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Compte-rendu de réunion de section du 24/5 : bilan des Présidentielles

Par      • 18 Juin, 2007 • Catégorie(s): Elections  Elections   Parti Socialiste de l'Eure  Parti Socialiste de l'Eure    

Pierre

Il fallait que François Hollande soit notre candidat. Strauss-Kahn m’a déçu par sa réaction le soir du 2ième tour, alors que les cendres étaient encore chaudes. Les électeurs recherchent une orientation clairement à gauche. Il y a blocage au niveau des idées de la base du Parti Socialiste. Au niveau des têtes, il est temps de refaire du neuf.

Philippe

Et pourtant l’anti-sarkozysme a joué à plein ! Nous avons eu à faire à des candidats “marketing”. Ségolène Royal s’est isolée. Nous avons une guerre de retard par rapport à l’évolution de la société. Il faut que nous retrouvions une vraie force de proposition. Nous n’avons pas suffisamment attaqué les propositions relatives aux droits de succession, à la franchise santé. Nos propositions sont inaudibles. La globalisation, ce n’est pas qu’une affaire de mots ? C’est une réalité… la réalité des Brionnais. Quelles sont nos réponses ? Sur les retraites, nous sommes restés sur la défensive.

Jean-Louis

Sarko a fait très fort chez les vieux.

Arnaud

Avec Ségolène, nous étions en pleine “floutitude”.  Nous avons subi une vraie défaite. Notre parti est en grand écart permanent. Souvenons-nous du débat Caresche-Mélenchon ! Des gens aux antipodes sur le plan idéologique dans le même parti. Souvenons-nous de Mélenchon qui affirmait à Evreux : “Je ne voterai pas Ségolène Royal.” Mélenchon est la caricature de l’homme politique dont le Ps n’a plus besoin.  Les sections n’ont pas su correctement fonctionner au niveau de la rédaction des amendements au projet. Désirs d’avenir a été ressenti comme une menace. Aujourd’hui, Sarkozy aspire et assèche la gauche.

Joël

Sarkozy a su être ultra-présent médiatiquement. Il a su capitaliser ses propositions par répétition.

Denis

J’ai eu la sensation de voir cette campagne comme une vache regarde les trains passer. Dans cette campagne, il y a une rupture après la fin de la campagne interne, où, au sein de Désirs d’avenir, nous étions mobilisés. Autistes et reptiliens à la fois, nous n’avons pas su utiliser les talents internes. Le Parti Socialiste et ses militants doivent se remettre à penser. Le projet a été un déni de démocratie interne. Tout a été fait dans la plus grande des précipitations. La discussion a été très souvent verrouillée. Nos camarades “historiques” ont souvent manqué de respect vis à vis des militants à 20 euros, incapables d’accepter la diversité. Ségolène a fait des erreurs. Elle n’a pas su jouer suffisamment collectif. Mais elle était la seule à pouvoir l’emporter. Ses concurrents se seraient fait battre dès le 1er tour. Quant à nos partenaires, à l’exception des Verts, leur attitude inamicale, voire franchement hostile est parfaitement inacceptable. D’ailleurs, je ne l’accepte pas. Il faut faire de la politique autrement. Et le plus tôt sera le mieux.

José

Ségolène Royal s’est isolée. Notre choix a été avant tout un non choix. La logique des courants nous pèse. Sarkozy a su affirmer les valeurs d’une droite décomplexée.

Virginie

L’héritage mitterrandien nous pèse. Le Parti Socialiste doit le dépasser.

Yvon

C’est un sentiment de tristesse et de colère qui m’envahit. Il faut que nous reconstruisions. La campagne de Ségolène Royal a été faite dans l’improvisation, en quelques mois alors que Sarkozy préparait l’échéance depuis 5 ans au moins. C’est une lourde défaite pour la gauche.

Marinette

Les Français n’ont pas su saisir leur chance d’avoir une femme Présidente. Rien ne lui aura été épargnée, parce qu’elle était une femme.

Bruno

On aurait dû gagner. L’erreur a été d’avoir organisé des primaires.

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Une Réponse »

  1. Ce me paraît bien.

    Je tiens juste à préciser que j’adorais Mitterrand, pour moi c’était un maître à penser, même si je n’étais pas d’accord avec tout. Comme les très grands il avait sa part d’ombre.

    En tant que juriste son machiavélisme était presque une référence.
    Je sais ce que nous lui devons sur le temps de travail, les retraites, les libertés…
    C’est lui qui a fait gagner la gauche, c’est lui qui a gagné en fait, pas elle…

    Mais même quand j’aime je suis objective et je sais aussi qu’il a participé à la mort du PC, qu’il a « créé » le FN, qu’il a absorbé le PS et qu’il ne nous a laissé qu’un grand bordel après sa mort, comme la plupart de grands hommes, il n’a pas voulu préparer sa succession : après moi le déluge !

    On le paye maintenant…
    Il faut dépasser ça.
    Vous avez bien résumé ma pensée Denis…