La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Benoît Hamon dit oui au Traité de Lisbonne !

Par      • 6 Déc, 2008 • Catégorie(s):  

Dans le texte d’orientation soumis au Conseil National, fruit de la synthèse des motions Delanoë-Aubry-Hamon, le Parti Socialiste avalise purement et simplement le manifesto du PSE, un ramassis de banalités supplémentaires à mettre à la charge des socio-libéraux européens. A le lire, on en finirait par croire que François Bayrou est un homme politique d’extrême-gauche.

Or, dans ce manifesto, les socialistes européens se réclament favorables au Traité de Lisbonne.

Martine Aubry parmi les socio-libéraux européens

Martine Aubry parmi les socio-libéraux européens

Ce traité de Lisbonne, comme l’avait dit Valéry Giscard d’Estaing, n’est qu’à quelques symboles près la copie conforme du projet de TCE. Comment des socialistes tels que Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius peuvent accepter aujourd’hui ce qu’ils refusaient hier ? Ils ont en commun avec Martine Aubry de faire exactement le contraire de ce qu’ils peuvent dire. Je prends en exemple l’alliance de notre 1ière secrétaire avec le Modem lors des dernières municipales. Il s’en est fallu d’un cheveu pour que la Maire de Lille n’aille assister à une réunion en présence d’Olivier Henno, secrétaire fédéral du Modem.

Toujours très étonnant de la part d’hommes et de femmes prompts à délivrer des leçons de cohérence !

Source : Libération – Crédit photos : PSE, Inter copropriétés, le Fil rouge

Voie Militante Voie Militante

Tags :

13 Réponses »

  1. Tu es adhérent du PS Denis tu es donc adhérent du PSE donc DEnis Salkowski dit OUI au traité de Lisbonne !

    ridicule

  2. @Mickaël

    Je n’en attendais pas autant de toi. Mais tu as raison, je dois l’avouer. Le pire, c’est que je le sais ! Je vais devoir faire acte de cohérence. C’est pour bientôt. Je te rassure.

  3. Décidément, l’imbécile mécanique politicarde et ses enjeux de pouvoir auront raison de tout.
    Si l’avenir de la gauche en Europe c’est le PSE, il y a de quoi finir dans le nihilisme ou chez Besançenot et ses chimères…

  4. tu vas nous quitter ?

  5. mais j’ai fais l’erreur de partir moi au moment du TCE parceque je croyais avoir adhérer a un parti de gauche ce qui pour moi était incompatible avec le oui au TCE.
    Mais en quittant le navire on laisse le PS au centristes qui sont dans ce Parti our profiter de l’appareil. Restons mobilisés et ne lachons rien de nos valeurs et de nos conviction. Denis tu es un sacré mec de gauche parfois en contradiction avec toi même mais en partant tu « rends les armes » et donne raisn a ceux qui font dériver notre parti vers des idées éloignées du socialisme.

    Rien n’est jamais parfait mais je crois que la nouvelle équipe du PS peut refaire naître un élan d’espoir et de gauche vraiment !! alors on a besoin jde tout le monde…

  6. @Mickaël

    Le PS est à gauche. Il n’est plus de gauche. C’est une nuance importante. Pour ma part, je suis à gauche. je suis de gauche.

  7. et nous voilà de nouveau replongés dans des querelles instestines;je tiens à preciser que le parti va etre
    replongé dans des luttes d’appareil assez mesquineset les francais sont des laissés pour compte.la voie
    empruntée par melanchon va posée quelques questions à de nombreux camarades qui lui est cohérent
    je pense que lePS a besoin de modernité et de changements mais hélas comme l’a souligne peillon ,le
    tournant a ete loupé.

  8. Il est toujours intéressant de voir ressurgir périodiquement les mêmes débats de fonds qui ne sont jamais vraiment tranchés:
    – est-on A Gauche ou DE Gauche ?
    – doit-on conquérir le pouvoir par la voie démocratique, (ce qui sous-entend toujours, à un moment ou à un autre, de faire des alliances, et donc des concessions) pour « faire de la politique autrement » ou « apporter d’autres réponses aux problèmes des français » ou par la force, (ce qui sous-entend d‘accepter la l’utilisation de la violence !?

    Je crois que les réponses sont aussi nombreuses et variées qu’il y a de militants de gauche !
    Tout d’abord, je pense, (comme d’autres) qu’on peut être A gauche, sans être DE gauche. Certains se situent A Gauche sur l’échiquier politique parce qu’ils pensent que c’est là qu’il faut être, parce que c’est cela veux dire qu’on se revendique du camp du progrès alors qu’en face, à Droite, la marque indélébile de la réaction entache la moindre initiative constructive !
    Quelqu’un est A gauche quand il siège dans un hémicycle et, entre parenthèses, on remarquera que, plus il y a d’élus à droite, plus les centristes sont à gauche, c’est presque une loi physique, voire une Lapalissade ! C’est alors qu’on parle plus facilement de Centre-Gauche, (c’est-à dire un Centre « déporté » vers la Gauche, et non un Centre « maladroit »; à ne pas confondre ) !
    Ou bien être A Gauche c’est parfois être issu d’un milieu bourgeois et conservateur qui, souvent pour des raisons mystiques ou tout au moins parce que sa formation religieuse lui a enseigné la charité et le don de soi, se voit relever le défi de guider vers un avenir meilleur des troupes en déroutes, ayant perdu un guide ou soumis au doute, selon les périodes ! Mais pour réussir ce coup, il faut avoir plus que la foi; il faut, non seulement ne pas être naïf, mais aussi savoir manœuvrer, les individus, comme les idées, il vaut mieux être souple et savoir plier pour mieux faire plier, plutôt que rigide et hautain. Il faut être plus que la bonne personne, au bon moment et surtout au bon endroit…et Reims n’est pas Epinay !
    Mais çà c’est pour ceux qui visent la tête, LE poste important, celui qui leur permettra de montrer ce qu’ils savent faire. A ce jeu de coq (ou de poules), on y laisse forcément des plumes ! Et ce n’est qu’un début, ensuite, il faut se maintenir, et pour cela, faire des concessions, (aux autres bien plus qu’à ses propres idéaux, quand on en a) !
    Maintenant, pour ceux qui ne visent pas à tout prix un poste à responsabilité, un siège d’élu, enfin un pouvoir quelconque, mais qui veulent voir aboutir leurs rêves et leurs espérances de changements, il faut choisir entre le militantisme dans un parti ou l’activisme dans un mouvement, (appelé aussi « groupuscule) !

    C’est alors que se pose la question de situer « La Gauche » et « L’extrême Gauche » ! En apparence il est simple de répondre, si l’on s’en tient à la simple dénomination des partis politiques. Il en est autrement si l’on cherche les individus ! Au vu du nombre non négligeable d’anciens « Gauchistes » qui sont arrivés au P.S par vagues successives depuis les années 80, je dirai qu’ils sont autant dedans que dehors. En fait, ILS SONT PARTOUT !
    Aussi bien à Lutte Ouvrière ou chez Besançenot, chez Mélenchon ou chez les Verts qu’au sein du P.S ou ailleurs, dans des groupuscules définis comme « Ultra-Gauche ».
    Au sein du P.S, chacun d’eux a fait du chemin et a choisi son candidat pour la futur présidentielle. De Le Guen à Dray en passant par Cambadélis, tous se sont trouvé une bonne place. Chacun est probablement en paix avec sa conscience et truste à sa manière les postes de responsables d’un parti « dit » de Gouvernement où un fauteuil d’élu, pour le cas où, un jour, les choses bougeraient ! Un néophyte pourrait se demander s’ils sont là pour appliquer une des règles de l’extrême-Gauche, à savoir: faire de l’entrisme, ou bien si ce n’est pas une simple reconversion, parce que, après tout, le confort d’un siège de Député, de Sénateur ou de conseiller de Paris vaut bien qu’on oublie sa jeunesse et ses rêves de Révolution ! La vérité doit se situer entre les deux, comme d’habitude !
    En fait, il ne faut pas chercher, bonnes gens; le grand idéal de changer réellement la société et de sortir le prolétariat de sa condition misérable d’exploité, n’existe que dans la tête de bien peu de monde. Et le plus souvent on trouve les plus sincères dans les syndicats, qui font plus bouger les choses sur le terrain, dans les entreprises, les bourses du Travail et les conseils de Prud’homme que sur les bancs de l’Assemblée nationale ou rue de Solférinot.

    En fait, la situation est dramatiquement simple à Gauche; il y a quatre camps, quatre cas de figures:
    – En premier le P.S, qui se considère (légitimement) comme un parti de gouvernement, qui gère (bien) de nombreuses collectivités, qui a déjà un programme plus ou moins social-démocrate mais qui ne veut pas le dire trop tôt avant les élections et qui attend de savoir par le biais des prochaines échéances européennes où se trouve son électorat.
    – Ensuite, viens le Parti Communiste, qui cherche encore à se reconstruire; coincé qu’il est entre son passé, le P.S omniprésent, et l’extrême-gauche.
    – En troisième, cette fameuse « extrême-gauche », plus ou moins nostalgique de Mai 68 et du mouvement utopiste qui s’en est suivi – incluant les écologistes, les anti-nucléaire (ce ne sont pas toujours les même) , la L.C.R ou L.O, qui sont organisés en partis politiques afin de pouvoir figurer dans le jeu électoral, toucher de l’argent, (chose non négligeable) et prendre des voix à la Gauche traditionnelle dans le cas, très hypothétique où ils gagneraient le pouvoir par la voix des urnes, alors qu’ils ne sauraient pas forcément quoi en faire.

    – Et puis il y a ceux qui ont fait le choix de ne pas rentrer dans un parti politique, parce qu’ils se rendent compte que çà ne sert à rien, que lorsque la Gauche, ou plus exactement le P.S est au pouvoir dans des certaines grandes villes, certains départements ou certaines régions, il compose avec des élus qui ne sont pas de gauche, parce que les Verts ou les Communistes ne les suivent pas sur certains projets. (Et nous avons vu que les socialistes au gouvernement, non seulement ne font pas forcément une politique de Gauche, mais sont capables de reconnaître que s’est quasiment impossible.) Ceux-là ont choisi la violence comme mode d’expression, parce qu’elle est plus parlante, que le résultat est sans appel et que, bien souvent, si le résultat escompté n’est pas toujours celui qu’ils recherchent, il a l’avantage de marquer les esprits et de prouver que si l’on veux que cela change, il faut parfois en passer par l’Action Directe !

    Pour l’instant j’espère encore que le parti socialiste auquel j’ai adhéré se transformera et qu’il saura renouer avec des valeurs qui ont fait sa force, sans reproduire pour autant les erreurs du passé. Je jouerai mon rôle de militant, à condition que l’on veuille m’entendre et tenir compte de mes aspirations sinon, ayant déjà donné dans un militantisme plus « Gauchiste », je me replierai dans ma coquille, profitant de ce que j’ai acquis…en sagesse !

  9. @JF Brugière

    Le problème du Parti socialiste est qu’il est à gauche, dirigé majoritairement par des gens de droite ou devenus poreux à l’idéologie libérale. Cela me semble aussi expliquer l’efficacité de la politique d’ouverture menée par Sarkozy. Je crois que nous devrions avoir d’autres mauvaises surprises lors du prochain remaniement.

    Pour ces gens, ne vaut-il d’ailleurs pas mieux faire du lobbying auprès de l’UMP ?

  10. Je ne m’attend pas à de grands bouleversements dans les orientations politiques du P.S, car en effet, il y a des fois où je ne vois pas beaucoup de différences entre la Gauche et la Droite dans la gestion des affaires. D’ailleurs il ne faut se souvenir quel est le parcours de notre nouvelle Premier Secrétaire pour comprendre les hiatus qui ne vont pas manquer d’apparaître dans ses déclarations sur l’emploi, le travail, et plus généralement sur la réforme du monde du travail.
    Si elle a fait l’E.N.A et est passée par la Commission Européenne, elle doit sa compréhension du secteur privé à Jean Gandois chez Péchiney (pourvoyeur de produit toxiques). C’est sans doute pour cela qu’elle a toujours été une fervente défenseuse de…. l’Amiante ! Quand on sait les dégâts, unanimement reconnus, que cela fait sur la santé ! Il n’est pas douteux qu’un certain nombre de gens qui ont une culture de Droite sont, aujourd’hui, comme hier, dans les instances dirigeantes du P.S.
    La seule question est de savoir si Benoît Hamon va être perméable à une cette vision de la politique, faisant la part belle à la loi du marché, oubliant les droits de l’homme, ceux du salarié, du chômeur ou du retraité. J’espère que non !

  11. Je suis libéral et centriste et j’ai été personnellement favorable au traité de Lisbonne. Ce que je trouve assez étrange c’est qu’Emmanuelli et Fabius avaient voté contre le traité de Lisbonne à l’assemblée nationale. Le changement d’opinion de Benoit Hamon je peux un peu comprendre car il est député européen. Mais celles d’Emmanuelli et de Fabius me parait surprenant. Mais en tout cas ils ont bel et bien voté non au traité de Lisbonne après je peux que je me réjouir qu’ils ont pris conscience de l’impact de la construction européenne. Je pensais certains socialistes endormis mais du coup ils se réveillent sans doute. Il serait temps s’ils veulent prochainement gouverner et préparer un projet d’alternance crédible. Malheureusement, je trouve ça encore flou.

    Tant qu’à Bayrou sur l’Europe il a toujours cohérent bien qu’il ait pu manqué de panache à un moment donné. Lui a voté oui au traité de Lisbonne.

  12. @Aurélien

    Libéral et centriste… Sincères condoléances. ;+)

  13. le Traité de Lisbonne ,2008 est une forfaiture
    m Nicolas Sarkozy n’a pas tenu compte du vote des Français en 2005. Il s’est ( comme on dit) assis dessus.
    cette forfaiture ( que l’on soit pour ou contre le dit traité) méritera la mise en examen de N Sarkozy
    quand nous serons aux affaires.
    jf brugiere à saumur