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Précarité et flexibilité : les deux mamelles de l’Union européenne

Par      • 5 Jan, 2012 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

Cet article a été initialement publié le 15 avril 2006 !


Politis et le Diplo nous donnent une excellente explication de texte de l’émergence brutale du CPE dans le droit social français.

En 2000, s’est tenu à Lisbonne un sommet des chefs d’état et de gouvernement dont le but était de définir les orientations stratégiques de l’UE. La France y était représenté par Jacques Chirac et Lionel Jospin. Au total, quelques objectifs ou simples orientations dont vous pourrez appréhender la forte connotation néo-libérale :

  • accélérer la libéralisation des services publics (gaz, électricité, services postaux, transports),
  • éliminer les entraves aux services (directive Bolkenstein),
  • moderniser la protection sociale, en supprimant notamment les obstacles à l’investissement dans les fonds de pension,
  • réduire le niveau général des aides d’État,
  • réduire la pression fiscale qui pèse sur le travail,
  • relever le niveau d’emploi, une autre façon de parler de l’allongement de la durée du travail.

Face au peu d’entrain de nos gouvernants à mettre en œuvre les précédents objectifs, la Commission a décidé le 25 janvier 2006 de mettre les bouchées doubles. Le CPE s’inscrivait donc dans le PNR (Plan National des Réformes), exigé par Bruxelles que Dominique de Villepin a transmis à la Commission en décembre 2005.

Le mouvement concerne toute l’UE. En Allemagne, notamment, les choses ont commencé à se gâter dès 2002. Depuis, les indemnités chômage ont été ramenées de 32 à 12 mois.

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