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Haïti : le dur désir de durer (1/3)

Par      • 6 Fév, 2010 • Catégorie(s): Monde  Monde    

Comme les journalistes de l’Eveil de Bernay discutaient avec moi des malheurs d’Haïti, j’ai proposé de faire un article sur un ami, dont le destin singulier est somme toute bien banal.

Pourquoi parler d’Haïti ?

Depuis j’ai lu un article du 27 janvier dans Paris Normandie, ou le collectif de haïtiens d’Evreux formulait le vœu « d’inscrire la cause haïtienne dans la durée ».
Là est vraiment la question.

Lorsque je ai rencontré cet ami, il s’est présenté comme sénégalais. Parlant avec une autre amie à moi, il s’est dit antillais, et puis quelques mois plus tard il s’est dit haïtien, et ce jour là, je lui demandé d’où lui venait cette ‘confusion d’identité’. (le débat actuel n’était pas entamé, et de plus ma formation littéraire et mes recherches dans le cadre de mon travail me font aborder la notion d’identité de façon moins dogmatique et politique).
Cette semaine l’article est paru dans l’Eveil de Bernay en page 13 (un autre article parle de l’arrivée d’enfants adoptés la semaine dernière). Je le mettrai en ligne ici dans quelques jours.
Pourquoi choisir le journal local, sans version en ligne, plutôt que ce blog ou d’autres ?
Il est lu par ceux qui ne lisent rien d’autre. Je ne pense d’ailleurs pas que l’histoire de SCHF ébranlera les consciences des lecteurs racistes ou développera un minimum d’esprit critique face au harcèlement télévisuel des heures et des chaînes de grande écoute. Ma trentaine d’années  d’entêtement et de bonheur à enseigner m’a appris l’humilité mais aussi à ne jamais baisser les bras devant l’ignorance.
J’ai aussi en mémoire  des heures de distribution des auto-collants anti pub sur les marchés ces dernières années, ou je me heurtais à des propos désolants : je les veux mes dépliants publicitaires, c’est la seule chose qui tombe dans ma boite à lettre ou bien encore, leur lecture me plaît avant de m’endormir.
La fracture est plus que numérique, faire le grand écart entre les cultivés  et les ignorants est un exercice auquel chacun de nous doit  s’exercer, car il y a tant intérêt pour les populistes à voir ce fossé se creuser toujours plus, l’histoire oubliée, les nuances et le vocabulaire appauvris…

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