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Commission Attali sur les conditions de la libération de la croissance française

Par      • 30 Juil, 2007 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

Le moins qu’on puisse dire est que Jacques Attali est un homme brillant ! Bien que non membre du Parti Socialiste, sa participation à l’oeuvre du Président de la République est des plus surprenantes. Les termes choisis pour le nom de la commission le sont encore plus.

Dans son blog, Jacques Attali évoque quelques pistes de réflexion pour la dite commission sans chercher à les fermer :

  • mode de sélection des élites dirigeantes
  • rentes de situation des professions réglementées
  • difficultés de la recherche
  • obstacles à la création d’entreprise et à leur financement
  • insuffisances de la mobilité sociale
  • limites à l’accroissement de la population active

CroissanceDerrière la question du mode de sélection des élites, se posent celles de l’auto-reproduction des élites et du népotisme généralisé Comme mode de désignation de nos « élites » politiques et économiques. Si au critère de L’argent, la réponse est celle de la performance ou de l’excellence, nous nous aurons encore éloigné davantage de la question posée. Au vu de la composition de la commission, je crains que les réponses manquent de diversité. Qui de mieux pour parler des élites que les élites elles-mêmes !

Sur les professions « réglementées », c’est toute la question de la déréglementation dont on voit la façon dont elle a été instrumentalisée par les tenants de la « main invisible » en terme de gestion des conditions de marché. Et puis, une déréglementation peut cacher d’autres « réglementations » privées : qualité, certifications. Elles engendrent des pertes de compétitivité non négligeables et auto-alimentent les bureaucraties politico-économiques.

L’état de pauvreté de notre secteur de recherche est une des conséquences directes de la politique volontariste et idéologique d’appauvrissement de l’Etat. A ce que je sache,le matériau idéologique de la droite française au pouvoir ne me semble pas être compatible avec la mise en oeuvre d’une rdynamisatin de la recherche. La fermeture des centres de recherche des entreprises françaises (si cela a encore un sens) atteste de la quadrature du cercle. La droite française n’est pas prête à mettre en oeuvre une approche interventionniste et/ou régulationniste.

Concernant la création d’entreprises, plusieurs problèmes se posent. Le premier concerne la multiplicité des intervenants. Je pense à la concurrence que se livrent les régions en charge des fonds européens et les chambres consulaires. Pour ma part, je l’ai d’ailleurs proposé lors du débat sur notre projet, à des fins d’efficacité, la gestion de cette compétence au niveau des régions. Sur le financement, il faut peut-être constituer un établissement public national qui abonde un fond de financement des PME-PMI de notre pays. La mise en oeuvre du micro-crédit peut être un facteur facilitant la création de nombreux emplois de services. Je crois que Jacques Attali, en la matière, saura faire appel à son imagination, sa créativité et ses compétences.

La question de l’insuffisance de la mobilité sociale renvoie en grande partie au mode de sélections de nos élites. Mais de façon plus générale, il est difficile en France d’être juriste ou économiste lorsqu’on a été charcutier. L’inverse est aussi vrai. ;+) La mobilité sociale renvoie à d’autres problématiques autour de la mobilité de façon plus générale. L’économique sculpte nos vies au point où la perte d’autonomie de la majorité des habitants de ce pays devient total. Comment construire un destin lorsque ce sont les conditions « matérielles » qui le déterminent ?

La France connaît un des taux d’emploi des jeunes et des plus de 55 ans les plus faibles d’Europe. La perspective du chômage, la stagnation du pouvoir d’achat pour la grande majorité d’entre nous font que la guerre des places règne dans le monde de l’entreprise.

Malgré toutes les propositions qui peuvent être faites, le problème originel de ce type de commission me semble dans la question posée. Autrement dit, la question n’est pas de savoir comment faire pour produire davantage, mais bel et bien de savoir comment faire pour produire mieux, produire propre, produire juste. Un croissance infinie est-elle compatible avec des ressources finies ? Faut-il espérer de cette commission ? En tout cas, bonne chance !

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18 Réponses »

  1. Si je ne le savais pas de gauche (enfin c’est ce qu’il a toujours prétendu, même s’il n’a pas sa carte au PS) à voir les termes employés pour ses pistes de réflexion, je le croirais volontiers de droite…
    Je suis d’accord avec vous Denis.
    Et « l’autoreproduction » des élites devient de plus en plus inquiétante…
    Ce qui a toujours fait tourner le monde c’est le sexe et l’argent.
    Il faut sortir de ce système, mais il est si ancien, est-ce encore possible ?
    Je l’espère, sinon je ne serais pas sur ce blog !

  2. Monsieur, en recherchant des éléments sur la commision Attali, je suis tombé par hasard sur votre blog, je vous précise que je ne suis ni dirigeant dans l’élite française, ni militant, je pratique jusqu’à présent le nomadisme électoral, votant pour celui ou celle qui développe des idées qui me paraissent bonnes pour notre pays et à 53 ans, je me pose la question de la validité de cette démocratie qui engendre à chaque fois de nouveaux népotismes qui finalement sont éternellement les mêmes et fabrique des lignées de nantis de tous bords.
    Un point particulier a retenu mon attention dans votre publication « La question de l’insuffisance de la mobilité sociale »Je suis un exemple de mobilité volontaire: En effet après 30 ans d’activité dans un secteur concurrenciel où l’on a de + en + tendance à prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, avec mon épouse nous avons décidé de monter un petit commerce où l’on gagne beaucoup moins où nous avons pratiquement plus de congés mais où le rapport à l’humain dépasse les considérations matérielles. A l’inverse, nous pensons que la mobilité sociale doit se transcender au travers des générations et c’est ce que nous avons souhaité pour nos enfants en leur permettant de réaliser des études en rapport avec leurs aspirations. Nous avons soigneusement évité l’écueil de la « reproduction sociale » qui est aussi une forme de népotisme. Finalement, vous n’avez pas tort dans cette phrase « L’économique sculpte nos vies au point où la perte d’autonomie de la majorité des habitants de ce pays devient totale » et c’est d’abord dans l’esprit des gens qu’il faut agir en offrant l’autonomie c’est à dire la liberté de choisir:
    technologie du dernier cri,vacances, voitures flambant neuve ou investissement dans les études, les activités pour faire progresser les enfants par exemple.
    Issus tous 2 de milieux modestes, nous avons choisi en premier lieu notre liberté de faire gràce ceux qui nous ont élevés et qui nous ont offert ce seul et véritable héritage. Loin de vouloir faire pleurer dans les chaumières, nous pensons que l’évolution de notre société ne va pas dans le bon sens.
    Cordialement
    al1

  3. Vendredi, évoquant les brevets avec quelques compagnons de discussion, l’un d’entre eux affirma, sans rire, que la croissance était indispensable pour ne pas se faire rattraper par les autres !

    Croissance, hausse des profits, Cac 40… les valeurs imaginaires de ce monde font que nous en oublions l’essentiel : notre monde est « fini ».

    Cette phrase est à double sens.

  4. Je pense qu’il serait plus véridique d’admettre que c’est un système dont vous ne souhaitez pas, ou qui vous effraie, mais insinuer que la croissance perpétuelle est incompatible avec une production écologique ou juste relève de vos convictions plus que de faits (et la preuve par l’absurde n’existe même pas dans ce cas).

    La système de croissance continue reste dans le cadre d’un système fini puisque qu’il connait ses propres processus de régulations internes. La mise en commun d’intérêts même des plus égoistes produit un système équilibré. Par ailleurs, la solution n’est pas dans une sorte d’égalitarisme protecteur, où l’Etat papa interdit de produire plus de 2kg de tomates par jour, afin de combler toutes les cases des gens bien proprement. (on m’a raconté que sur une ile, des gens vivent ainsi, est-ce là l’épanouissement ultime de l’être humain ?) Nous ne sommes pas dans « la petite maison dans la prairie ».

    Par ailleurs, n’est on pas dans un système de croissance perpétuelle depuis l’aube des temps, quelles que soient vos convictions (et d’ailleurs j’en profite pour placer que cela doit poser un vrai problème pour les gens de la gauche française, d’ordinaire athés, de devoir s’en remettre au darwinisme, système des plus « élitistes », c’est peut être pour cela d’ailleurs que certains d’entre eux s’en remettent à l’écologie brutale où le vivant est considéré comme unité irréductible qu’il faut protéger à tout prix, fût-ce aux dépens de l’homme). Dès lors comment freiner, stagner, arrêter de faire des enfants ? Je doute que vous soyez de ceux qui croient qu’il faut une guerre comme « mécanisme régulateur ». Alors, ceci étant, il faut progresser, constamment, mais de mieux en mieux, différemment s’il le faut. Si ça se trouve d’ici une centaine d’années ou deux, on rigolera avec mépris des solutions que nous considérions comme salvatrices à l’heure actuelle. Alors ne nous croyons pas trop au top à l’heure actuelle -les gens qui croyaient que la terre était plate le croyaient aussi- la route est encore longue. D’ici il nous faudra faire grossir le gateau avant de le partager !

    Ce que je pense nécessaire, c’est de laisser le plus de libertés possibles aux gens, de veiller aux fondamentaux pour chaque être humain (nourriture, logement et possibilité de faire des enfants qui choisiront leur voie), et de laisser le système s’auto-réguler, en agissant pour (ou contre) les effets extrêmes. Je vous rejoins en ce point sur l’interventionnisme et en ce sens le libéralisme encadré dvient une vertu (que les socialistes français devraient être capables d’appréhender, au lieu de faire les vierges effarouchées et de tomber dans la caricature). Par contre, il faut encourager les gens à arrêter d’être jaloux, d’envier leur voisin, ceci étant une des racines du mécontentement, et paradoxalement la raison d’être à gauche de quantité de personnes. (Ahurissant, comment la jalousie est la base de l’envie de partage…avec les plus riches, pas avec les plus pauvres).

    Je suis déçu que quelqu’un qui arbore une capacité de réflexion telle que la votre décide de volontairement regarder le monde avec des œillères si étroites, sous des prétextes humanistes qui ne seraient même pas satifsfaits gràce à cela. Je ne peux que vous engager à pratiquer l’éclectisme, à lire des médias étrangers, à voir ce que font les autres gauches européennes et dans le monde, …, car il est regrettable de se priver d’éclairages différents sur un sujet. A moins qu’au-delà de restictions idéologiques naives, cela soit dans un but précis, comme le fait Mr Besancenot, qui simplifie la réalité pour ses auditeurs au lieu de les élever à la possibilité de la percevoir dans son ensemble.

    Nous sommes tous différents, il faut une possibilité d’emprunter des voies différentes. Je suis pour que chaque personne ait la possibilité de choisir entre plusieurs cartes (par exemple pour les retraites, les soins…).
    Le fait que chaque personne puisse choisir la carte qui lui convient s’appelle l’égalité, et il faut lutter de toutes nos forces pour préserver cela.
    Mais attention le fait que l’on oblige chaque personne a piocher la même carte s’appelle l’égalitarisme, et c’est la tendance de la gauche actuelle. Libre à vous de penser que cela mènera à la béatitude, mais cela demeure une étroitesse d’esprit et une simplification de la réalité.

  5. Je n’ai jamais dit que je ne croyais pas à un modèle de croissance compatible avec les contraintes environnementales.

    Je crois, en revanche, que si l’objectif est de faire en sorte que 9.5 milliards d’habitants construisent une économie sur le modèle d’aujourd’hui, les choses vont être singulièrement compliquées.

    Finalement, vos remarques n’ont rien à voir avec ce que j’ai pu dire. Vous êtes dans une approche réflexive. C’est votre droit le plus strict !

  6. Etonnante cette capacité à donner des leçons, agrémentée du petit catalogue des poncifs libéraux.
    Gemini, vous êtes sans doute sincére et de bonne foi, mais comment conçevez-vous un système de croissance tel qu’il est promu aujourd’hui qui ne « s’autorégule » pas par un phénomène symétrique quelconque de destruction ?
    Par ailleurs, n’y a t-il pas un paradoxe insoutenable entre la volonté d’assurer le minimum a chacun, donc implicitement, ensuite, que le meilleur gagne (pour le plus grand bien de tous ?) et celle de réguler leur « jalousie ». Pourquoi pas leurs désirs, leurs rêves, leurs fantasmes ?
    Ce que vous considérez comme une des racines du mécontentement est considéré par d’autres, (on va dire moins elliptiques) comme le moteur du « progrés » humain…
    Ah, j’oubliais la frustration…

  7. Je vous remercie de me considérer sincère et de bonne foi, car c’est en effet le cas, et je n’ai pas de catalogue des poncifs libéraux (ni de petit livre rouge par ailleurs), je suis libre de toute attache partisane, et si je lis des livres économiques, ils sont souvent écris par des gens de gauche figurez vous. Mais par contre, je regarde le monde sans tabou et sans oeillère.

    Concernant la jalousie, je me souviens de ma période scolaire où certains étaient jaloux des notes des autres, et ce genre de chose stupide les troublait réellement, hé bien figurez vous que certains d’entre eux sont aujourd’hui jaloux de la même manière, mais cette fois du salaire des autres, et veulent gommer toutes les inégalités salariales. Alors oui je pense que l’envie et la jalousie sont à bannir, parce qu’elles ne sont pas saines comme motivations. La vraie générosité s’applique déjà envers les autres avant soi, sans calcul.

    Pour être avoir beaucoup de « bobos » dans mon entourage, je peux vous dire que certaines personnes aisées, lorsqu’elles parlent de générosité, sont toujours à se lamenter sur leur sort et pensent d’abord à elles ou à l’avenir de leurs enfants (qu’elles arriveront à leur assurer jusqu’à un diplome convenable vu leurs économies), avant de penser à des gens qui sont réellement dans les difficultés.

    Donc oui il faut assumer que le système s’auto-régule, cela dusse-t-il être possible via des mécanismes un peu brutaux parfois et qu’il faut aider les gens à comprendre, l’essentiel est de pouvoir repartir après, autrement puiqu’il le faut. Et ne nions pas les vertus de l’économie de marché dans le domaine.

    A mon sens, le socialisme doit proposer des mesures visant à gommer les inégalités injustes, toutes les inégalités du départ, mais on ne peut empêcher qu’il y ai des inégalités à l’arrivée, sinon oui des gens vont se sentir frustrés, bloqués. Réfléchissez bien avant de proner un monde comme celui-là.

    Et puis, au final, regardons où en sont les autres gauches européennes, et avec quelles résultats, alors acceptons le changement et aidons les gens à l’accepter !

  8. L’égalitarisme n’a jamais fait parti du logiciel socialiste depuis le congrès de Tours.

    Je crois que nous attachons autant de poids à la responsabilité et à la liberté qu’au besoin d’égalité. Egalité devant la loi, la santé, la vieillesse. Correction des inégalités par rapport aux accidents de la vie et au chômage.

    Nous ne sommes pas tous égaux. Certains le sont encore moins que d’autres. Pour ceux-là, il faut penser des mécanismes qui leur laissent une place dans la société.

    Dans le cas contraire, il faudrait accepter que l’homme quitte l’humanité.

  9. J’aimerai vous croire quand vous dites que l’égalitarisme n’est pas l’apanage du PS mais à mon sens les 35h sont un exemple d’égalitarisme flagrant. Le fait que l’on interdise à des gens prêts à aller en retraite de continuer à travailler (sous une forme ou une autre, c’est à réfléchir) en est une autre. (Vous pouvez vous moquer de Guy Roux, mais il a 8 ans de plus que l’age requis, ce qui représente 1/5 des 40ans de cotisation requis, par ailleurs il s’est arrêté quand il l’a décidé, ce qui est le plus grand bien, et avec beaucoup de réalisme et d’humilité).

    Heuresement le ‘(beaucoup) plus de mal que de bien’ que les 3(h ont créées dans la société est aujourd’hui reconnu par le secrétaire du PS lui-même, après que la candidate est reconnue qu’elle ne croyait pas à la viabilité de leur généralisation, inclue dans le programme.

    Alors espérons que le PS (et ses militants) parviennent à se libérer de leurs tabous, et à chasser les extrémistes (ailleurs, pas avec un fusil :-) ) !

  10. Pour tout vous dire, je suis travailleur indépendant et sur la question du fonctionnement des entreprises, je crois le connaître tout particulièrement. Je conçois que quelqu’un fasse le choix de s’arrêter de travailler quand il l’entend. Encore faudrait-il que le taux d’emploi des plus de 50 ans permette de cotiser jusqu’à l’âge de la retraite ! Or, je croyais que l’emploi, en économie de marché, était de la responsabilité des entreprises qui disposent pourtant d’exonérations à gogo, exonérations qui appauvrissent de façon structurelle nos régimes sociaux ! Je travaille dans la formation professionnelle. Or je vois bien que les entreprises utilisent les contrats aidés pour chasser les plus de 50 ans qui coûtent beaucoup plus cher. A titre personnel, JE SUIS POUR LA SUPPRESSION DE TOUS LES REGIMES DEROGATOIRES.

    Le problème est que cette liberté signifie aussi que ceux qui le veulent doivent pouvoir s’arrêter à l’âge légal, quitte à ce qu’ils choisissent de racheter leurs points. La liberté doit s’exprimer dans tous les sens.

    Sur les 35 heures, faut arrêter !!! C’est 10 points de PIB qui ont été transférés des salaires vers l’EBE depuis 1980. Ce sont les faits. la productivité générée par les 35 heures a été absorbée intégralement par les entreprises sans que les salariés en bénéficient. De ce point de vue, oui, les 35 heures ont été un échec.

    La hausse de la productivité est la condition de la production de richesses. Soit. Encore faut-il que tous les gens qui y concourent puissent en bénéficier ? Car, à force de ne pas les payer et les motiver, on en arrive au résultat contraire. Sur ce point, j’étais d’accord Avec Sarkozy hier après-midi quand il s’exprimait aux côtés de ses amis. Il a toujours l’art de dire tout et de faire le contraire.

    Que vous le vouliez ou non, la baisse de la durée du travail est le sens de l’histoire ! Si on accepte votre raisonnement, on va bientôt refaire travailler les gamins et les femmes la nuit. Pour les femmes, c’est déjà fait !!! Au nom de l’égalité ?

  11. Bonjour,

    Pourriez-vous s.v.p. me faire connaître les noms et nationalités des membres de la Commission Attali sur la libéralisation de la croissance française ? Est-ce qu’il y a un ou une Canadien/ne vu que l’exemple du Canada estsouvent cité ? D’avance merci

  12. Bonjour,
    la loi Delalande n’est toujours pas supprimée me semble t-il. Elle est malheureusement un frein réel au recrutement de personnes mise au chômage à plus de 50 ans, comme moi. J’ai donc dû créer mon propre emploi. Mais lorque l’on crée son entreprise …..il faut beaucoup d’énergie , d’heures de travail supplémentaires, de connaissances à parfaire sans aide véritable, de courage, de pugnacité quand on se heurte tous les jours à des problèmes administratifs aberrants, voire de rétention d’informations (je dirige un Centre de Formation et de recrutement). Que de temps perdu! J’envisage moi aussi d’aller rejoindre ma fille et mon gendre tous deux expatriés (lui chercheur, physicien, polytechnicien et elle designer automobile reconvertie dans l’enseignement à l’Université ! ) Tout est lié ! Le départ des enfants qui ne veulent pas le chômage de leurs parents ! Voici une ou des pistes de reflexion. Cordialement. Christine Lemaitre

  13. Personnellement, je n’ai pas trouvé de complications administratives à créer mon activité de TNS (1 feuille A4 à remplir) et à créer mon entreprise.

    Là où je vous rejoins, c’est sur l’incompétence des organismes consulaires et sur l’enchevêtrement des « contrôleurs » qui justifient leur emploi par la quantité de paperasses qu’ils manipulent. C’est une maladie infantile culturelle : la colbertite.

    Il y a là sans doute quelques raisons objectives qui freinent la croissance. Merci de votre passage éclairant.

  14. bonjour,
    je souhaiterai dialoguer avec la personne qui s’occuperai de la réforme des « taxis ».

    en vous remerciant, j ‘attends une réponse.

  15. Monsieur Nicolas SARKOZY est un expert en matière de rente de situation…

    Je suis allé faire un tour sur internet pour vérifier que notre bon président est un bon modèle.

    Et bien oui, il est associé d’un cabinet d’avocat dénommé « ARNAUD CLAUDE & ASSOCIES » exploité dans le cadre d’une SELAS (342 285 665 R.C.S. PARIS).

    Ce cabinet comprend:
    – 2 avocats associés : Arnaud CLAUDE et Nicolas SARKOZY.
    – 11 avocats Collaborateurs et une Juriste

    Il est drôle de noter que cette société oublie de déposer ses comptes au greffe du tribunal de commerce depuis de nombreuses années alors qu’il s’agit d’une obligation légale (article L. 232-23 du Code de commerce).

    Le fait de ne pas satisfaire aux obligations de dépôt prévues aux articles L. 232-21 à L. 232-23 est puni de l’amende prévue par le 5e de l’article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la cinquième classe. En cas de récidive, la peine applicable est celle prévue par le 5e de l’article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la cinquième classe commises en récidive (article L. 247-3 du Code de commerce).

    Ma conclusion:
    – le président est en infraction. Je ne suis pas assez bon pour savoir comment cette amende peut être prononcée. Peut être quelqu’un pourrait nous éclairer.
    – il y a qu’un associé qui bosse de manière effective dans la boîte et beaucoup de collaborateurs. Pas vraiment un modèle de partage et d’intégration. Trouvez moi un pharmacien ou un notaire qui travaille avec douze autres diplômés… Ce doit être rare et c’est ce dont nous ne voulons pas. Un modèle de l’égoïsme dénoncé par ATTALI.
    – une véritable confusion des genres. Comment être Président et associé dans un cabinet d’avocat ? Se sert-il de sa fonction pour alimenter son cabinet ? Il est vrai que SARKOZY ne doit pas être fort en droit constitutionnel. Il doit appeler Jack LANG.
    – il ne comporte bien plus mal que ceux qu’il dénonce comme étant des rentiers.
    – n’est-il pas choquant de voir le président travailler pour sa propre corporation en voulant dézinguer les avoués et notaires. Il y a là une confusion des genres.

    Un électeur de droite qui a voté pour lui (quel con) et pas prêt de se laisser faire.

  16. Les résultats de la commission Attali posent le problème de la véritable nature socialiste des ralliés à Sarkozy. Nathalie Kosiusko Maurizet trouve que la commission Attali joue un rôle réactionnaire dans la réforme. L’ancien conseiller de François Mitterrand demande en effet que le président retire le principe de précaution de la constitution car il serait un frein puissant au travail des industriels. je ne sais qui l’emportera dans le PS pour 2012 mais si les socialistes etpseudo-socialistes raliés à Sarkozy n’était pas systématiquement écartés de l’entourage du candidat ou s’ils étaient rappelés pour quelque raison que ce soit et je pense à l’odieux Strauss Kahn (souvenez vous de sa réaction au soir des élections ou il fulmina contre son propre camps) je pense que cette fois je ne voterai pas pour lui à la présidentielle.

  17. Il paraît que DSK est en train de se faire « réformer » par le FMI, ou est-ce le contraire ?
    Déparerait pas dans une certaine liste de « l’entre-soi »…
    Wait and see…

  18. Monsieur,

    Bonjour, étant artisan taxi à Lyon, souhaitant cesser mon activité pour la fin d’année, sachant que la commission de la ville de Lyon est prévue le 14/12 pour validation de la vente, que dois-je dire aux futurs acquéreurs,pour les rassurer, concernant le maintient du numérus closus sur la ville de Lyon. Sachant lors d’interventions télévisées et radiophoniques, des « bruits » on circulés sur la dérèglementation totale, ce qui bloquent toutes transactions pour l’instant. Merci par avance de me répondre, car cette situation pourrait me conduire très rapidement à un dépôt de bilan où je pourrais tout perdre. Sincères salutations.