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#NDDL : Notre Dame des Landes et les écolo-traitres

Par      • 27 Oct, 2012 • Catégorie(s): Energie  Energie    

En août 2010, Bové, Joly, Cohn-Bendit et Duflot réunis pour combattre le projet d'Ayraultport de NDDLSouvenez-vous… C’était en 2010. Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Eva Joly et Cécile Duflot avaient symboliquement planté un chêne sur le futur site de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. A leurs côtés, il y avait là François de Rugy, Yannick Jadot, Jean-Philippe Magnen ! Si loquaces à l’époque, nos grands écologistes de pacotille ont décidé qu’il était urgent de se taire coucher. Minable. L’actuelle ministre du logement, en manque cruel d’ambition à l’époque , comptait en cas de victoire en 2012 « préparer les socialistes à l’abandon de ce projet pas adapté« .  Or, en 2012, ce sont les socialistes qui sont parvenus à préparer les Verts à l’abandon de la question de l’Ayraultport de NDDL.

NDDL : le délire mégalomaniaque d’un baron local

Alors que le Grenelle de l’environnement de 2007 avait prévu la construction de 14 LGV, soit 2000 km de voies nouvelles d’ici 2020, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, auquel participe Dame Cécile, a décidé d’abandonner 10 projets ! La rigueur est toutefois à géométrie variable puisque l’ancien bourgmestre de la ville de Nantes est parvenu à maintenir le projet de construction d’un aéroport dont tout le monde s’accorde sur sa totale inutilité sociale !!! Le coût de cet Ayraultport est évalué à 4 milliards d’euros. Il est principalement destiné à quelques hommes d’affaires, touristes en goguette et autres politiques nantais en mal de vitesse, alors que nous entrons de plein pied dans l’ère de la fin du pétrole. La devise du baron Coubertin, Citius, altius, fortius, dont a fait sienne l’actuel premier ministre ne semble pas particulièrement adaptée à la situation.

Dans un ouvrage consacré à l’ancien édile nantais, Jean-Marie Biette a retranscrit la manière dont François Hollande percevait Jean-Marc Ayrault : « Je le soupçonne parfois d’aimer Nantes plus que tout. » A défaut de nuance, Nicolas Sarkozy ne manque pas de perspicacité en le qualifiant d' »homme dogmatique, sans nuance, plus un militant qu’un homme politique de premier plan » et de « baron local« .

François Hollande a fait le choix de nommer à Matignon un homme dont le sens de l’intérêt général s’arrête aux portes de la ville de Nantes et à ses délires mégalomaniaques et anachroniques ! Les habits de  premier ministre paraissent bien trop grands pour un si petit homme.

Pour vous informer sur NDDL

Souvenez-vous…

Dès l’aéroport, j’ai senti le choc. Un souffle barbare…

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3 Réponses »

  1. C’est bien là une caractéristique fondamentale d’EELV : abandonner les projets de l’écologie.
    Ces « écologistes de pacotille » répètent à chaque élection qu’ils s’allient au PS pour pouvoir « influer » sur la politique menée par ce parti.
    A l’épreuve des responsabilités, on s’aperçoit que c’est l’inverse, qu’ils renoncent aux idées fondamentales de l’écologie. La « politique autrement » est bien loin elle a été remplacée par l’avilissement.
    J’ai toujours défendu l’idée d’un Parti Ecologiste fort; qu’il fallait implanter les idées de l’écologie bien avant de penser à avoir des élus.
    Depuis les dernières européennes, les résultats des élections montrent que Les Verts/EELV s’enfoncent dans l’abîme. Malgré leurs « gargarismes » l’echec est là.
    Dommage, les théotries de l’écologie sont les seules à pouvoir relancer l’économie Française.

  2. -pour moi dès lors qu’on assimile l’écologie à un parti celle ci perd de sa saveur et de son attrait auprès des citoyens.elle devient alors un parti ordinaire en tout point pareil aux autres jusqu’au pire, parfois au dela jusqu’à l’excès et meme la caricature,celle de dirigeants sans scrupules enfermés dans leur plan de carrière.non l’écologie n’est pas un parti mais un mouvement……républicain et citoyen.

  3. @Yvon

    J’étais pour la construction d’un mouvement politique autour de l’écologie politique, qui transcende les clivages traditionnels. C’est ce qu’incarnait Europe Ecologie, selon moi, en 2008-2009. Ensuite, il y a eu la tentative de la coopérative, sur laquelle les Verts au sein d’EE-LV ont voulu maintenir leur contrôle. Nous voyons ce qu’il en est advenu : un parti qui peine aujourd’hui à dépasser les 6000-7000 adhérents !

    Tu as peut-être raison.

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