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Villes et communautés en transition

Par      • 16 Mar, 2012 • Catégorie(s): Ecologie  Ecologie    

Villes et communautés en transition

En 2005, Rob Hopkins professeur en permaculture à l’université de Kinsale (Irlande) inventait le principe de la ville en transition. Ce concept est le fruit d’une réflexion sur la fragilité croissante de notre système économique. Nous allongeons, complexifions et optimisons des flux globalisés de plus en plus interdépendants.  A l’exemple du paracétamol. Tout cela a pour conséquence, contrairement à ce que certains pensent, de nous fragiliser davantage jusqu’à nous rendre « cassants« , c’est-à-dire très sensibles aux perturbations.

Peu de gens se sont vraiment inquiétés du fait qu’une simple crise immobilière localisée aux USA, les subprimes, a risqué de faire tomber le système capitaliste dans son entier ! Cela montre son extrême fragilité. Dans un monde interdépendant les cygnes noirs vont se multiplier.


Le premier exemple est celui de Totnes (Angleterre).Actuellement plus de 150 initiatives de ce type sont officiellement répertoriées dont quelques unes en France.

 

La ville de transition est dotée d’une capacité de résilience suffisante pour résister à une crise économique majeure, un choc pétrolier ou une crise écologique. Les moyens de cette résilience sont principalement de :

  • réduire fortement la consommation en énergies fossiles afin de résister aux conséquences entre autres du pic pétrolier,
  • reconstruire une économie locale vigoureuse, soutenable par la relocalisation de ce qui peut l’être,
  • acquérir et/ou retrouver les qualifications, qui (re)deviendront nécessaires à la communauté.

Le concept clé de ces villes est bien-sûr la relocalisation. Seule l’autonomie permet de survivre à de fortes perturbations des approvisionnements de longue durée, cela nécessite donc une relocalisation économique car :

  • plus la chaîne d’approvisionnement est longue et complexe, plus elle se fragilise ;
  • le local est le seul niveau auquel les citoyens (la vraie ressource !) peuvent trouver des solutions bien adaptées à leur réalité et agir en conséquence.


Reportage d’ARTE sur les villes en transition :



Agriculture intensives versus ville en transition :

Malheureusement, notre agriculture productiviste va exactement dans le sens opposé : le nombre d’exploitation ainsi que l’emploi agricole ont chuté de 26% en dix ans, alors que la superficie moyenne des exploitations augmentait de 31%, à 55 hectares. Les exploitations agricoles devenues trop chères pour être reprises par des jeunes ou des individus, ce sont de plus en plus des sociétés capitalistiques qui les reprennent. (boursorama)

Tout cela permet-il à notre agriculture d’être compétitive ? Eh bien, même pas !
(…) les aides publiques ont constitué en 2010 69% du revenu (courant avant impôt) des exploitations agricoles françaises. Le ratio est de 54% pour les exploitations de grandes cultures, 79% pour les exploitations laitières, 207% pour les exploitations de viande bovine…

Avec comme risque ce qui se passe actuellement au Danemark ; l’agriculture met les banques en péril.

Piero San Giorgio va plus loin sur ce thème sur son site.

Sources : http://villesentransition.net/, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_en_transition, http://www.socopag.fr/
(Crédits photos : http://www.transitiontowntotnes.org/ Territoires en transition France)

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