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Vous n’imaginez pas le pouvoir de l’écologie !

Par      • 30 Mai, 2009 • Catégorie(s): Elections  Elections    

Si, de 2005 à 2008, le Parti Socialiste aura été ma famille de raison, l’écologie politique aura toujours été ma famille de cœur.

Dans ma vie, je n’ai voté que 3 fois socialiste. La première fois, c’était en 1988 au 2e tour de la présidentielle. Je votai alors pour Mitterrand. A gauche, comme j’aime à le dire souvent, Mitterrand n’a jamais été de gauche. Les socialistes ont cru que cet homme était un modèle. J’ai, pour ma part, bercé par les mots de Pierre Mendès-France et de Michel Rocard, compris que c’était la plus grande imposture politique. Nous ne nous remettons toujours pas et nous n’en finissons pas d’en mourir. Verrais-je encore la gauche au pouvoir de mon vivant ? J’en doute. Je conviens toutefois que cela dépend très largement du temps qu’il me reste à vivre. ;+)

Et puis, j’ai voté socialiste aux élections présidentielles et législatives de 2007. Même si le prêchi-prêcha de Ségolène Royal m’est aussi insupportable que le discours de ces laïcards bornés qui se croient investis d’une mission divine, j’avoue que j’y ai cru et, pour tout vous dire, enfoui dans un coin de mon cerveau, j’y crois un peu encore. Sauf que je sais être aussi un être rationnel et je ne vois pas quelle secousse métaphysique pourra faire prendre conscience à Ségolène Royal de la nécessité de changer la forme de son discours. C’est son style et, après tout, pourquoi pas ?

Durant toutes ces années, j’ai voté PSU, puis Verts et blanc au 2e tour à toutes les élections. En 2002, de colère rouge, j’ai fait, pour moi, l’impensable : j’ai voté Besancenot. Avec mon vote socialiste de 1988, ce fut ma seule incohérence.

Vert dans nos têtes ?

Vert dans nos têtes ?

Certains de mes camarades socialistes – je pense à Bernard Bonnechère et Guillaume Charignon – ont, à plusieurs reprises, souligné mon incohérence politique. Et je dois leur rendre raison sur un point : ma seule incohérence politique fut d’appartenir au Parti Socialiste durant 3 ans. J’ai cru que nous pouvions agir de l’intérieur pour changer les choses. Animé par la pulsion de Thanatos, le Parti Socialiste est à l’image de l’ensemble de la société. Dans un monde de brutes, la guerre des places a cédé à la guerre des idées, celle-là même qui l’avait porté aux nues en 1981 ! Pour en faire quoi ? Je pense au 2e mandat de Mitterrand.

Au sein d’Europe Écologie, j’ai très vite senti que j’étais en famille. Cette façon de faire de la politique autrement, d’accepter la diversité en acte et non en mots. Cette joie et cette passion qui nous animent et nous donnent encore envie de croire à la politique.

La gauche a perdu la bataille de nos imaginaires. Pour moi, c’était déjà le cas depuis bien longtemps.

Crédit photos : Nucnuc, Marie Claire Maison.com

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3 Réponses »

  1. Oh que si, je l’imagine très bien on en a longuement discuté ! Tu as tout à fait raison.
    Cette phrase me réjouit : « J’ai cru que nous pouvions agir de l’intérieur pour changer les choses. » ah, enfin ! Là tu as eu tort.
    Donc maintenant tu dois nous comprendre Pierre et moi et tu pourrais enfin reconnaître que nous avions raison ! Non mais sans blague ! ;+)

  2. Mais, il y a tout de même un paradoxe. Comment aurait-on pu se rencontrer, Pierre, toi et moi, sans l’institution, i.e. la section locale du Parti Socialiste de Brionne ?

  3. Mais la vie est aussi faite de paradoxes ! ;+)
    Et puis il y a le destin…