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8 M€ pour la transition… Les propositions des Ecologistes de l'Eure

Par      • 9 Mar, 2011 • Catégorie(s): Politique  Politique    

Le RSA n’atteint pas son objectif.

L’objectif premier du RSA était le retour à l’emploi, le RSA montre ses limites, pour 2011 le conseil général devra engager 15M€ supplémentaires (augmentation du nombre de chômeurs de longue durée). Il ne s’agit pas de remettre en cause le RSA outil national dont le conseil général doit assurer le bon fonctionnement.

Le RSA doit atteindre ses objectifs en permettant le retour à l’emploi, un état des lieux sur l’efficacité du RSA sera fait et un schéma départemental « un travail pour tous » sera élaboré en concertation avec l’ensemble du monde du travail, de la formation et de l’insertion.

La santé des Euroises et Eurois est menacée et la situation ne fait qu’empirer.

L’espérance de vie des Euroises et des Eurois est inférieure à l’espérance de vie d’une française ou d’un français!

Notre département est sinistré par manque de lits, manque de professionnels de la santé, pollutions atmosphériques et agricoles hors normes …

En 2007,
Notre taux d’équipement en lit « médecine » est de 1,16 pour 1000 habitants, le taux national est de 2,11 pour 1000 habitants
Notre taux d’équipement en lits psychiatrie est de 0,17 pour 1000 habitants, le taux national est de 0,37 pour 1000 habitants
Nous avons sur le département 77 médecins  pour 100 000 habitants, 112 médecins pour 100 000 habitants au niveau national

Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions pour que les médecins, dentistes ou de professionnels « paramédicaux » décident de s’installer dans notre département, il faut rendre l’Eure attractive.

Le retour d’un service public de la santé de qualité se fera autour de deux grands axes:

-Le positionnement de l’hôpital d’Évreux comme grand pôle d’excellence et de compétences, dans ce cadre le conseil général devra renforcer ses liens avec les pôles universitaires de Rouen et Caen.

-Le développement de la médecine préventive par un rôle prépondérant de la médecine du travail et des professions para-médicales.


La ressource en eau est menacée, le taux de nitrates dépasse les normes Européennes sur quasiment toute l’Eure, la zone du sud est la plus touchée.

Le département apporte essentiellement son soutien aux maîtres d’ouvrage pour la qualité de l’eau au robinet et pour l’assainissement. Très peu de moyens sont consacrés à la prévention et à la réduction de l’utilisation des pesticides.

Le conseil général de l’Eure consacre 2,52 M€ à la politique agricole du département dont :

Seulement 47 000€ sont affectés à l’agriculture biologique

Uniquement 37 000€ aux surfaces en herbe et à la biodiversité.

Faire du département de l’Eure le premier département français en surface agricole biologique en 2025 avec 20% minimum de surface en culture ou élevage bio.

Etablir une convention cadre avec l’Europe, le Ministère de l’agriculture, le ministère de l’environnement, la chambre départementale de l’agriculture et les représentants du monde rural : Prioriser le soutien à la reconversion des agriculteurs en difficultés à l’agriculture biologique ou de proximité , favoriser l’accession au foncier pour l’installation de jeunes paysans, développer la formation et les emplois ruraux axés autour de la gestion du patrimoine et de la biodiversité.

Suppression des aides départementales à l’agriculture productiviste (agricultures de précision, élevage hors sol…)

Accompagnement des agriculteurs et des collectivités locales pour l’application stricte de la loi sur l’eau (attention particulière sur les périmètres protégés et rapprochés des captages d’eau)

Notre département est en difficulté économique. La seine, colonne vertébrale de la région Haute-Normandie, aimante les bassins d’emploi vers la Seine Maritime et l’Ile de France, dans ce contexte l’Eure et tout particulièrement l’ouest, est délaissée.

Le nombre d’agriculteurs est en baisse constante (seulement 1,5% de la population active), le nombre de commerçants, artisans et chefs d’entreprises diminue.

La population des cadres et professions intermédiaires augmente représente environ 32% de la population active. Ce chiffre peut être rapproché des 26% de la population active qui travaille dans un autre département ou dans une autre région.

Porte d’entrée de la Normandie et voisine de l’île de France, l’Eure a les atouts pour imaginer sa place dans le projet du « Grand Paris » et dans la création de nouvelles activités économiques qui se doivent d’être locales et non dé-localisables.


Sans offre d’emploi, la formation reste un outil qui n’atteint son principal objectif « le retour à la vie professionnelle ». La région se doit d’être un véritable partenaire pour la formation et la politique économique.

Au-delà des Schémas régionaux « économique » et de « formation » existants, des grandes assises départementales « des métiers de demain – nouveaux métier» seront organisées.

Seront concernés les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des transports, de l’environnement, de la santé et du social.

Cette action est d’autant plus importante que la réorganisation des départements et des régions s’annonce avec la réforme territoriale et les conseillers territoriaux

Des conventions seront élaborées et signées avec les acteurs économiques, sociaux et environnementaux dont les contraintes seront « la non délocalisation » des emplois et l’effet positif sur l’environnement.

4,5 M€ sur 3 ans seront dédiés à la création d’emplois ruraux dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’aide sociale, d’aide au transport, des services d’intérêts généraux, de la protection de la biodiversité.

1,5 M€ par an seront immédiatement engagés dans la politique de la ville pour les jeunes ayant terminé leurs études depuis moins de 6 mois. L’objectif étant d’acquérir une première expérience professionnelle le plus rapidement possible.

500 000 € pour l’emploi des chômeurs de longue durée, priorité sera donnée à la formation en entreprise avec des objectifs de CDI pour les employeurs.

Un isolement du département inquiétant et le maillage des cantons insuffisant. Pour intégrer les mutations liées au réchauffement climatique, à la désertification de nos campagnes et à la crise pétrolière qui rendent nos déplacements « automobile » de plus en plus chers, très polluants et de plus en plus difficiles, le conseil général doit impulser de nouvelles initiatives et se positionner plus fermement pour le développement du transport ferroviaire et fluvial.

Nos objectifs :

-Faciliter les trajets domicile-travail mais avec moins de voitures sur les routes (600 000 € sur 3 ans).

-Développer  l’axe ferroviaire Evreux – louviers – Rouen, intégrer le projet dans les actions 276

-Remettre en service les plateformes fluviales de la seine pour le transport des personnes et des marchandises (400 000€ sur 3 ans)

-Dans le cadre du plan climat et du schéma départemental « un emploi pour tous » le développement des déplacements collectifs et doux sera intégré

-Dans chaque canton, créer des pôles d’échanges structurés autour des services aux déplacements et aux habitants, 4 pôles par an. 1,2 M€/an

en conclusion pour les 3 ans à venir:
8.2 M€ seront consacrés pour la mise en place de ces politiques, ces ressources financières proviendront d’une ré affection de 5M€ actuellement consacrés aux investissements routiers, et de 1.5 M€ aujourd’hui affectés à l’agriculture productiviste.

Pour les 1.7 M€ restant l’Europe, l’état, les collectivités territoriales et locales seront sollicités dans le cadre des projets de territoire, la structure 276 sera également mis à contribution.

Pour les 3 ans qui viennent, consacrer 8, 2 M€ soit 1,5% du budget du conseil général, nous permettra de commencer à engager de véritables politiques pour renforcer la solidarité, développer l’emploi, protéger l’environnement et faciliter les déplacements.

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