La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Construire un projet d’écologie pour les cantonales 2011

Par      • 13 Juil, 2010 • Catégorie(s): Eure  Eure    

A la suite de l’appel du 22 mars lancé par Dany Cohn-Bendit et surtout de l’espoir porté par Europe Ecologie aux Européennes, une vingtaine de sympathisants et militants de l’écologie politique se sont réunis à 6 reprises à Evreux, à Louviers et à Bernay. Issus d’Europe Ecologie pour la plupart d’entre nous, nous sommes déçus de la manière dont se construit le rassemblement des forces de l’écologie. La priorité électoraliste et les enjeux politiciens se substituent à l’élaboration d’un projet.

Nous pensons qu’aujourd’hui face à une quadruple crise économique, sociale, environnementale et institutionnelle, l’écologie politique doit proposer une autre voie que celle du productivisme sans issue, que nous proposent conservateurs, libéraux et sociaux-démocrates. Au terme de ces réunions, nous avons décidé de donner la priorité au projet  en construisant de façon totalement interactive et participative, un projet d’écologie politique pour le département de l’Eure dans la perspective des élections cantonales de mars 2011.

A chaque élection, les citoyennes et citoyens nous rappellent  leur peu d’intérêt et leur défiance vis à vis des candidat(e)s et futur(e)s élu(e)s.  Au travers de notre démarche, il ne s’agit ni de se substituer aux organisations politiques, ni de créer un nouveau mouvement politique. Nous ne sommes pas un parti. Nous souhaitons simplement travailler ensemble, chacun avec ses convictions, avec des citoyens de sensibilités diverses, autour de la conception d’un projet d’écologie politique qui pourra être défendu lors des élections par celles et ceux qui ont activement participé à la démarche et au projet. L’écologie politique n’a pas vocation à s’enfermer dans la représentation d’un grand « front de libération du moustique ». Elle a vocation à proposer un projet global de société. Au travers de cette initiative citoyenne, il s’agit de proposer une autre manière de faire de la politique en s’appuyant sur les enjeux de vie, les besoins et les aspirations des Eurois et des Euroises. Notre démarche se veut avant tout ouverte, dynamique, transversale et pollinisatrice !

C’est dans ce cadre que nous avons mis à disposition de tous les Eurois et de toutes les Euroises un site Internet : Project’Eure consultable à l’adresse http://www.voie-militante.com. La plate-forme est désormais totalement opérationnelle. Elle offre un blog, un forum, une newsletter et un formulaire de contact. Nous proposerons à différents blogueurs du département de s’associer au cadre de notre réflexion. Nous publierons, avec leur accord, les textes qu’ils auront élaborés sur leurs propres sites autour des thèmes qui émergeront des forums. Au terme de ces échanges, nous entendons porter les idées du projet que nous aurons construit, en soutenant au travers de collectifs, les candidats qui porteront ces idées, sans exclusive.

Bernard Frau, Alliance Ecologiste Indépendante de Haute-Normandie
Jean-Yves Guyomarch, secrétaire du groupe local des Verts d’Evreux
Michaël Ono dit Biot, conseiller municipal à Bosc Roger en Roumois.
Denis Szalkowski, adjoint au Maire de Saint Eloi de Fourques

Crédit photos : Ministère du développement durable, Yawatani

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6 Réponses »

  1. Bonjour,
    je ne suis pas un spécialiste de la tambouille politicienne, encore moins la recette écologiste, mais il ne me semble pas que ce soit très choquant en soi.
    Ce qui est inlassablement surprenant, c’est votre étonnement face à ces calculs qui semblent, il est vrai, relever de la quadrature du cercle. Problème qui peut se résumer de cette façon : comment faire paraître de gauche une idéologie dont l’origine se situe plutôt à l’extrême-droite du paysage politique européen ?
    Les origines de l’écologie, celles de l’écologie profonde en particulier, ne laissent aucun doute sur le fond intrinsèquement anti-humaniste vis à vis duquel Europe-Ecologie, les Verts, et autres groupes politiques représentatifs ne font que placer un curseur.
    D’où les interminables situations paradoxales lorsqu’il s’agit d’élaborer une plateforme « de gauche ».
    Ne parlons pas de l’implication des grandes multinationales dans l’essentiel des dispositifs sur les subsides desquels vivent la plupart des « pratiquants » de l’écologie (chercheurs, observateurs, consultants, etc.). Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à consulter nos pages de documentation.
    En attendant, bon courage.
    Cordialement.
    E.T.

  2. @ET

    Quand vous parlez de « diarrhée » (à défaut d’écologie profonde), à vous lire, nous ne croyez pas si bien dire !

    Affirmer, comme vous le faites dans ce commentaire et sur votre blog que je vais tâcher de très vite oublier, que l’écologie politique puise son origine dans l’extrême-droite me semble relever du délire pur et simple.

    Vous êtes l’illustration-même selon laquelle on peut atteindre le point de Godwin sans discussion préalable.

  3. @ Denis et Jean-Yves,

    Je ne vois pas bien ce que vous allez pouvoir construire avec votre projet de candidatures dissidentes aux cantonales.
    à part se venger de « Claude-Taleb-le-très-méchant » je ne vois pas à quoi ça sert.
    les électeurs n’ont que faire de ces débats microcosmiques.

    Vous ne vous retrouvez plus dans l’évolution d’Europe-Ecologie et souhaitez prendre vos distances.
    soit !
    C’est votre choix.
    Ce n’est pas le mien.

    Mais il n’y a pas que la candidature à des élections comme forme d’engagement politique.
    Le militantisme associatif peut être une voie intéressante. Comme tu me le disait à la dernière manif sur les retraites, Denis, ou par mail, Jean-Yves.
    En tout cas plus épanouissant que de s’enfermer dans une vendetta.

    Amitié à vous deux

  4. @Guillaume

    Tu as le droit de raconter ce que tu veux et, aussi, n’importe quoi. Qui a parlé de candidatures dissidentes ? Désolé : ça ne me concerne pas. Je n’appartiens à aucun parti et je ne suis plus concerné par ce qui est relatif à Europe Ecologie. D’ailleurs, Europe Ecologie et les Verts devraient fusionner. De 8500, les Verts passent à 7300. Bilan globalement positif ? Je suis heureux que cela puisse t’enthousiasmer. Mais je suis de ceux que l’écologie politique est une affaire trop importante pour être confiée aux seuls écologistes.

    Je laisse le soin à Jean-Yves de s’expliquer. Les affaires internes aux verts ne me regardent pas. Pour ma part, je le dis et le redis : je ne suis candidat à rien.

    L’objectif de notre démarche est de construire un projet politique transversal par delà les enjeux de personnes et de partis. Nous avons déjà fait 6 réunions. Je ne suis pas sûr que tout le monde ait bossé comme nous l’avons fait !!! Nous continuerons que ça dérange ou non.

    Quant à Claude Taleb, tu sais ce que j’en pense. Cette manière de faire la politique basée sur le rapport de force, la volonté de contrôle, les mécanismes de domination est, de mon point de vue, totalement archaïque.

    Amitié.

  5. salut Denis

    Le mot « dissidente » pour qualifier vos candidatures te dérange ?
    Alors si je dit candidature « concurrente » ça te vas mieux ?

    Ceci dit, je reste sur le qualificatif « dissident ». Après tout, tu as bien été un militant d’Europe-Ecologie au moment des élections européennes puis au début des régionales (même s’il n’y avait pas d’adhésion formelle). Tu t’en éloigne maintenant, j’appelle ça une dissidence. Il n’y a rien de péjoratif à ça.

    Mais bon ! Vas pour « concurrente » si tu préfère.

    Sinon tu dit que tu n’es pas toi même candidat.
    Tu as bien raison !
    C’est prudent de ta part. Avec le risque de bouillon financier quand on fait moins de 5% !
    Je sais ! C’est bassement matériel comme argument. Mais c’est une réalité dont il faut tenir compte.

    Pour l’instant, avec vos réunions sur le projet vous êtes dans le coté sympa du truc. Mais quand il va falloir entrer dans le vif du sujet on verra combien il vous reste de candidat.

    Bon courage à toi

  6. @guillaume

    J’ai déjà été candidat au titre du PS en 2008. Le PS n’était pas implanté à Brionne depuis 91. Nous avons fait alors 13%. Mes frais de campagne : 2500 euros là où d’autres candidats atteignirent le plafond ! Maintenant que tu me le dis, c’est vrai qu’il n’y a pas grand risque à être candidat. Tu vas finir par donner des idées à tout le monde. ;+) Remarque… C’est peut-être ce qui manque : des candidats ! Tu sais : des gens normaux, des gens différents.

    Toi-aussi, il te faudra du courage si tu veux rester toi-même.