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Trou de la sécu : les stocks-options montrés du doigt

Par      • 17 Sep, 2007 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

Manifestement, Sarkoléon n’était pas enthousiaste à se faire tancer par Philippe Séguin, l’actuel Président de la Cour des Comptes. Alors qu’il passe son temps à dénoncer les tricheurs et les fraudeurs à la sécu et à l’assurance-chômage, le patron des patrons français, accessoirement Président de la République Française, n’avait pas envie d’entendre que les stocks-options ont généré un manque à gagner de 3 milliards dans les caisses de la sécurité sociale pour l’année 2006. En 2007, le trou de la branche maladie devrait être de 6 milliards.

Les stocks-options doivent être interdits en France. Ils dévoient la fonction des cadres-dirigeants des entreprises devenus soucieux de voir leur mâgot fructifier, adoptant un comportement de rentier. Les dirigeants-actionnaires, au lieu d’investir dans le monde réel, virtualisent et fragilisent les actifs de l’entreprise sans se soucier de mettre en place de véritables politiques « industrielles ».

De façon plus générale, le leurre de la TVA sociale ne peut pas masquer l’insignifiance des solutions prônées par le gouvernement face à l’ampleur du problème. Nous ne pourrons pas nous exonérer de l’élargissement de la CSG sous la forme d’une Cotisation sur la Valeur Ajoutée.

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4 Réponses »

  1. Interdire les stocks-options c’est se priver des meilleurs mais le problème c’est qu’en France une fois de plus on a fait n’importe quoi. Il faut simplement introduire, comme cela existe souvent, une période de 3 à 4 ans ou la levée n’est pas possible, et bien entendu partager ses options entre tous les salariés.

    Pendant des années les Pdg non-actionnaires étaient très mal rémunérer en comparaison de ceux qui étaient à l’étranger.

    Il faut remarquer que c’était également vrai pour le reste du personnel (cadres, non-cadres, ouvriers).

    Il ne faut pas s’étonner de la perte de compétitivité de nos entreprises françaises.

    Comme dans les hôpitaux ne payons pas les médecins, résultat, au mieux ils partent, mais généralement ils trichent (consultations en privé, dessous de table, …)!

  2. Je ne suis pas sûr, au vu de l’évolution du capitalisme mondial, que le fait d’avoir des « pointures » à la tête des entreprises françaises soit un atout ! Et puis de quelles pointures s’agit-t-il ? En France, nos chaussures sont percées. J’en appelle à Madame Michu.

    Il y a d’autres facteurs qui expliquent la compétitivité des entreprises :
    * les infrastructures publiques
    * les dépenses de recherche et les universités
    * la formation des personnels
    * la présence de transparence et d’un état fort

    Votre réflexion s’inscrit dans l’idée que l’humanité ne fonctionnerait que par le bon vouloir de ses « maîtres » ? Je sens que vous avez lu l’excellent Schumpeter. Dans les facteurs d’explication de la croissance, il ne faut pas l’ignorer. A l’instar des Tontons flingeurs, je pourrais vous dire : « Y en a aussi. J’ai connu une vieille polonaise… »

    Vous nous replongez curieusement dans la féodalité. Vous avez dû zapper une partie de l’histoire.; +) J’ai bien compris que certains hommes politiques voulaient nous faire revenir au temps des cavernes. Je vous le dis en toute amitié. Vous êtes à côté de la plaque !

  3. parlons en de la formation en entreprise …

    je ne veut pas jouer les troubles fête mais actuellement
    elle est plutôt pas loin du point mort …

    la solution de facilité est de prendre un jeune formé
    et de jeter le vieux sous prétexte qu’il ne soit
    plus à la page …

  4. T’inquiètes pas Bernard… Y a de l’avenir à vieillir ! ;+)