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Derrière la pensée complexe, la bêtise de la pensée

Par      • 26 Sep, 2017 • Catégorie(s): Politique  Politique    

J’ai voté Macron pour nous éviter Fillon. J’ai longuement hésité à voter pour lui au 2e tour, tant il était évident que la fille du borgne allait se faire ratatiner.

Depuis les élections, j’ai préféré me taire, faisant croire que j’en étais réduit à une forme de bienveillance pour celui qui s’affiche comme l’assistant de Paul Ricoeur.

Le réductionnisme de la pensée complexe

Ce qui m’avait séduit chez Macron avant les élections, c’est avant tout le fait qu’il avait travaillé dans le privé. Accessoirement, il semblait avoir le gaz à tous les étages, contrairement à ses deux prédécesseurs.

Ses débuts furent pour moi un désastre. Le Louvre, puis ce défilé sur les Champs avec un général qu’il allait bazarder quelques mois plus tard m’ont paru d’une ringardise totale. Se donner une consistance quand on en a pas… Le symbolique me semble toujours l’œuvre de ceux qui croient qu’ils ont des cons en face d’eux. Nous ne sommes pourtant plus au temps des Roitelets, mon cher Emmanuel. La société s’horizontalise chaque jour davantage et les institutions, la Présidence de la République ne pèsent à vrai dire plus grand chose dans la tête des gens.

Contrairement aux braillards qui défilent, je ne pense pas que ta réforme du code du travail casse 3 pattes à un canard. J’ai même apprécié le droit au télétravail. Et, comme le disait si bien Daniel Cohen récemment, sur le fond, elle ne sert à rien. Ou plutôt à amplifier la création et la destruction d’emplois. J’aurais une fâcheuse tendance à parier pour le 2e scénario, dans une société où la robotisation et les algorithmes sont en train de remplacer l’humain. Ta vision, vois-tu, est celle de l’ancien monde et Hamon, pour qui je n’ai pourtant pas voté, avait hélas raison sur tout.

« Un cabri qui dit l’Europe ! l’Europe ! l’Europe!« 

« Alors, Il faut prendre les choses comme elles sont. Car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !… mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. »

Pour une fois, vois-tu, cher Emmanuel, je suis d’accord avec ce bon vieux Charles. La réalité, c’est que les pseudo-empires finissent toujours par disparaître : le 1er Empire, l’Empire austro-hongrois, l ‘Union Soviétique et, sous nos yeux, en ce moment, l’Europe. Là où Hitler a échoué, Merkel est en train de réussir, en faisant de la France et des pays d’Europe du Sud de vulgaires pays satellites, des marchés pour l’industrie allemande. Dès lors, l’idée européenne n’existe plus. Et c’est donc à contre-sens de l’histoire que tu vas brader nos intérêts aux Allemands, dans la longue tradition des Présidents fainéants de la Ve que tu aimes à fustiger. Il y a dans l’ère du temps comme une vieille odeur de religieux et d’État-nation et tu crois que, du haut de tes 1,73 m, tu vas marquer de ton sceau l’histoire de notre pays  et de l’Europe. Je me suis toujours méfié des petits hommes et de leur complexitude, qui a souvent l’odeur d’une simplification béate.

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Une Réponse »

  1. ben comme on dit vers chez moi :  » Peuchère !  »

    Un texte à se faire des inimitiés, tu devrais être plus convivial et compréhensif même quand on comprend rien !

    Faut avoir fait des études ou avoir eu des expériences significatives qu ils et elles disent.

    conseil : « Décroche ton tel aujourd hui »

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