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Repenser le Rmi

Par      • 30 Sep, 2006 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social   Points de vue  Points de vue    

L’article de Noëlle Burgi, chercheuse au Cnrs, dans le Diplo, remet en perspective l’émergence du Rmi, dont le moins Qu’on puisse dire est qu’il n’est pas arrivé par hasard.

La dérive des finances publiques due pour l’essentiel à l’effondrement des recettes et des revenus de l’impôt direct sans que le niveau de dépenses ne connaisse de baisse significative amène l’état à prôner la décentralisation. En cadeau d’adieu, Jean-Pierre Raffarin, ce libéral, a souhaité transférer la prise en charge du Rmi vers les départements. L’état des finances locales ne laisse pas augurer de bons présages. Ou bien, elles seront amenées à augmenter leur fiscalité; ou bien, elles chercheront à diminuer le nombre d’allocataires.

De son côté, l’Etat toujours mu par la recherche de la compétitivité de l’appareil de production, a mis en oeuvre, sous couvert de mesures sociales, des contrats de travail à durée indéterminée subventionnés à vie. : les CI-RMA (Contrat d’insertion – Revenu minimum d’activité). La mise en oeuvre de la prime pour l’emploi s’inscrit hélas dans cette idéologie : assurer le coût de travail le plus bas pour les entreprises en transférant la charge sur le dos des contribuables.

L’embellie des chiffres du chômage ne doit pas masquer la réalité : le nombre d ‘allocataires du Rmi ne fait que d’augmenteren parallèle avec la hausse des radiations. L’objectif est simple : décharger l’assurance-chômage de la prise en charge de ses personnes et diminuer les charges qui « apshixient » les entreprises. Au rythme où l’on va, à force d’exonérations, d’emplois subventionnés et d’aides diverses, on ne voit pas bien comment nous allons pouvoir maintenir nos régimes sociaux et assurer un niveau de rémunération décent pour les individus.

Chers camarades, que nous le voulions ou non, la gauche avec Rocard et avec Jospin a fait exactement le contraire de ce qu’elle était censée faire. Ces mesures n’ont fait que de renforcer le travail précaire, durcir les conditions de travail, instituer un esprit de compétition entre les individus, casser les solidarités dans et en dehors de l’entreprise sous couvert de les développer. Autrement dit, je dis ce que je fais et je fais le contraire de ce que j’ai dit. Au fait, c’est quoi être socialiste aujourd’hui ?

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2 Réponses »

  1. Interrogation écrite :
    C’est quoi être socialiste aujourd’hui ?
    C’est regarder, observer, réfléchir, échanger promouvoir des idées et les mettre en application ds sa vie quotidienne et citoyenne.
    signature : La Base

  2. D’accord avec toi. Nous savons ce que nous ne sommes pas. Bornés à droite par le radical-socialisme, à gauche par le marxisme politique, ils nous restent de l’espace. Le socialisme, c’est surtout ce que nous faisons et nous en ferons.