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Bourses: les cracks de la finance mondiale à l’eau et au pain sec

Par      • 16 Août, 2007 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

1929Pour quelqu’un qui a, un jour, fait de l’économie dans sa vie, il est toujours amusant de voir la symbolique de l’idéologie dominante amener des amateurs du dimanche massivement sur les marchés financiers. L’intérêt de ces charmants concitoyens est de fournir de la chair à canons aux Zinzins qui contrôlent les marchés financiers. Parmi ces boursicoteurs du dimanche, j’ai eu cette chance exquise d’observer de nombreux cadres qui passent 30 mn à 1 h 30 par jour à « surveiller » sur leur temps de travail leur maigre porte-feuille d’actions !

S’enrichir en dormant semble être la nouvelle transposition imaginaire de la rente Pinay des années 60. Il faut dire que la faible progression des salaires depuis plus de 10 ans a de quoi inciter à la paresse et à la contre-productivité collective ! La valeur travail s’est constituée en valeurs financières pour ceux qui ne travaillent pas.

Notre « ami » Milton nous garantissait pourtant que le maintien de l’ordre social naturel, à force de calculs mathématiques aussi absurdes qu’inutiles, exigeait une croissance de la masse monétaire équivalente à celle de la croissance de l’économie réelle. Même lui, le libéral, n’avait sans doute pas imaginé l’imbécillité des Etats à se séparer de la capacité à contrôler la croissance de la masse monétaire. L’injection de liquidités à des niveaux rarement égalés par les « rejetons spirituels » de Milton tendrait à nous prouver qu’ils n’auraient pas compris l’enseignement du Maître dans leur grande « clairvoyance ».

En attendant des libéraux plus « intelligents » (oxymore ?), Pierre et Zoé vont devoir cracher au bassinet. Pour eux, c’est trop tard : la bourse parisienne est déjà revenue au niveau de février. Dommage : la chance sourit aux audacieux !

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2 Réponses »

  1. C’est marrant, à chaque retournement ou mini-krach (mais est-ce autre chose qu’une prise de bénéfices massive plus ou moins planifiée par les « Gros Porteurs » ? Assez joué les enfants, il est l’heure de passer à la caisse…),les Grands-Prêtres ont tendance à nous balayer Friedman sous le tapis et à ressortir Hayeck, Smith, ou même Ricardo.
    Pas assez mort, peut-être ?

    Encore un complot !

  2. Radix malorum cupiditas est.

    http://www.stop-finance.org/Speculation-et-crises-ca-suffit#sp1