailles de la terre des énergies fossiles constituées depuis 300 millions d’années, destruction des espèces végétales et animales… En un peu plus de 150 ans, nous aurons épuisé le capital que la terre nous a légué.

Changer nos imaginaires

Le film de Yann Arthus-Bertrand nous a montré aussi que le modèle occidental était devenu celui du monde : Shangaï et Dubaï. En Arabie Saoudite, sous le poids des pétro-dollars, on préfère importer la nourriture plutôt que de la produire. A quel coût ? La richesse produite profite aujourd’hui à une infime partie d’entre nous. 2% des plus riches concentrent en leur main 50% de notre patrimoine « humain ».

Babel

La sur-exploitation des ressources naturelles peut prendre des formes différentes. Les Israéliens transforment le désert en jardin. A quel prix ? Le niveau de la mer rouge ne cesse de baisser. Un fleuve sur 10 dans le monde n’atteint plus la mer. En Inde, 1/3 des puits sont vides de leur eau qui a mis tant de temps à se constituer. Las Vegas, Palm Springs, au rythme auquel nous prélevons l’eau ne seront-elles pas bientôt de lointains souvenirs ? L’exemple d’Haïti complètement déforestée n’est pas sans nous faire penser à l’Île de Pâques.

Le réchauffement

Avec le réchauffement, les glaciers du Groënland fondent au delà de ce que nous avions prévu. En 2015, la banquise arctique aura disparu. La fonte des glaciers de l’Himalaya pose la question de l’approvisionnement en eau d’une zone de plus de 1.5 milliard d’habitants. Le réchauffement que nous imprimons risque de provoquer un emballement dans les toutes prochaines années : montée des eaux alors que 80% de l’humanité vit dans des zones côtières.

Tout est encore possible !

Mais ce je retiens du film de Yann Arthus-Bertrand, c’est son message humaniste. « Ce qui compte, c’est ce qu’il nous reste ! » Et puis, des pays ont commencé à bouger. La Corée du Sud a initié un gigantesque programme de reboisement ! Les éco-quartiers fleurissent en Allemagne. Le Danemark produit 20% de son électricité à partir d’éoliennes. Il y aura toujours du vent. Il y aura toujours du soleil. Alors qu’attendons-nous ? « Il est trop tard pour être pessimiste. » nous dit Yann Arthus-Bertrand. Pour ma part, j’y souscris totalement. L’écologie est aujourd’hui le seul humanisme qu’il nous reste. Ne le gâchons pas.

Crédit photos : Agir pour l’environnement, Geo-Trotter, Rtl

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Une Réponse »

  1. Ben ça ça donne de l’espoir !!!
    Une fenêtre est ouverte, mais pour peu de temps, il faut s’y engouffrer très vite !
    Une image qui m’a profondément touchée : ces collines, rouges de sédiments, comme rouges de sang, comme si la terre saignait à cause des blessures que nous lui infligeons…