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Eau du robinet : le mieux est peut-être de ne plus la boire !

Par      • 21 Déc, 2011 • Catégorie(s): Environnement  Environnement    

Cet article a été écrit le 18 mai 2010 (à 12h02) après avoir regardé un documentaire édifiant sur les problèmes liés à la consommation d’eau du robinet. Et depuis ? Nos élus ont-ils bougé ? Les pouvoirs publics nous ont-ils donné des garanties ? Eh non…

Si vous n’avez pas vu le documentaire diffusé hier soir sur France 3, Du poison dans l’eau potable, alors, vous avez eu tort !!!

Du poison dans l’eau potable

Dans l’eau du robinet, il y a du sulfate d’aluminium que les services de la DDASS, avec la complicité meurtrière de l’AFSSA, autorisent à hauteur de 200 micro-grammes par litre. Or, le sulfate d’aluminium (ce que ne dit pas ce reportage) a été purement et simplement interdit au niveau de la législation communautaire européenne. Les scientifiques estiment que le risque de maladie d’Alzheimer double à partir de… 200 micro-grammes de sulfate d’aluminium par litre d’eau consommée !!! Nous avons appris que Bernard Kouchner, selon Guy Berthon, avait demandé à Jean-François Dartigues d’aller sur TF1 pour expliquer aux Français l’absence de lien avéré entre l’aluminium et la maladie d’Alzheimer.

Dans l’eau « potable », il y a surtout des pesticides qui, par l’affaiblissement de notre système immunitaire, sont à l’origine de nombreux cancers. Lorsque les seuils sont dépassés, les « petits maires » agriculteurs ou anciens agriculteurs vont quémander des dérogations auprès des préfets qui leur accordent bien volontiers. Au journaliste, un maire, ancien agriculteur, s’exclame : « il faut bien nourrir la population ! ». Tu parles… Les agriculteurs ne nous nourrissent plus : ils nous intoxiquent ! L’Union européenne nous fournit la liste des 1242 substances chimiques actives dans les pesticides utilisés par les agriculteurs européens. La plupart des 209 molécules interdites par l’UE sont toujours utilisées dans notre pays.

Dans l’eau potable des régions montagneuses et granitiques, il y aussi du radon qui rend l’eau du robinet totalement impropre à la consommation et qui, en irradiant les organes et les cellules de ceux qui l’ingèrent, abaisse leur système immunitaire et rend leurs organismes propices au développement des cancers.

Enfin, dans cette eau dite « potable » dont vous comprendrez qu’elle n’a de potable que le nom, il y a les médicaments et hormones consommés et rejetés par les hommes et les animaux. Combinés aux molécules chimiques, les médicaments amènent le développement de poissons asexués dans nos rivières. Je ne sais pas si la baisse de la fécondité chez l’homme peut être associée à celle des poissons de nos rivières.

Nos syndicats d’eau

Elu local, je suis membre du Syndicat d’Eau du Roumois et du Plateau du Neubourg. J’ai demandé ce matin à la chambre d’agriculture de l’Eure de me fournir la liste des molécules des pesticides utilisés dans notre département.

J’ai cherché à joindre la DDASS l’ARS afin de leur demander quelle était la liste exacte des molécules recherchées dans l’eau (parmi les 1242 ?). En vain ! Aujourd’hui, les analyses de la DDASS l’ARS mentionnent la présence d’atrazine qui n’est plus sur le marché depuis 2004. Que mesure-t-on exactement ?

Je vous tiendrai au courant sur Voie Militante des réponses qui me seront apportées dans les prochains jours.

Crédit photos : Hydropure ; Bien être et écologie magazine.

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16 Réponses »

  1. Formidable combat !
    J’espère que beaucoup d’élus feront comme toi… sans y croire…
    Tu as tout mon soutien !

  2. @Virginie

    J’ai eu l’ARS qui remplace la DDASS. Il m’envoie la liste des molécules recherchées en Haute-Normandie. Cette liste est établie par la DREAL et la DRAAF selon mon interlocuteur.

  3. @ Denis,

    C’est déjà un premier pas.
    Tu verras bien, à mon avis tu ne vas pas être déçu (à lire au second degré bien-sûr) !
    Je sens que je vais enquiquiner le conseil municipal de mon village…
    Courage, accroche-toi ! C’est un combat qui te ressemble : citoyen, écologique et politique !

  4. Un client m’a récemment raconté comment son père, producteur de plants de vigne dans les années soixante, a fini par succomber aux arguments de la « chimie moderne ».
    Plus que méfiant devant les discours de ceux qu’il appelait les « marchands de mort aux rats », il a été convaincu de l’innocuité des produits quand un de ces valeureux pionniers n’a pas hésité à avaler devant lui une poignée de ce que je suppose être un engrais minéral.
    Par extension, tout était devenu anodin.
    J’ignore si la technique du lavage d’estomac aurait suffi à neutraliser les effets de l’expérience, sans doute répétée, celle du lavage de cerveau a, elle, parfaitement réussi…

  5. Faut il faire de la pub pour vittel, évian et compagnie, vive les bouteilles en plastique et puis à 50 cts le litre ça ne coute que 500 € le m3, mais dans quel monde vivons nous?

    vive le vin rouge quoique…

  6. histoire d’eau …

    @ virginie : dans ta recherche d’infos sur l’eau dans l’eure pour l’heure, je veux bien t’aider via « il » en tres grande discretion

    Là je suis dans ruche en recherche des frelons pas gentils et ca me file le bourdon !!! Mon coté Josh Randall

    @ Jean-Yves GUYOMARCH : moi dans mon verre prefere rosé ! mais cà c’est histoire de tendances oups de goût !

    Comme je dis maintenant dans la ruche  » Trois ecologies sinon rien ! »

    http://europe-ecologie.net/members/perceptible/

    http://troisecologies.europe-ecologie.net/

  7. @Jean-Yves

    D’accord avec toi sur les bouteilles plastique. Mais tu me permettras de ne pas faire le choix de m’intoxiquer. Tu peux, en revanche, faire ce choix pour toi et ta famille. Mais tu n’as plus d’enfants en bas âge. Je publierai ce soir la liste des 60 molécules que j’ai obtenues. Il me reste à savoir comment elle est obtenue.

    C’est vrai que, sur nos points de captage, dans notre secteur, il n’y aurait pas de problème. En revanche, il y a des problèmes « pesticides » dans le Vexin d’après la personne de l’ARS que j’ai eu au téléphone. Je ne sais pas comment est alimentée la ville d’Evreux.

    Pour le vin, prends du bio. Je me demande si la vigne n’est pas la plante la plus traitée… après le pommier et le blé. Et puis, même bio, de là à en boire 1 à 2 litres par jour… ;+)

  8. @ Denis

    Suivant la perméabilité du sol, certains produits peuvent migrer vers la nappe acquifère d’eau potable
    en une vingtaine d’années, ce qui fait que les anciens produits sont détecté fort tardivement ….

    ENsuite, il existe la directive européenne REACH (descritf) :

    http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/chemicals/reach/index_fr.htm

    Dans ma région (Alsace) la situation est mitigée et suivant les zones de captage et de culture ….

    dans le domaine de l’eau , il existe un syndicat départemental qui permet de limiter les dépenses :
    http://www.sdea.fr/

  9. @ Denis,

    Une petite remarque, le titre de l’émission était Du poison dans l’eau du robinet et non Du poison dans l’eau potable, justement, certaines eaux sont-elles encore potables ?
    J’ai hâte de lire ton article ce soir !

    Quant aux bouteilles en plastique, vu ce qu’elles contiennent, pour les enfants en bas âge ce n’est pas la panacée non plus…

    @ Gildas,

    J’ai une connaissance qui produit une méthode rosée bio à tomber ! ;+)

  10. Effectivement ce reportage faisait froid dans le dos…

    Et pour la petite histoire, les nouvelles bouteilles d’eau en plastique allegées consomment moins de matière première surtout pour des raisons économiques, mais parfois l’économie a des vertues écologiques.

  11. @ AZERTY,

    Le problème des bouteilles d’eau en plastique est aussi lié aux molécules perturbatrices du système endocrinien qu’elles contiennent.
    Il n’y a pas d’idéal en matière d’eau j’ai l’impression…
    Il faut juste limiter la casse !

  12. La solution existe et est à prende au pied de la lettre :

    http://www.muenchen.de/Rathaus/rgu/vorsorge_schutz/wasser/gewaesserschutz/88368/index.html

    bref, il faut des périmètres de captage d’eau où l’agriculture bio-dynamique est autorisée …

  13. @ Bernard,

    J’en ai entendu parler, c’est intéressant.
    Le résultat est tout à fait logique.

    J’ai une amie qui utilise le principe de l’osmose inverse… ça a l’air pas mal sur le résultat, mais ça coûte cher et il y a une perte en eau.

  14. @ Virginie

    j’espère que on amie reminéralise son eau du fait que cela génère d’autres pb de santé

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Osmose_inverse
    http://www.ozone.ch/gasandwater/filtres/crossflow/index.htm
    http://www.ozone.ch/gasandwater/domestique/homero/index.htm

    l’usage de l’osmose inverse me laisse vraiment très perplexe dans l’usage que les gens en font …

    pour info, l’eau à la sortie est considérée comme une eau déminéralisée ….

  15. @ Virginie

    le spécialiste dans le domaine fabrique ses éléments en alsace à Molsheim :
    http://www.millipore.fr

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