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L’honneur des socialistes s’appelle Henri Emmanuelli !

Par      • 10 Jan, 2008 • Catégorie(s): Europe  Europe    

Mon adhésion au Parti Socialiste s’est faite consécutivement au vote du projet de traité constitutionnel européen. Au même titre que la majorité des électeurs socialistes, j’avais voté non sans état d’âme. Je n’ai jamais accepté que les représentants de ma famille politique à laquelle j’appartenais puissent défendre une vision marchande de l’Europe.

Fédéraliste, j’ai toujours milité pour une vision politique dans laquelle les fonctions régaliennes des Etats – police, justice, défense – seraient intégrées. Elles le sont aujourd’hui pour partie au niveau du droit. Si j’ai voté non, c’est avant tout parce que cette Europe voulue par les marchés, les chargés des affaires économiques que sont devenus les gouvernants n’avait rien à voir avec une Europe des projets structurants où l’homme est mis en avant !

Jean-Marc Ayrault, Président du groupe socialiste à l’assemblée nationale, propose un tour de passe-passe à la Gérard Majax. Il a déclaré que les socialistes n’iraient pas à Versailles. Dès lors, la ratification du mini-traité serait automatiquement validée. Quelques socialistes ont le courage de ne pas se prêter à la manoeuvre anti-démocratique du superministre actuel de la pluie et du beau temps. Dans ce contexte, je voudrai tout particulièrement saluer Henri Emmanuelli qui, par sa présence à Versailles et son vote non, sauvera l’honneur perdu de certains socialistes. Merci à toi, Henri ! Gageons qu’ils soient nombreux à le suivre.

Autres éclairages

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3 Réponses »

  1. Je partage ton hommage à ceux qui ont le courage de ne pas se planquer, absence qui équivaut à voter oui sans nouveau débat populaire à ce que le peuple avait rejeté.

  2. Même si on a voté oui au projet de Tce, rien que sur le caractère antidémocratique qui consiste à s’assoir sur la décision souveraine du peuple français, on peut voter Non ?

  3. Oui, il faut que nous refermions ces plaies en allant à Versailles pour ne pas ratifier cette mascarade en allant voter non, non et non à cette manœuvre inacceptable qui est un déni de démocratie sans précédent.

    J’ose espérer que, très rapidement, le peuple français dise non à Sarkozy. Et le plus vite sera le mieux !