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Small Business Act : la coquille vide de Dame Christine

Par      • 30 Avr, 2008 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

Small Business Act : coquille videOn la dit sur le départ depuis plusieurs mois. Au fil des mois, nous avons évoqué son sens pratique lorsqu’elle enjoignait les Français à n’utiliser leurs véhicules qu’en cas d’extrême nécessité. Sans rire, elle nous annonçait que, dans un pays sans contrôle des prix, les services du ministère seraient vigilants à la hausse du prix du pain.

Avec la commission Attali et le Small Business Act à la française Lagarde-Sarkozy-Fillon-Guéant, on allait voir ce qu’on allait voir. Et patatras… là-encore, la montagne accouche d’une souris ! Faut dire que, de là où ils sont, comment voulez-vous qu’ils y comprennent quelque chose aux TPE et PME françaises ?

Un Small Business Act est un dispositif dérogatoire et discriminant favorisant les petites entreprises et les entreprises de proximité et de service. La concentration oligopolistique des marchés fait que les grandes entreprises ne créent plus vraiment d’emploi pour des raisons de concurrence sociale et fiscale. Certains n’hésitent pas à parler de dumping. Je schématise pour faire vite.

La grande trouvaille de dame Christine, c’est de proposer le raccourcissement des délais de paiement…là où nous attendions des allégements relatifs aux procédures d’appels d’offre, des obligations légales visant à favoriser les entreprises locales pour les donneurs d’ordre publics et territoriaux : régions, départements, communautés de communes et d’agglo, communes, hôpitaux.

Ce que nous attendons aussi, c’est la fin de toutes les exonérations et autres subventions qui entraînent une dépense annuelle pour l’Etat et les organismes de sécurité sociale de 32 milliards en 2008. Elles pervertissent le calcul économique en amenant les entreprises à les intégrer dans leur Business Plan. Les petites entreprises ne disposant ni de services juridiques ni de Drh ne peuvent prétendre à percevoir cette aumône publique. Il seraient plus judicieux que ces 32 milliards d’euros servent à financer une baisse généralisée des charges sociales permettant l’exercice d’un concurrence libre et non faussée… selon l’expression consacrée.

Christine Lagarde est douée en anglais : elle rédige ses notes à Bercy dans la langue de Shakespeare. Pour autant, je ne suis pas bien sûr que c’est vraiment ce dont la France ait besoin en tant que ministre de l’économie et des finances. Pour ma part, je ne verrai aucune objection à ce que Nicolas Sarkozy prenne le temps d’accepter la démission de Christine Lagarde. Elle n’est pas à sa place !

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