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Pour Nicolas Sarkozy, c’est la faute à l’Europe

Par      • 30 Août, 2007 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social   Sarkozy  Sarkozy    

Le dîner de cons au MedefL’intervention de Nicolas Sarkozy que j’ai regardé sur BFM TV et qui vient de s’achever fut extrêmement brillante. Volontaristes, pleins d’humour, finalement, ses mots étaient ceux d’un alter ego retrouvé après le faux pas de Dakar.

Oui, Nicolas Sarkozy a raison. Il a raison sur l’Europe pour laquelle il a voté. Il a raison sur l’Euro et la BCE pour lesquels il a voté. Cette Europe qui s’applique singulièrement les règles de l’OMC que les autres peinent à s’appliquer. Cette Europe qui accepte des produits fabriqués dans des pays sans protection sociale, sans réglementation sur le travail des enfants, sans contraintes environnementales. Cette Europe qui, dogmatiquement, a décrété l’indépendance de sa monnaie confiée à des techniciens qui nous mènent à la catastrophe par pure idéologie. Cette Europe imbécile qui cherche à appliquer la théorie de l’avantage comparatif à tous les secteurs, y compris au secteur agricole. Oui, cet après-midi, j’étais d’accord avec… Henri Guaino. Oui, moi le fédéraliste du noyau dur, ses diagnostics sur l’Europe, ceux de Philippe Séguin, de Jean-Pierre Chevènement et de tant d’autres sont miens sur beaucoup de sujets ! D’accord et après ?

Mais que nous propose le Président Sarkozy ? Travailler plus ? Pauvre Guy Roux ! A 68 ans, il n’en peut mais. Créer et produire davantage sans réfléchir à la question environnementale ? C’est vrai que nous avons le nucléaire, cette énergie à l’avenir si certain. Libérer les énergies ? Par l’épargne des plus riches davantage préoccupés par les placements financiers et immobiliers, les yatchs, les grosses voitures et les grandes villas luxueuses. Je sais… Je caricature encore une fois. Nos patrons français sont exemplaires et les vilains petits canards existent partout ! Il nous propose la rupture. Mais de quoi au juste ?

Le Président redevenu candidat pour l’occasion, ne fut que l’ombre de la fonction qui est la sienne : un simple patron parmi les patrons. Il était heureux, là, à sa place parmi les siens. C’était touchant à voir…

S’il a su déclarer, rigolard et humiliant, « Je suis peut-être celui qui sait le mieux exploiter les richesses humaines du Parti Socialiste. », il est surtout celui qui sait le mieux nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Après tout, si l’essentiel était d’y croire ? Bravo l’artiste… je veux dire bravo Henri !!!

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