La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Statuts du Parti socialiste : Rebsamen – et vivre ensemble – accouche d’une souris

Par      • 13 Mai, 2008 • Catégorie(s): Parti Socialiste de l'Eure  Parti Socialiste de l'Eure    

François Rebsamen aurait pu l’appeler « Tous ensemble ». Au risque de passer pour un pisse-froid, la commission qu’il préside vient de produire une oeuvre dont le mérite est de la rendre compatible avec cette période si festive.

Je suis, pour ma part, en total désaccord avec le calage des rythmes des congrès sur le quinquennat alors que nous dénonçons l’hyperprésidentialisation de nos institutions. Remarquez… Nous ne sommes pas à une contradiction près !

Pas d’accord non plus avec la proposition instituant la barrière de la représentativité des motions si elles sont présentes dans au moins 15 fédés ! Je ne suis pas sûr que cela concoure à une plus grande respiration démocratique.

D’accord en revanche avec les modalités de fixation des cotisation et la détermination de la primo-adhésion à 20 euros. C’est d’ailleurs déjà le cas. Mais il importe de le « statutifier ». Le texte évoque un barême national fixé par le Conseil National au début de chaque année. Et c’est tant mieux. Car, au jour d’aujourd’hui, nous ne connaissons toujours pas le montant de la cotisation dans le cadre d’un renouvellement d’adhésion.
Pour le Conseil National des Territoires, c’est la consécration de ce Parti en tant que Parti d’élus. Cette commission semble avoir tout compris à nos défaites successives de 1995, 2002 et 2007. En revanche, s’il s’agit d’y établir, un guide des bonnes pratiques, pourquoi pas ? Mais un site Internet pourrait suffire là où les « Vivre ensemble » s’ingénient à vouloir recréer un machin.

Le fait d’établir la représentativité de la section en fonction des votants pose autant de problèmes que de la calculer sur les inscrits. Et, puis sur quelle base ? A quelle date ? Une moyenne ? Lissée sur 2 ans ? Mais pourquoi pas ! A la fois, ce n’est peut-être pas le plus important.

Sur le 1er secrétaire et les 1ers fédés, la vision développée par le groupe de travail est celle d’un Parti qui fonctionne à partir du haut. Aucun intérêt de préciser le rôle qu’ils jouent déjà !

Je demande à ce que nous organisions dans nos fédérations et celle de l’Eure, en urgence, un groupe de travail afin de rédiger collectivement des propositions sur les statuts. Ca urge ! Nous avons jusqu’au 19 mai pour rendre nos copies.

Autre éclairage : Remettre le débat politique au cœur de nos priorités

Télécharger le texte sur les propositions de « Vivre ensemble« 

Voie Militante Voie Militante

Tags :

5 Réponses »

  1. Denis, pour moi il y a une différence entre le quinquennat et l’hyperprésidentialisation. Le rythme institutionnel est indépendant de ce que l’on fait de l’exercice du pouvoir et notamment de ce que l’on fait de la fonction de Président… pour ma part coller le rythme de congrès au rythme du quinquennat n’est en soi une absurdité. Trop de congrès tue le congrès!!!

  2. Je n’étais pas, pour ma part, spécialement en faveur du quinquennat. La mise en place d’une 6ième République aurait supporté un Président-arbitre.

    En quoi le rythme de vie d’un Parti, de sa réflexion devrait se calquer sur le quinquennat ? J’ai peur qu’en faisant ce choix, on ne se contente vite de se réduire au choix des hommes ou des femmes. Remarque… Ca a peut-être déjà commencé.

  3. Ca fait un moment déjà en fait denis que ca a commencer.

    Depuis 1996 c’est un héritage entre neveu et nièces qui est disputé sur les ruines d’un parti militant devenu écurie.

    Il faut réformer le fonctionnement de ce parti dans lequel aucune démocratie ne sera possible tant que la motion majoritaire controlera le vote de ses militants et tant que les pratiques ancéstrales de faire adhérer des gens uniquement pour faire voter n’aura pas cesser.

    Le parti gagne des adhérents 1 an avant THE election et on ne revoit plus ces adhérents venu voter une fois pour choisir the candidat ou the candidate en l’occurrence. ils disparaissent font pschiit n’est ce pas et de 1500 adhérents on se retrouve à 600.

    En réalité le mot d’ordre c’est « doucement sur les adhésions » n’en faites pas trop on pourrait ne plus les controler et donc ne plus anticiper leurs choix au moment des votes internes.

    Il ne faut pas laisser ce parti partir toujours plus à la dérive.

    La forme d’un congrès tous les 3 ans n’est pas adapté mais 1 congrès 1 an avant les présidentielles et un congrès après comme le propose rebsamen reviendrait à la même fréquence de congrès donc ce n’est pas une question de trop de congrès tue le congrès, je crois qu’il serait maladroit de dire que trop de démocratie tue la démocratie dans un contexte ou nous sommes de plus en plus privé de libertés individuelles.

    Le problème c’est que c’est vrai ! mais encore une fois ce n’est tant le rythme de la désignation qui compte mais l’utilisation de la fonction.

    Le rythme de désignation interne est indépendant de ce que l’on fait de l’exercice du pouvoir et notamment de ce que l’on fait de la fonction de Premier secrétaire.

    Donc trop de démocratie nuit à la démocratie ou trop de congrès tue le congrès si les fonctions sont mal utilisées.

    les militants doivent se rendre compte de l’échec lamentable de la gestion du parti par la maj actuelle et en changer,

    Renouvellement de l’appareil et des élus au sein de ce parti et rupture enfin avec THE héritage mitterandien qui n’aura pas su pas voulu pas pu peut etre préparer SA succession THE sucession laissant sa (basse) cour se déchainer, entacher le parti, ridiculiser celui-ci et permettre sarkozy.

  4. Je trouve cette proposition de calquer le mandat du premier secrétaire sur le quinquennat totalement ridicule. Il n’est qu’un moyen pour nos éléphants de faire croire à une rénovation du parti, mais en fait il est un autre coup fourré pour rester plus longtemps sur leur siège. Lorsqu’il y avait un septennat présidentiel personne n’a avancé l’idée de calquer le mandat du premier secrétaire du Parti Socialiste sur celui du président de la république, alors pourquoi maintenant vouloir obligatoirement rendre le PS totalement dépendant du rythme des institutions républicaines ? Notre parti est censé être indépendant.