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Soutien au peuple Djiboutien à Evreux le vendredi 1 avril

Par      • 30 Mar, 2011 • Catégorie(s): Evreux  Evreux    

Soutien au peuple Djiboutien à EvreuxHachin-Loita Ahmed est né à Arta ( république de Djibouti) et vit aujourd’hui à Evreux, il est président de l’association Iskoutir.

Dans le texte qui suit, il alerte sur la situation à Djibouti et vous invite tous à participer au :

Rassemblement de soutien
Vendredi 1 avril à 17 h 00
devant la préfecture d’Évreux

Investi dans le milieu associatif et syndical, je me permets de vous alerter qu’en ce moment le peuple djiboutien, région de l’Afrique de l’est, coincée entre l’Ethiopie et la Somalie , en face du Yémen était jusqu’en 1977 une colonie française T.F.A.I (territoire français des afars et des issas) lutte pour sa liberté et surtout sa dignité. Le dictateur-président Ismaël Omar Guelleh tue, torture, viole, emprisonne des enfants de 9 ans à 13ans et, ensuite, demande 50.000 FD (150 euros) pour leurs libérations.  80% de la population est au chômage. Des syndicalistes, des hommes, des femmes politiques sont sans défense, maltraités à la vue et à la barbe des armées française,  américaine et japonaise récemment installée à Djibouti. Toutes ces troupes patrouillent quotidiennement dans les rues de la capitale Djibouti. La révolte de Khamsin ( vent violant qui souffle à Djibouti pendant l’été) a bien commencé avant nos frères tunisiens, égyptiens et yéménites. Mais la seule différence qui est de taille à Djibouti, c’est qu’il n’y a ni pétrole, ni  entreprises françaises. Alors, le pouvoir expérimente tous sortes de torture en toute tranquillité. Pas un mot depuis longtemps. Pourtant sur Internet, sur Facebook, Youtube, les images sur les manifestations sont légions. Les médias internationaux et particulièrement français sont absents et autistes. Les ambassadeurs, les consulats européens sont responsables des massacres du fait qu’ils se produisent sous leurs fenêtres. Les prisons d’un autre âge, les commissariats, les postes de gendarmeries sont pleins. Il ne faut pas oublier que l’Etat français (donc nous les contribuables) donne une enveloppe de 30 millions d’euros depuis 34 ans à ce régime. Le président sanguinaire Ismaël Omar Guelleh est parmi les hommes les plus fortunés d‘Afrique, alors que le peuple n’a pas d’ eau potable, ni à manger. Les enfants meurent des maladies infantiles. Les gens vont à l’hôpital pour mourir et non pour avoir des soins. Le ministre de la santé a été pris la main dans le sac , en détournant des fonds donnés par un organisme international et destinés aux malades du SIDA.Tous les dons sont détournés au profit du tortionnaire avec la bénédiction bien entendu des donateurs depuis 34 ans. Le collège est payant, l’université également. Pas de travail ! Le taux de chômage est de plus de 80% de la population active.

Voici la liste non exhaustive des prisonniers politiques mis en prison depuis le 18 février 2011 :

  • Farah Abadid Hildid (Ligue Djiboutienne des droits humains)
  • Houssein Ahmed Farah
  • Houssein Robleh Dabar
  • Abdillahi Aden Ali dit Corbeau (syndicaliste)
  • Moustapha Ibrahim Waiss

Sans oublier les étudiants, les citoyens ordinaires nombreux dans les prisons !

L’unique et vrai reproche est d’avoir osé manifester pacifiquement contre le 3ème mandat inconstitutionnel du dictateur sanguinaire et usurpateur, Ismaël Omar Guelleh, président autoproclamé .

Après avoir modifié l’article 23 de la constitution Djiboutienne qui prévoit deux mandats consécutifs, la chambre (d’enregistrement) est constituée de 60 députés tous au couleur du parti du dictateur (U.M.P… ça ne s’invente pas). Le 8 avril 2011 se profile la mascarade d’une élection présidentiel libre. Aucun parti de l’opposition ne participe à ce cirque.

Le dictateur est aux abois et l’absence des médias peut lui donner des ailes pour commettre des atrocités encore plus grandes.

L’opposition unie U.A.D et U.M.D appelle à faire des manifestations pacifiques tous les jours. On signale des blessés partout. Des accrochages violents opposent les jeunes des quartiers entre eux. Les services secrets djiboutiens sont derrière tout ça, bien entendu. A la suite des affrontements de la population entre eux, le dictateur a installé le couvre-feu et ainsi légalise la torture. La ligue Djiboutienne des droits Humains présidée par l’infatigable Jean-Paul Noël Abdi fait tout ce qui peut pour alerter les médias. Mais tous les journalistes sont interdits sur le sol Djiboutien en ce moment.

Les leaders de l’opposition Ismaël Gudei Hared, Président de l’Union pour l’Alternance Démocratique ( U.A.D), et Aden Robleh Awaleh, Président de Union Pour le Mouvement Démcoratique, sont depuis le vendredi 4 mars 2011 en résidence surveillée. Ils ne sont plus libres de mouvement et, par conséquent, ne peuvent plus assister aux manifestations, ni prendre la parole en public, écoute téléphonique, interférence, etc.…

Dans les grands villes de l’intérieur ce n’est guère mieux : les commissariats sont également pleins et la torture continue sur les innocents.

Les télévisions françaises sont regardées à Djibouti. Alors, mobilisons-nous et interpellons le gouvernement sur ce silence assourdissant !

Plus en on parle, plus vite il partira.

Rassemblement de soutien
Vendredi 1 avril à 17 h 00
devant la préfecture d’Évreux

Venez nombreux…

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3 Réponses »

  1. J’ai connu Djibouti en 1973 : il était parfaitement évident, dès cette époque, que l’Indépendance plongerait ce territoire dans le chaos et une misère noire. Ça n’a pas manqué. Et en plus, ça nous coûte un bras.

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