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Un petit goût de barbarie…

Par      • 28 Avr, 2010 • Catégorie(s): Monde  Monde    

Dans nos contrées, l’un des aspects du progrès de la civilisation se mesure à la place et au rôle qu’y tient l’animal depuis que l’on peut se passer de sa force motrice : réservoir de protéines dont l’aspect original est cantonné à un vague concept, compensateur ou catalyseur affectif, voire objet de transfert. Concernant les animaux de compagnie, on mesure souvent l’écart culturel qui nous sépare de certains pays asiatiques en ceci qu’ils ne les aiment pas de la même façon que nous, puisqu’ils vont jusqu’à les « engraisser », tout simplement pour finir en plat de résistance.

Aujourd’hui, le sort des animaux en général est ici l’objet de l’attention d’une myriade d’associations qui se chargent de sensibiliser l’opinion et de faire évoluer les comportements. Fort bien.

Puisqu’on en est au progrès de la civilisation, que se passerait-il si on découvrait qu’au même titre que la peau des bébés phoques, on prélève des organes à seule fin de les revendre en état de marche sur des animaux à deux pattes à qui on ne demande pas forcément leur avis. C’est ce qui semble choquer le fond d’investissement éthique suisse Actares qui s’indigne du silence de laboratoires pharmaceutiques, fabricants d’une molécule contre l’immuno-dépression utilisée entre autres dans les transplantations d’organes.

D’autres sources suggèrent carrément l’élevage en batterie de spécimens « compatibles » à seule fin de revendre leurs organes.

Il faut bien sûr faire la part des choses ; tout n’est pas forcément crédible mais certains autres liens montrent des choses parfaitement insupportables.
Quoi qu’il en soit, on ne peut pas dire que le sujet ait soulevé des vagues d’indignation.

Loin de moi la volonté de désigner des bourreaux. La barbarie n’a pas de frontières et s’il est facile de dénoncer, il peut l’être tout autant d’oublier et de passer outre.
Quand les choses en arrivent à ce point de confusion entre des intérêts plus ou moins occultes, ne peut-on penser que la première condition de fonctionnement de la loi du marché est la « bienveillante » collaboration de la loi du silence ?

NB: J’ai aussi un chien et des chats et celui qui s’aviserait d’y goûter contre leur gré s’en souviendrait un certain temps…

Crédit photos : Défense et protection des animaux

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Une Réponse »

  1. La manière dont l’homme traite l’animal n’est jamais loin de la manière dont l’homme traite ces propres congénères !!! Très belle démonstration.

    Merci de ton « retour ».

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