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1 vote socialo en 2009 = 1 vote Sarko pour 2012 ?

Par      • 17 Mai, 2009 • Catégorie(s): Elections  Elections    

Un silence mortel chez les socialistes ?A la sortie du congrès de Reims, certains ont cru voir dans la création du Parti de Gauche par Jean-Luc Mélenchon la main de Laurent Fabius. Ce qui se disait à l’époque, c’était que le Président de l’agglo rouennaise allait rejoindre le parti de Mélenchon au cas où le score du Parti Socialiste aux Européennes serait calamiteux sans que l’on sache à quel niveau se situe le désastre attendu. Il se dit encore, concernant l’ex-candidat à la candidature de 2007, qu’il continue de croire en son destin. Sans doute, est-il le seul ! Il se dit enfin que l’ancien 1er ministre serait en grand froid avec son ex-lieutenant, Claude Bartolone. Ça sent la fin de règne en fabiusie.

Côté Royal, les choses ne vont pas mieux. Valls et Peillon ont préféré rejoindre leur propre rivage. C’est vrai qu’ils nagent vite. Valls et Peillon avaient quitté respectivement Jospin et Emmanuelli pour rejoindre Royal. Quant à Gérard Collomb, très occupé avec Tony Parker, il vient d’évoquer d’ores et déjà la candidature « sauvage » de Ségolène Royal pour 2012. Autant dire que le boulevard pour Bayrou s’ouvre encore un peu plus !

L’enjeu des élections européennes apparaît, pour le Parti Socialiste, un enjeu majeur. Lorsque Lionel Jospin avait annoncé courageusement son départ du Parti Socialiste en 2002, tous les bébés Mitterrand qui avaient gouverné la France aux côtés de l’ancien 1er ministre auraient dû en faire de mếme. Aubry, Fabius, Royal, Strauss-Kahn et Hollande (bien meilleur sur Slate.fr qu’à la tête du Parti socialiste) sont les 1ers responsables de l’état de décomposition dans lequel se situe le Parti Socialiste sans que l’on sache vraiment à quel stade il en est réellement. L’acharnement qu’ils ont à croire en leur destin présidentiel (sauf peut-être pour Aubry) est le symbole d’une société du je contre le nous. Par leur attitude, ils sont en train de jouer contre la gauche à laquelle ils n’appartiennent pas vraiment pour la plupart d’entre eux.

Crédit photo : AlloCine.com

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14 Réponses »

  1. Marrant, en vous lisant je viens de comprendre pourquoi le PS est déjà mort.

    D’abord il y a l’absence de message : je suis en train d’écouter Martine Aubry (sur Europe1), qui se se définit comme la première « proposante » de France, et répond à toutes les questions par un gloubiboulga insipide qu’on a déjà entendu mille fois. Et puis il y a les hommes (et les femmes) : je n’avais pas compris combien les hiérarches socialistes, les notables, les « bébés Mitterrand, » vous sortent par les yeux.

    Donc, pour renaitre le PS doit : à la fois proposer un truc nouveau (et qui, aussi, rassemble en son sein les nonistes et les autres…), et changer de têtes. Ca va être compliqué. [Et pendant ce temps, sur Europe1, Martine Aubry est heureuse d’avoir unifié le parti (si, si, elle l’a dit!).]

  2. Le socialisme en général est « mort », aucun pays plus que la France ne possède un système social aussi sous-développé malgré de nombreuses années à gauche.
    Les pro Mitterrand d’antan diront aujourd’hui que celui-ci était de droite. Il est vrai qu’il n’y à qu’à droite que l’on fait des conneries, quand quelque chose de bien se passe dans notre pays, félicitations la Gauche.

    Alors Merci SARKOZY qui fait énormément de choses bien, même si tu es de gauche.

  3. Je partage très largement ton analyse sur le fait que la gauche au pouvoir a globalement fait le contraire de ce qu’elle était sensée faire.

    La radicalité et l’imagination créatrice qu’elle charrie a quitté le camp de la gauche. Elle est aujourd’hui dans l’écologie politique. Ma génération – je ne suis pas sûr que nous en ayons les moyens intellectuels – et celle qui nous suit devront inventer une 3e gauche. Je crois pour ma part que la forme, c’est de constituer une fédération des gauches de gouvernement au plus vite regroupant radicaux, socialistes, sociaux-démocrates, démocrates et républicains et écologistes. Faute de quoi la droite et le centre ont de beaux jours devant eux ! Accrochés à leurs places, les responsables du Parti socialiste sont en train de nous tuer.

  4. @ quentin
    @ et quelque part Denis
    Et bien je suis bien d’accord avec vous . J’espère que Sarkozy puisse repasser en 2012 pour finaliser la privatisation de l’éducation , de la santé , de la justice ( des prison privées , une bonne solution à la surpopulation ) . Fini le régime de répartition de la retraite , en plus à 60 ans , vivement le régime par capitalisation et à 70 ans que diable !!. On garde le RSA (bah un peu de social il en faut , c’est notre côté chrétien) pour nous éviter une révolte trop forte de la blèbe des bas quartiers ….enfin il faut des réformes….libérales bien entendu, Tiens les américains , ces demeurés , ils semblent faire machine arriére et remettre du social dans leur programme…mais Obama est un garçon « naif et inexpérimenté »
    Bref, foin de la gôôche de l’école laîque et républicaine ,des conges payés , de la retraite, de la sécu , j’en passe et des meilleurs….plus près de nous haro sur le RMI , sur la CMU, sur les 35 h , la 5ème semaine, sur la retraite à 60 ans , la suppression de la peine de mort , les radios libres , la libéralisation de l’info etc…bref actions de sous-développés que Sarkozy se chargera d’éradiquer avec des « réformes » dignes de sa vision « constante » de la politique pour mener la France et ses copains vers la réussite .

  5. @Philippe

    Je ne me suis pas exprimé sur l’entreprise de démolition sarkozyste, évidemment. Tu sais d’ailleurs ce que j’en pense. Quant à cette idée selon laquelle la gauche nous protège, pour rappel :

    La gauche française de gouvernement a validé l’approche libérale de l’Europe : Mitterrand, Delors, Jospin, …
    Avec Lamy et DSK, c’est vrai qu’on a vraiment être fier d’être socialiste alors que la purge monétariste continue invariablement de s’appliquer aux pays auxquels le FMI prête l’argent des « riches » ! Nous aurons peut-être la grande joie de voir DSK s’associer à Kouchner, Besson, Amara, Jouyet, ces « bons » socialistes. Et Jack Lang ? Et Claude Allègre ? Ces gens n’en finissent pas de tuer la gauche. Alors, après, on peut continuer d’invoquer l’héritage gaullo-communiste du CNR.

    A la vitesse à laquelle Sarkozy démolit la France, c’est que les réformes « socialistes » n’ont pas été aussi bien comprises que cela par les Français. Je pense notamment à 2002, au terme de 5 ans d’une merveilleuse « gouvernance » socialiste. Et dire que Jospin était le meilleur !

  6. Si les français n’ont pas compris les réformes de Jospin et que le PS n’est pas l’ UMP alors adieux les 35 heures , la CMU , le droit du travail, et ….la liste est quand même longue des « avancées sociales  » alors vive le bouclier fiscal, vive les réformes, Bachelot , Pécresse, Darcos , Dati ,véritables avancées sociales . Certe Jospin n’est pas exempte de tout reproche , DSK n’a toujours pas rejoint Besson , Kouchner et autres Traitres, Jack Lang non plus d’ailleurs , mais M…… de là à justifer ou expliquer que PS = UMP NON !! Ou alors Besancenot aurait raison et alors…….je n’ose croire que tu accrédites…
    Ps : Je ne suis pas fier d’être socialiste mais ça reste pour moi le meilleur moyen (ou le moins mauvais) de faire avancer cette société , malgré les éléphants et autres conseillers généraux parasitaires….mais c’est une autre histoire .

  7. Je n’ai pas dit UMP=PS. J’ai dit, soyons clair, que le vote Ps en 2009 amènerait Sarkozy en 2012 ! C’est pas tout à fait pareil quand même. Il faut que le PS aille jusqu’au bout de sa décomposition . C’est le prix à payer pour la recomposition. Souviens-toi combien d’années il a fallu aux socialistes français pour revenir au pouvoir en France.

    NB Je n’ai jamais été un adepte d’Olivier Besancennot. Je crois que tu le sais.

  8. @Philippe

    Une fois de plus vous stigmatiser SARKOZY (comme le font tout les gens de gauche) et le prenant pour le diable. Arrêtons un peu, on fait du social quand on a de l’argent, l’inverse n’est pas possible, sans argent on ne fait rien.
    L’Etat est comme une entreprise, en tant de crise (et elle ne date pas d’il y a 6 mois), il faut faire des économie, pour justement maintenir un minimum d’action sociale (retraite, CMU, etc …)

    Maintenant les choses secondaires, comme le RSA, le RMI, 35 H en gros donner sans rien attendre en retour.
    Pour en revenir à JOSPIN, à part avoir tuer la France par un abus de socialisme, il n’a pas fait grand chose, il à profiter d’une croissance mondiale favorable pour vider les caisses.

    Moi qui suis de droite, pensent qu’il faut de tout pour faire un monde (contrairement à beaucoup de socialiste que ne voit qu’en leur idées, quel fascisme des temps modernes), il faut mélanger le libéralisme avec le socialismes. Quand la croissance est là, que l’argent n’est plus un soucis, faisons du social, lorsque l’on entre en période de crise, arrêtons.

    Mas tout cela n’est pas possible avec « le » français qui vie sur des acquis. On prend toujours l’écologie en disant que si l’on continue à polluer, notre planète ne tiendra pas longtemps. Avec l’argent c’est pareil, il y a un moment ou il faut faire des économies sinon nous couront à notre propre perte.

    @Denis

    UMP = PS dans la mesure ou aucun des deux n’a compris que l’union fait la force

  9. « Quand la croissance est là, que l’argent n’est plus un soucis, faisons du social, lorsque l’on entre en période de crise, arrêtons. »

    Si j’ai bien compris, le « social » ne serait finalement que la cerise sur le gâteau, l’aumône qui justifierait la bonne conscience et le paternalisme d’état…quand tout va bien.
    Savez-vous que la plupart des politiques, même de droite, ont compris depuis longtemps, même s’ils ne l’admettent pas publiquement, que ce que vous appellez le « social », n’est ni plus ni moins qu’une forme de richesse, et pas seulement une dépense, que beaucoup nous envient.
    Vous voyez le gouvernement proportionnaliser les allocations familiales, par exemple ?
    Je n’évoquerai pas la redistribution, une forme beaucoup plus complexe et qui met en jeu des phénomènes, allons-y, socio-culturels qui pour la plupart nous échappent.

    Posez-vous la question de savoir quel serait le coût,y compris financier, d’un abandon d’un minimum de protection sociale, qui pourtant,se réduit comme peau de chagrin, et tant que vous y êtes, allez au bout de votre raisonnement, et dénoncez clairement les profiteurs.
    Sans oublier ceux qui ont planifié fermetures et délocalisations AVANT de recevoir la manne de l’état, car ça aussi c’est du social, n’est-ce-pas ?

    Sur ce point, votre idôle n’a pas fait mieux que les autres…

  10. @ Quentin
    La période est difficile je le concède , mais la faute à qui ? A ceux qui nous vantaient le crèdit hypothécaire en 2007 ?
    Bon ,la crise est là , mais la différence entre la gauche et la droite ce sont les priorités . Et alors que Sarkozy rogne sur les acquis sociaux , il maintient la loi TEPA . Et que peut-on lire dans le MONDE du 26/05/09 ? :
    « Le déficit budgétaire s’est accru. En 2008, le déficit budgétaire a augmenté de 47 % pour s’établir à 56,3 milliards d’euros alors même que la dégradation de la conjoncture a eu un impact limité, « au plus égal à 4 milliards » sur les recettes fiscales nettes.
    Autrement dit, ce n’est pas la récession qui explique la forte hausse du déficit budgétaire, mais la combinaison de deux éléments : l’Etat s’est privé de recettes précieuses en poursuivant la politique d’allégements fiscaux engagée avec la loi TEPA du 21 août 2007. Par ailleurs, il ne maîtrise pas ses dépenses. »
    Autre extrait :
    « Les ressources nettes de l’Etat ont diminué de 4,6 % en 2008 : elles sont en retrait de 11,2 milliards par rapport à 2007. A la différence des années précédentes, 2008 a été marquée par une baisse sensible des recettes fiscales nettes (- 6,7 milliards) et non fiscales (- 730 millions).
    A elle seule, la poursuite de la politique d’allégements fiscaux a induit en 2008 une diminution de recettes de 7,6 milliards, souligne la Cour (des comptes) »

    C’est donc le très gauchisant et fascisant Le Monde qui reprend les conclusions de la très fascisante et gauchisante Cour des Comptes pour sigmatiser Sarkozy et sa gestion…

    @ Eguor
    Vous avez résumé , bien mieux que j’aurai pu le faire , ce que je pense .

  11. @PHILIPPE et EGUOR

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas de social, je me cite « il faut mélanger le libéralisme avec le socialismes. Quand la croissance est là, que l’argent n’est plus un soucis, faisons du social, lorsque l’on entre en période de crise, arrêtons » , « il faut faire des économie, pour justement maintenir un minimum d’action sociale »

    La France s’embourbe dans un système de fiscalisation (non favorable), afin de faire une redistribution (défavorable). Je précise, on prélève un max au gens qui peuvent partir (et qui partent d’ailleurs, donc il ne reste plus rien), on taxe le français moyen, etc … On redistribue comme vous le dite si bien aux entreprises qui délocalisent et même celles qui restent d’ailleurs(que se soit à droite comme à gauche d’ailleurs) sans contre partie. On créer des revenus (sans travail, ni contre partie) pour satisfaire l’électorat.

    Et pour finir avec ce système de répartition, on embauche des fonctionnaires inutiles pour gérer l’argent et le redistribué de manière non équitable. Qui nous à plonger dans ce système incontrôlable et qui ne génère aucune richesse pour le pays, certainement pas la droite, retracer un peu l’histoire.

    Contrairement à ce que vous pensez, je suis plus que favorable au « social », il vaut mieux prévenir que guérir, mais il y a un moment ou le financement à tout bout de champ d’association truc, d’organisme machin et cellules chouette, il faut avoué que ça coute excessivement chère aux 50% de français qui paye gentilement leurs impôts.

    La droite française est une des droite les plus modéré du monde, et c’est très bien pour notre pays, maintenant, trop de libéralisme tue le libéralisme (on à pu en faire l’expérience), et trop de socialisme tue le socialisme (vous en faite l’expérience en ce moment). Ne vous étonné pas si l’extrémisme de droite comme de gauche revient en force dans les années à venir, c’est à cause de vos idées (et je parle à tout le monde) basé sur une idéologie unique qui engendre ce phénomène.

    Je ne suis qu’un pauvre esclave du système français, qui pensent qu’il suffit de travailler comme nos parents et grands parent l’on fait pour que notre pays s’en sorte (et pas en faisant 35 heures cf M. AUBRY, première secrétaire du parti socialiste en 2009 et génératrice de délocalisation).

  12. @eguor

    Pour votre information je n’idolâtre personne. Enfin si les gens qui réussissent leur vie malgré les difficultés, et qui en grande partie vote à droite (aller savoir pourquoi).
    J’ai déjà votre réponse, se sont des voyous née avec une cuillère en argent dans la bouche qui on profité toute leur vie des « mannes de l’état » tout en volant le capital risque de leurs salariés.
    Chacun sa vision des choses, ce n’est pas la mienne. Il y a des profiteurs partout, de tout bords politique, de tout sexe, et de toute nationalité. Maintenant il y a les 99,99% de la population.

  13. @ Quentin

    Merci de ne pas me prêter une pré-rèponse qui n’est que la projection de votre propre catégorisation…
    Vous n’êtes pas né avec une cuiller en argent dans la bouche, je ne suis pas né avec le couteau entre les dents. Restons en là.

    Un point sur lequel nous seront peut-être d’accord : le retour probable de l’extrémisme.
    A mon sens, la forme la plus redoutable de l’extrémisme est déjà à l’oeuvre depuis bien longtemps, d’autant plus dangereuse qu’elle est atone et non partisane.
    Je pense à la dépolitisation, fruit pourri de la légende de la fin de l’histoire et de l’esquive permanente d’une classe politique ronronnant ses incantations au renoncement au travers d’un discours techniciste et de l’aptitude à énoncer des intentions qui partent non pas d’un constat de la réalité, mais de sa capacité supposée à transformer cette réalité au moyen de sa propre vision.

    Je ne m’étendrai pas sur le couplet sur les impôts, vaste pantalonnade ou on peut dire tout et son contaire.
    Qu’est-ce qui est juste et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qui doit fixer les seuils et les plafonds ?

    « Je ne suis qu’un pauvre esclave du système français, qui pensent qu’il suffit de travailler comme nos parents et grands parent l’on fait pour que notre pays s’en sorte (et pas en faisant 35 heures cf M. AUBRY, première secrétaire du parti socialiste en 2009 et génératrice de délocalisation). »

    Je travaille aussi et je paie des impôts, sans me considérer pour autant comme un esclave.
    Quand je sature ou que les circonstances m’y contraignent, je m’arrête ou je fais autre chose (j’ai la chance de pouvoir le faire).
    Qu’est-ce qui vous oblige à supporter ce statut d’esclave ?

  14. Merci Quentin

    « trop de liberalisme tue le liberalisme »
    OUI, faut surtout pas montrer qu’on veut tout posséder pour exister, quitte à faire mourir des hommes des femmes et des enfants des riches pays du tiers monde……Amis, restons donc des esclaves, sinon on ne bouffera bientot plus les miettes de pains que nous faisons nous meme pour les gentils capitalistes.