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Faire les bilans comptables… d’une année passée

Par      • 23 Avr, 2008 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social   Sarkozy  Sarkozy    

Quoi de plus merveilleux que d’être, comme moi, chef d’entreprise et de voir l’évolution de nos vies au travers d’un système comptable.

Eh oui… A ceux et surtout à celles qui ne croient pas aux vertus des chiffres, je voudrai vous dire qu’ils sont à l’humanoïde du XXIième siècle ce que les Oracles de Delphes étaient à la Pythie.

1ière constatation… pour gagner plus, il faut dépenser tellement plus qu’au final, on en finit par gagner moins. Moins de temps à soi, aux autres, à la culture, à sa famille, à l’éducation de ses propres enfants et aux gens qu’on aime ! Tellement plus de carburant pour aller chercher le « travail » dans des périmètres tellement éloignés de chez soi qu’on en finit par oublier d’autres dimensions que celles afférentes à l’homo economicus. Quant bien même, chercherions-nous à protéger nos vies et celles de nos proches que nous ne parvenons tout juste qu’à les détruire chaque jour davantage ! La massification de notre bêtise est proportionnelle à la taille de l’humanité.

2ième constatation… dans les entrailles comptables, vous verrez que bien peu de personnes profitent de cette croissance virtuelle. Autrement dit, chaque jour qui passe contribue à faire que nous enrichissons les plus riches. J’aimerai parfois avoir l’âme d’un corse en révolte face à l’idée de la construction d’un barrage sur l’Asco. Facile à dire de la part d’un chef d’entreprise qui n’a à se plaindre de rien ? Vous avez raison. Sauf que voilà… Voilà que les frais de tenue de compte doublent en un an ou presque. Du racket ? Non. Non. Jérôme Kerviel n’a fait que contribuer à 5 milliards d’euros de perte à la Société Générale. La sensation de l’augmentation des dépenses obligatoires se généralise au monde de l’entreprise. Et le paradoxe est que la part des charges que nous versons aux organismes de sécurité sociale n’augmentent plus. En revanche, la rhétorique des docteurs Diafoirus de la Sarkozie – ce pays étrange – et du Medef continuent de croire aux vertus des potions magiques libérales. Stop. Arrêtez de mentir au bon peuple. Celui qui ne connaît pas l’entreprise. Nous voulons des conditions égales pour tous et non pas des distorsions à la concurrence qui font que les petits ne bénéficient pas des 32 milliards d’exonération lâchés à vos amis du Cac et à vos amis tout court. Nous voulons que le financement de la protection sociale porte sur la valeur ajoutée, c’est-à-dire aussi sur la rente et les stocks-options qui détruisent l’emploi un peu plus chaque jour.

On peut reprocher des tas de choses à la gauche, mais pas celle d’un clientélisme putride qui fait que les petits intérêts des uns en finissent à gouverner le monde. Je préfère les petits intérêts des autres.

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Une Réponse »

  1. La répartition des richeses ne sera juste que lorsqu’elle sera mondiale. L’économie est mondialisée. La politique ne l’est pas: comment controler une entité qui n’a pas de frontière et joue sur la conccurence d’ordre fiscale entre les Etats.

    Taxé les rentes et autres stock options que ces bouffons de capitalistes se gardent pour eux ne servirait à rien car le pays voisin plus acceuillant et plus souple fiscalement attirera le bouffon de capitaliste qui aussi intelligent qu’une poule cherchera d’un instint primitif à protéger ses oeux…

    Taxer de facon trop lourde ne sert qu’a faire fuire le capital que l’on cherche pourtant à attirrer.

    Taxer mondialement et de facon uniforme pour mieux répartir sonnera le glas de la pauvreté. Mais c’est pas demain la veille…

    Oui a la mondialisation de la fiscalité ! oui a l’impot mondial ;-) !