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Jacky Hénin et le Front de Gauche

Par      • 24 Mai, 2009 • Catégorie(s): Elections  Elections    

European LeftFace à la pensée instituée qui associe la réussite sociale au fait de posséder une grande maison, un chien, une belle voiture, une Rollex et des Ray-Ban à 50 ans, j’ose croire encore en la force symbolique de la pensée du Front de Gauche héritée de l’imaginaire socialiste et communiste. A moins que la gauche, dans ce pays et dans la majorité des pays européens, n’ait définitivement perdu la bataille de nos imaginaires…

Pour rappel, le Front de Gauche en France est constitué du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire.

Sur le site du Front de gauche

Sur le site de la Gauche Unitaire Européenne

Sur Jacky Hénin

Nous rencontrons, mardi 26 mai à 17 h 00, Jacky Hénin, député européen sortant et tête de liste du Front de Gauche dans la région Nord-Ouest, dans le cadre des blogs en campagne. Pour être allé à Calais récemment, j’ai pu entendre tout le mal que pensaient les Calaisiens de sa gestion municipale alors qu’il était maire de 2001 à 2008. Il a d’ailleurs été sèchement battu en 2008 par l’UMP Nathalie Bouchart. A l’époque, Jacky Hénin cumulait les fonctions de Maire, de Président d’agglo et de député européen ! Comment est-ce possible ?

En février, les parkings vides du terminal EuroStar et du centre commercial 4B, la faible activité des commerces du centre ville, le chômage technique des sous-traitants de l’automobile m’ont donné la fâcheuse impression d’une ville en train de mourir. Et puis, tous ces migrants qui errent en bande dans la ville de Calais finissent par vous donner un véritable sentiment d’insécurité. A Calais, dès février, j’ai pu mesurer et ressentir toute l’horreur de la crise !

Crédit photos : Wendy Halderman, Parlement européen

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6 Réponses »

  1. Voilà comment un maire de gauche, cumulard de surcroît, ne prenant pas les problèmes à bras le corps, fait gagner un maire de droite… lamentable !

  2. @Virginie, pas si simple même si je partage l’aspect « cumulard » de votre commentaire.
    Je ne suis pas un pro ou anti Hénin mais il faut dire que, quelque soit le maire de « Gauche » qui aurait appliqué ce qui a été répondu par un internaute à la suite de sa défaite aux minicipales, aurait probablement perdu la mairie : « Tout ça parce que le maire affichait son soutien aux sans papiers et offrait des soupes chaudes au moment des grands froids, voilà le merci des Calaisiens pauvres cons franchouillards ! ».
    Aussi pour résumer, méditons ce texte du Pasteur allemand Martin Niemöller (1892-1984) que j’ai pompé sur le blog de JC Houel :
    « Lorsqu’ils sont venus chercher les communistes je me suis tu, je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates je me suis tu, je n’étais pas social-démocrate. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs je me suis tu, je n’étais pas juif.
    Puis ils sont venus me chercher et il ne restait plus personne pour protester. »
    On pourrait ajouter : Lorsque j’ai vu les sans papiers de Calais mal traités je me suis tu … !

  3. @ Fabrice,

    Je sais que ce n’est pas simple ! Ca se saurait !
    J’ai bien conscience des problèmes en Calaisis , j’ai également écrit un article sur le sort des clandestins.
    C’est juste que je déteste le cumul et que s’il avait eu plus de temps pour sa ville il aurait sans doute pu faire plus, mieux je ne sais pas, mais plus…

  4. @Fabrice

    La référence à Niemöller me semble ne pas convenir au débat eu égard à ce qu’elle évoque. C’est une remarque de pure forme.

  5. @Denis

    En partie d’accord avec la forme sur le sujet évoqué, mais je ne connaissais pas ce texte de Martin Niemöller qu’il m’a paru opportun de partager avec d’autres internautes.

    Billet sur « Coupat, Hadopi, Loppsi : beuglements blogosphériques ! » excellent, qui je dois dire analyse de manière très objective le désintérêt de nos concitoyens pour la politique et les sujets de société en général. Quand les « ténors » de la politique locale, régionale, nationale, européenne, arrêteront de prendre les militants de base pour des marchepieds à des fins personnelles, alors il se peut que la réconciliation entre les « bras » et les « têtes » (direction, fédération, section …), mais aussi entre le peuple et ses représentants, se mette en ordre de marche. Quoiqu’il en soit l’individualisme ne connaît pas la crise, à droite de l’échiquier politique mais aussi à gauche, ce qui est bien plus grave.

  6. @Fabrice

    Tu parles d’individualisme. J’y souscris. On pourrait aussi parler d’atomisation et de décomposition des corps intermédiaires dont les Partis politiques sont des éléments. Pour les syndicats, c’est déjà fait depuis plus longtemps.

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