La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Elevation du niveau des mers et océans : entre 0.34 et 1.4 m d’ici 2100 ?

Par      • 7 Août, 2007 • Catégorie(s): Environnement  Environnement    

Dans son rapport de 2001, le GIEC tablait sur une élévation moyenne de 50 cm du niveau des mers. Dans Science du 8 juin 2007, James Hansen, directeur du GISS, organisme rattaché à la NASA, écrivait ceci :

« Je ne vois pas comment on pourrait empêcher les océans de s’élever d’1 mètre [d’ici 2100 NTLDR]. »

Stefan Rahmstorf, océanologue,  table sur 1.4 m. Qui dit mieux ? Toutjours, est-il que d’ici 2100, « nous serons tous morts » !

Voie Militante Voie Militante

3 Réponses »

  1. Nous oui mais pas forcément vos enfants et surtout pas je l’espère vos futurs petits enfants…
    Cessons d’être égoïstes et pensons aussi à eux !
    Je crois qu’il est difficile de savoir quelle sera l’exacte étendue des dégâts, mais ce qui est sûr c’est qu’il y en aura !

  2. Bonjour Denis et Virginie,

    Merci d’avoir posté un billet sur ce sujet.
    Juste les quelques chiffres suivants sur l’élévation du niveau des océans d’ici 2100, et qu’on retrouve dans la plupart des articles sur le sujet:
    par exemple:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer
    — dernière estimation du GIEC début 2007 (= IPCC en anglais): entre 18 et 59 cm; ça dépend surtout du scénario de réduction des émissions de CO2 que l’humanité sera en mesure d’appliquer [pour l’instant, malgré les timides objectifs de réduction de Kyoto, nous sommes dans une phase d’augmentation (accélérée) des émissions],
    Les estimations de 2007 sont donc inférieures à celles du rapport précédent de 2001 (voir votre lien ci-dessus), qui étaient de 9 et 88 cm selon le scénario.
    Autres chiffres:
    — si le Groenland fondait en entier: environ 7 mètres d’élévation,
    — si l’Antarctique Ouest fondait: environ 6 mètres d’élévation,
    — si la moitié du Groenland et la moitié de l’Antarctique Ouest fondaient en même temps: aussi environ 7 mètres d’élévation,
    — si l’Antarctique fondait en entier: au moins 60 (ou 70) mètres d’élévation (on lit que ça prendrait des milliers d’années),
    — durant le pic de la dernière glaciation, il y a environ 18 000 ans: le niveau était à 130 mètres plus bas qu’aujourd’hui (l’entrée de la grotte Cosquer, près de Marseille, se situe à 46 mètres au-dessous du niveau actuel)
    .
    Par contre, depuis quelques mois, James Hansen du GISS de la NASA essaie en effet d’alerter le monde entier, non pas sur une élévation maxi de 59 cm comme annoncée par le GIEC, mais de presque 10 fois supérieure: 5 mètres !
    http://environment.newscientist.com/article.ns?id=mg19526141.600&feedId=climate-change_rss20
    Il se base sur 2 éléments:
    — les mesures les plus récentes des satellites, qui n’étaient pas connues du GIEC (ça prend plusieurs années pour rédiger un rapport du GIEC, qui se fait ensuite discuter par les délégations de chaque pays ….),
    — l’analyse du passé:
    à la fin de de la dernière glaciation, la fonte s’est produite de façon brutale: 20 mètres en 400 ans, soit 5 mètres en un siècle !
    Hansen est presque persuadé que si nous dépassons le « tipping point » (point de basculement) de 450 ppm pour la concentration en CO2 (ou même avant ce point), ce même type de fonte brutale pourrait à nouveau se reproduire, sans que l’humanité puisse ensuite arrêter le phénomème ….
    Qu’attendent donc encore nos politiques, nos industriels et nos concitoyens pour se mobiliser, toutes opinions politiques, religieuses ou autres confondues ??
    Sont-ils encore sourds aux appels d’Al Gore, de James Hansen, de James Lovelock, et des autres « messagers » sur le réchauffement climatique ?
    Le moment n’est-il pas enfin venu d’arrêter les querelles entre les nombreuses tendances divergentes de l’écologie, pour au contraire unir nos forces contre le réchauffement, avant que Lovelock ait entièrement raison ?
    Bien cordialement, Christophe.
    PS:
    Quelle est la pertinence d’une phrase telle que: « Toujours, est-il que d’ici 2100, nous serons tous morts » ?
    Comment pouvons-nous oublier si facilement que nous-mêmes sommes les descendants des premiers ancêtres à s’être détachés des grands singes il y a peut-être 10 à 15 millions d’années, puis des premiers Cro-Magnons apparus il y a environ 200 000 ans ?
    Bien sûr Louis XV a dit: « Après moi le déluge ! »,
    mais ce n’était pas très sympa pour nous (et Hitler ne devait pas être loin de penser la même chose).
    Et si Jules César, Charlemagne, ou même Karl Marx avaient dit: « Peu importe: dans 100 ans, nous serons tous morts » ?
    eux oui, bien sûr, mais nous ??
    En tant qu’humains, qui avons tant hérités des générations précédentes (bien sûr ADN, mais aussi acquis technologiques, sociaux, etc) , n’avons-nous pas aussi un devoir de transmission envers les générations futures, d’autant plus qu’elles seront encore plus nombreuses (sauf « accident »), et surtout dans les pays soit-disant « sous-développés » ?
    C’est-à-dire envers ceux qui ne sont pas encore conçus aujourd’hui, mais qui à coup sûr nous maudiront si nous continuons toutes nos bétises !
    (ceux avant nous ont commencé les bétises, mais ne le savaient pas encore;
    nous, nous continuons, à la différence que nous savons; de plus en plus ……)
    .
    À moins que ne se pose une autre question (voir le paragraphe « Démocraties » en page 204, chapitre 7 de « Mal de Terre » d’Hubert Reeves):
    et si la démocratie, qui a le grave défaut d’être assignée à penser à court terme (durée d’un mandat électoral) n’était pas un système à la hauteur pour faire face à la crise du réchauffement climatique ?
    Mais Reeves cite quand même Churchill:  » La démocratie est le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres » …

  3. Dans Le Monde, il parlait d’une hypothèse moyenne de 34 cm. En fait, la question est : de combien a-t-elle monté ?

    J’ai vu un reportage sur les Maldives. Il est sûr qu’elle monte aupoint d’ailleurs où ils ont dû construire une île artificielle pour faire face à des déplacements de population.

    En 1950, nous rejetions 2 millions de CO2. Aujourd’hui, 8 millions. Le climat va à la vitesse du Titanic.